La communion solennelle

La communion solennelle

Une communion solennelle en France en 1969


La communion solennelle ou profession de foi ou grande communion est une cérémonie catholique qui s'adresse aux jeunes d'environ douze ans.

La cérémonie peut se décomposer en une communion et un renouvellement des promesses de baptême appelé « profession de foi ». 

Communion solennelle à Cambrai en 1938

Histoire


Ensemble de communiante avec voile et aumônière, fin XIXe, début XXe siècle, Collections Musées départementaux de la Haute-Saône


En France, à partir du XVIIe siècle et jusqu'en 1910, la première communion s'accomplit le plus souvent au cours de cérémonies collectives vers l'âge de 12 ans, une fois par an, d'où l'adjectif « solennel ».

Elles ont été créées par Adrien Bourdoise (1583-1655), et popularisées par saint Vincent-de-Paul (1576-1660). Leur idée est d'émouvoir les jeunes par la beauté de la cérémonie de façon à leur en laisser un souvenir impérissable.

Avec le décret « Quam Singulari » du 8 août 1910, le pape Pie X instaure le principe de la « communion précoce » et demande que les enfants fassent leur première communion dès l'âge de 7 ans. L'ancienne cérémonie collective de première communion qui se célébrait vers douze ans est alors maintenue en tant que « communion solennelle » quand bien même elle a perdu la valeur d'initiation au sacrement de l'eucharistie. L'un des buts poursuivi par le clergé en maintenant cette cérémonie était de garder une motivation incitant les enfants à continuer d'assister au catéchisme entre 7 et 12 ans. La première communion des 7-8 ans est alors parfois appelée « petite communion » tandis que la communion solennelle des 10-12 ans est appelée « grande communion ».

En 1936, l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France décide d'adjoindre à cette cérémonie un rite de renouvellement des promesses de baptême pour lui conférer un nouveau sens originel. À Paris, la communion est alors célébrée un dimanche matin, et la profession de foi l'après-midi du même jour.

À Paris, en 1955, en référence au renouveau de la Vigile pascale initié par Pie XII, la profession de foi passe du dimanche après-midi au samedi soir.

À Paris, dans les années 1950 et au début des années 1960, la communion solennelle est suivie quelques jours plus tard d'une procession des jeunes communiants en pèlerinage vers un lieu saint tel que le Sacré-Cœur de Montmartre.

Au cours des années 1960, l'ancien nom de « communion solennelle » est progressivement remplacé par celui de « profession de foi ».

Source :

Cérémonie catholique de profession de foi

Dans un sens plus restreint, la profession de foi est une cérémonie catholique, anciennement appelée « communion solennelle », par laquelle le jeune fidèle renouvelle les engagements pris lors de son baptême.

Elle remonte au XVIIIe siècle et est particulière à la France ainsi qu'aux pays des anciennes colonies françaises, particulièrement en Afrique.

Elle a lieu généralement au mois de mai ou début juin.

Cette cérémonie, qui n'a pas d'existence canonique, est distincte de la confirmation, sacrement qui confirme (renouvelle) le baptême.

Comme elle marque parfois la fin de l'enseignement catéchétique et que nombre de jeunes prennent ensuite leurs distances avec l'Église, le cardinal Marty regrettait que trop souvent « la profession de foi sonne le départ à la retraite du jeune chrétien ».

C'est malgré tout l'occasion pour les familles de se réunir autour d'un événement religieux, et pour le jeune catholique, celle de recevoir un cadeau, souvent une bible.

Source :

La communion solennelle
"Peuple de France" N°268, juin 1939






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