Vicenta Ildefonsa Guilarte Alonso (Rojas de Bureba, 21 Janvier 1869 - Léopoldina, 6 juillet 1960 ) était une religieuse espagnole qui a consacré son travail religieux missionnaire au Brésil et a été considéré comme Vénérable après un processus de canonisation.
Née à Rojas de Bureba (province de Burgos, Espagne) le 21 janvier 1869, fille d'Esteban Guilarte Pérez et de Francisca Alonso Munguía, Vicenta Guilarte Alonso reçut, lors de son baptême, du prêtre qui la baptisa, l'ajout du nom du saint du jour, Saint Ildefonso, devenant ainsi connue sous le nom de Vicenta Ildefonsa Guilarte Alonso.
Elle entra au couvent de la Congrégation des Filles de Jésus à Salamanque, où elle fut reçue par sa fondatrice, Mère Candida Maria de Jesus, commençant son noviciat en décembre 1901 et faisant sa profession perpétuelle le 8 décembre 1909.
Au sein de la Congrégation, elle était reconnue pour ses qualités, qui ont pesé lourd dans la décision de l'envoyer au Brésil :
C'était une jeune religieuse en bonne santé.
Elle avait un caractère agréable : douce, positive en toutes choses, d'une joie sereine (sans arrogance), et d'un équilibre émotionnel remarquable.
Sa constance dans la vie, qu'elle a fidèlement maintenue pendant les dix années qu'elle a passées dans la Congrégation, a fait d'elle un exemple constant pour les novices et les religieuses professes.
L'attention et l'affection qu'elle portait aux plus démunis témoignaient de la qualité de sa vie apostolique.
Son amour pour les plus nécessiteux, sa disponibilité à se rapprocher d'eux.
En septembre 1911, elle se rendit au Brésil accompagnée de cinq autres religieuses de sa congrégation. Elle s'installa à Pirenópolis, dans l'État de Goiás, où elle fonda avec ses compagnes une école pour filles, inaugurant ainsi l'éducation des enfants pauvres.
En 1927, elle rejoignit Leopoldina, le collège de l'Immaculée Conception, où elle exerça la fonction de portière jusqu'à sa mort.[5] Bien qu'elle eût été auparavant vice-prieure, elle accepta humblement cette fonction, qu'elle remplit de manière exemplaire. Pour son dévouement, elle reçut la reconnaissance de la population locale et du clergé, et fut surnommée « La petite sainte du collège ».
Elle disait toujours, au sujet de sa vie de prière et de sacrifices au service des plus démunis :
« Pour atteindre un haut degré d’amour, il n’est pas nécessaire d’accomplir des choses extraordinaires : la pureté d’intention, l’union intime avec le Cœur de Jésus… et l’amour fera le reste. »
Elle mourut le 6 juin 1960, des suites d’une fracture du fémur après une chute, après près de cinquante ans de mission au Brésil. Ses obsèques furent présidées par l’évêque Dom Delfim Ribeiro, entouré de tous les prêtres du diocèse, pour lesquels elle avait tant prié.
En ce moment solennel, l'évêque a reconnu la sainteté de Mère Vicenta, disant à l'assemblée après son inhumation :
« Je ne prononcerai pas d'oraison funèbre ; l'émotion m'en empêche. Mais je tiens à dire à ceux qui sont présents que nous avons au Ciel une précieuse intercesseuse. Et vous, Filles de Jésus, mes sœurs, conservez précieusement tout ce qui appartenait à Mère Vicenta, car un jour la Sainte Église nous le demandera, pour la glorification de cette âme humble qui a vécu cachée, pratiquant tant de vertus. »
— Dom Delfim Ribeiro
« Dans la vie, tout passe. Seul notre relation avec Dieu, l’Être, demeure. » » — Mère Vicenta Guilarte Alonso Béatification
Sa réputation de sainteté, qui l'accompagna tout au long de sa vie, fut encore renforcée par les témoignages de grâces obtenues par son invocation. Ce fut un élément déterminant pour l'ouverture du procès de canonisation.
Le 20 juin 2024, le pape François reconnut ses vertus horoïques et signa le décret la déclarant Vénérable.
Notes Sœur Vicenta, dans ses prières, intercédait toujours pour les prêtres avec ces mots :
« Seigneur, qu’ils soient comme tu le souhaites, lumière du monde et sel de la terre. »