Saint Fidèle de Sigmaringen († 1622)




Saint Fidèle de Sigmaringen († 1622)
Capucin, prêtre et martyr


Saint Fidèle de Sigmaringen. Capucin, prêtre et martyr († 1622)


Saint Fidèle de Sigmaringen (Sigmaringen, 1er octobre 1577 – Seewis im Prättigau, 24 avril 1622) est un homme de loi, puis prêtre missionnaire, mort martyr en Suisse.

 

Vie et vocation

Image illustrative de l'article Fidèle de Sigmaringen


Fidèle, de son nom civil Marc Roy, est né à Sigmaringen, capitale de la principauté de Hohenzollern-Sigmaringen en Souabe (aujourd'hui partie du Land de Baden-Württemberg, Allemagne).

Il fit de brillantes études et était fort apprécié de ses condisciples qui le surnommaient avec respect le philosophe chrétien.

Il était pieux, très proche des pauvres et des malades qu'il allait fréquemment visiter dans les hôpitaux, il priait beaucoup, passait de longues heures en méditation dans l'église, et communiait souvent.

Il étudia le droit à Fribourg-en-Brisgau.

Il fut d'abord avocat à Colmar, où il exerça sa profession avec charité et loyauté. Il reçut le surnom de l'avocat des pauvres.

Toutefois, il ne souhaitait pas continuer sa carrière, mais plutôt consacrer toute sa vie à Dieu et à la proclamation de l'Évangile.

Il se retira chez les Frères mineurs capucins, où il prit l'habit en 1612, à Fribourg-en-Brisgau, et prit le nom de Fidèle.

 

Vie religieuse et œuvre


 Maison natale de saint Fidèle


Ses premières années de vie religieuses furent difficiles, il fut la proie de profonds doutes, et victimes de violentes tentations.

Son guide spirituel l'aida à voir clair en lui et le rassura.

Dès lors, il vendit tous ses biens, et retrouva la paix. Il disait : « J'ai rendu les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel ».

Il choisissait les meubles les plus humbles, les habits les plus usés, il s'infligeait de pénibles mortifications, et vivait les temps de pénitence en ne mangeant que du pain , de l'eau et quelques fruits.

« Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines ! »

 
Saint Fidèle avec Saint Joseph de Leonessa par Tiepolo


Fidèle devint un prédicateur très populaire, très apprécié des fidèles, sa charité autant que son érudition et sa foi attiraient les populations.

Devant ces succès, la Congrégation pour l'évangélisation des peuples l'envoya dans les Grisons pour y lutter contre le Protestantisme qui s'y était répandu.

Il mit tout son zèle dans sa mission, sa vie sainte et austère était un témoignage éloquent, et fit de nombreuses conversions.

Saint Fidèle de Sigmaringen. Capucin, prêtre et martyr († 1622)


Toutefois, il fut trahi, et fut poignardé par un groupe d'hommes qui contestaient son enseignement.

Il mourut à Seewis im Prättigau, en 1622.

 

Béatification - Canonisation

Saint Fidèle de Sigmaringen. Capucin, prêtre et martyr († 1622)

  • Il a été béatifié le 24 mars 1729 par le Pape Benoît XIII
  • et canonisé le 29 juin 1746 par le Pape Benoît XIV.
  • Sa fête a été fixée au 24 avril.

 

Citation

De saint Fidèle :

« Ô foi catholique, comme tu es ferme, comme tu es inébranlable, bien enracinée, bien fondée sur la pierre solide !
Le ciel et la terre disparaîtront,
mais tu ne pourras jamais disparaître.
Dès le commencement, le monde entier t'a contredite,
mais tu as triomphé de tous par ta grande puissance.
La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi.
Elle a fait plier des rois très puissants sous le joug du Christ,
elle a conduit les peuples à obéir au Christ. »

Attributs : En habit de capucin, avec l'épée, la palme du martyr, la masse d'armes, ou des anges.

Saint Fidèle de Sigmaringen. Capucin, prêtre et martyr († 1622)


Saint Fidèle naquit à Sigmaringen, petite ville d'Allemagne voisine de la Suisse. Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu'ils l'appelaient le Philosophe chrétien.

Dès lors il s'approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ.

Il exerça plusieurs années la profession d'avocat à Colmar, en Alsace, et s'y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d'Avocat des pauvres.

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu'il était difficile d'être en même temps riche avocat et bon chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg ; il y prit l'habit en 1612, à l'âge de trente-cinq ans.

Les premières années de sa vie religieuse, d'abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation.

Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître Sa Volonté définitive.

Dieu lui rendit dès lors la force et la paix ; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes œuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d'être désormais un véritable enfant de saint François.

Il se félicitait souvent depuis de l'heureux échange qu'il avait fait avec Dieu : "J'ai rendu, disait-il, les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel !"

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d'autres mortifications.

Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l'objet de son ambition ; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait ; l'Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d'eau et de fruits secs : "Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d'épines !"

Lorsqu'il fut devenu prêtre, ses supérieurs l'envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Frisons, envahis par le protestantisme.

Son zèle fut celui d'un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu'elle convertit beaucoup plus d'âmes que les sermons et les raisonnements.

Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort.

Le martyre vint enfin couronner ses vœux et ses mérites.

Saint Fidèle de Sigmaringen. Capucin, prêtre et martyr († 1622)


Plusieurs protestants, par trahison, s'emparèrent un jour de lui, et le transpercèrent à coups de poignards.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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