Robert Schuman

 


Vénérable Robert Schuman

 

 Illustration.

Robert Schuman en 1953

 

 

 

Jean-Baptiste Nicolas Robert Schuman dit Robert Schuman (/ʁɔbɛʁ ʃuman/), né le 29 juin 1886 à Luxembourg (Luxembourg) et mort le 4 septembre 1963 à Scy-Chazelles (Moselle), est un homme d'État français.

Sous-secrétaire d'État pendant la Troisième République, ministre pendant la Quatrième République, notamment des Affaires étrangères, puis président du Conseil des ministres à deux reprises, Schuman exerça par ailleurs les fonctions de président du Parlement européen.

Il est considéré comme l'un des pères fondateurs de la construction européenne aux côtés de Jean Monnet, Konrad Adenauer, Johan Willem Beyen, Paul-Henri Spaak, Joseph Bech et Alcide De Gasperi.

L'Église catholique a entamé le procès canonique en vue de sa béatification. Le 19 juin 2021, il est déclaré vénérable par le pape François.

Biographie

Enfance

 

Maison natale de Robert Schuman à Clausen, un faubourg de la ville de Luxembourg

 Par Petra Klawikowski — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52088680

 

Le père de Robert Schuman, Jean-Pierre Schuman (1837-1900), est né français de langue luxembourgeoise à Évrange, un village lorrain à la frontière franco-luxembourgeoise.

En 1871, après l'annexion d'une partie de la Lorraine par l'Allemagne, il devient allemand.

La mère de Robert Schuman, Eugénie Duren (1864-1911), une Luxembourgeoise née à Bettembourg, acquiert la nationalité allemande lors de son mariage avec Jean-Pierre Schuman.

Bien qu'il soit né à Clausen, un faubourg de la ville de Luxembourg (où sa maison natale existe toujours, à moins de 300 mètres du bâtiment du secrétariat général du Parlement européen qui porte son nom), Robert Schuman est allemand de naissance en tant que citoyen du Reichsland d'Alsace-Lorraine.

Le jeune Robert Schuman fréquente l'école primaire et secondaire (l'Athénée) dans la capitale du Grand-Duché, où il apprend notamment le français (sa première langue étant le luxembourgeois, sa deuxième l'allemand standard).

Puisque le diplôme luxembourgeois n'est pas reconnu en Allemagne, il passe, en 1904, son Abitur (baccalauréat) au lycée Impérial de Metz, alors ville allemande.

Son père étant mort en 1900 alors qu'il n'avait que 14 ans, Robert Schuman vit douloureusement la mort de sa mère en 1910.

À 24 ans, n'ayant plus ni père ni mère, le jeune homme songe un moment au sacerdoce avant d'y renoncer sur les conseils d'un ami.

Il poursuit alors ses études supérieures de droit en Allemagne à Bonn, Berlin, Munich et Strasbourg, puis ouvre un cabinet d'avocat à Metz, en juin 1912.

Parallèlement à ses études, il s'investit à la Conférence Olivaint dont il demeure un fidèle compagnon de route.

 Durant la Première Guerre mondiale

En 1913, il préside la partie francophone du grand rassemblement laïc catholique, le Katholikentag, tenu à Metz.

Un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclate.

Bien que réformé de l'armée française en 1908 pour raisons médicales, il est incorporé comme simple soldat dans l'armée allemande en 1914 et affecté en 1915 à l'administration territoriale (Kreis) à Bolchen (aujourd'hui Boulay, Moselle).

Huit jours après l’Armistice, le 19 novembre 1918, les troupes françaises entrent dans Metz et il faut changer l’administration et les structures politiques locales, Robert Schuman devient alors membre de la commission municipale de Metz.

C’est par ce biais que Robert Schuman, âgé de 32 ans, entre dans la vie politique.

Entre-deux-guerres

 

Portrait de Robert Schuman, député de la Moselle (1929)

 

Par le traité de Versailles, l'Alsace-Lorraine redevient française à l’été 1919. Le district de Lorraine (Bezirk Lothringen) devient le nouveau département de la Moselle, dont Metz reste la préfecture, bien différent de l'ancien département qui avait existé entre 1790 et 1871. Schuman, devenu citoyen français, est candidat de l'Union républicaine lorraine, il est élu lors des élections de novembre 1919 comme député de la Moselle et fait son entrée au Parlement.

Lors des débats à l'Assemblée sur l'introduction intégrale du droit français en Alsace-Moselle, il milite pour le maintien du Concordat et du statut scolaire. À l’été 1924, il parle au nom de 21 députés alsaciens et mosellans sur 24 ; le 19 juin 1924 il avertit : « poursuivre la réalisation d’un tel programme serait non seulement contraire aux principes démocratiques si souvent invoqués dans la déclaration ministérielle mais ce serait jeter dans notre région un trouble grave au sujet duquel nous déclinons toute responsabilité ». Le quotidien Le Lorrain (Metz), le lendemain, estime que « M. Schuman a donné au gouvernement un solennel avertissement ».

En mars 1925, il affirme son rejet de l'école laïque républicaine dans la revue Notre Droit : « L'école laïque est la grande machine à déchristianiser la France. Nous la repoussons. ».

Robert Schuman se distancie de la mouvance autonomiste et œuvre pour une solution mixte qui favorise l’assimilation juridique progressive en conservant des dispositions essentielles aux yeux des Alsaciens-Mosellans. Il cultive les relations avec les Alsaciens, et relativise la critique d’une domination alsacienne dans le Reichsland. Surtout, il s'allie avec le syndicaliste alsacien Henri Meck, fondateur des syndicats chrétiens et député de Molsheim, qui connaît bien la Moselle. Le compromis accepté par le Parlement donne naissance au droit local d'Alsace et de Moselle en tant que dispositif particulier au sein du droit français.

Il siège en tant que député jusqu'en 1940. Il est membre de la Commission de législation civile et criminelle de 1919 à 1929 et de 1939 à 1940, de la Commission d’Alsace-Lorraine de 1919 à 1940, secrétaire de cette commission de 1920 à 1927, vice-président de 1927 à 1929, président de 1929 à 1936.À partir de 1936, il siège au conseil général de la Moselle pour le canton de Cattenom.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale

En 1938, la crainte d'une nouvelle guerre « fratricide » lui fait accueillir positivement les Accords de Munich, mais la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939.

En mars 1940, dans la mesure où il est un élu mosellan, Robert Schuman est nommé sous-secrétaire d'État pour les Réfugiés dans le gouvernement Reynaud.

Après l'offensive allemande du 10 mai 1940, Robert Schuman estime dès le 12 juin qu'il « faut mettre bas les armes ».

Le 16 juin 1940, il est confirmé à son poste de sous-secrétaire d'État et fait ainsi partie du premier gouvernement Pétain.

Le 10 juillet 1940, il vote pour les « pleins pouvoirs » au maréchal Pétain.

La Moselle est annexée de fait par le Reich nazi quelques jours plus tard, intégrée au Gau Westmark — dont le chef-lieu est Sarrebruck —, et Robert Schuman, réfugié sur ses terres lorraines, est arrêté par la Gestapo et mis au secret dans la prison de Metz, avant d'être transféré à Neustadt (actuelle Rhénanie-Palatinat) le 13 avril 1941, grâce à un allègement de ses conditions de détention obtenu par Heinrich Welsch.

Durant son assignation en résidence surveillée, il s'entretient avec ses visiteurs en luxembourgeois, de façon qu’on ne puisse pas suivre ses conversations.

Âgé de 56 ans, il s'évade et réussit à rejoindre la zone libre dans la Vienne le 13 août 1942, en franchissant la ligne de démarcation à Vernon après avoir passé dix jours à l'abbaye de Ligugé.

Il passe également par la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges, en Ardèche.

Il s'installe à Lyon où vivaient beaucoup de Mosellans expulsés.

Par l'intermédiaire de son ami le commissaire de police Charles-Albert Watiez, il garde un contact étroit avec beaucoup de réfugiés et il participe au comité lorrain qui se met en place à Lyon avec Robert Sérot, Gabriel Hocquard, Ségolène de Wendel, Paul Durand, le docteur Melchior et René Jager.

À la Libération, le ministre de la Guerre, André Diethelm, exige que « soit vidé sur-le-champ ce produit de Vichy » en parlant de Schuman.

Cette qualification vient de son vote du 10 juillet 1940 et comme « ex-ministre de Pétain ».

Son vote des pleins pouvoirs à Pétain le met sous le coup de l'inéligibilité automatique prévue par l'ordonnance du 21 avril 1944 et, comme ancien ministre de Pétain, il est frappé « d’indignité nationale ».

Soucieux de reprendre des responsabilités politiques, il finit par écrire au général de Gaulle, le 24 juillet 1945, pour lui demander de revenir sur cette décision.

Des alliés de Schuman interviennent auprès du chef du gouvernement provisoire pour appuyer cette demande. Charles de Gaulle décide que l'affaire soit classée.

En effet, le 16 juin 1940, Schuman avait été reconduit par le maréchal Pétain, sans être consulté, dans les fonctions qu'il occupait au sein du cabinet de Paul Reynaud, démissionnaire.

Quelques jours après cette nomination, Schuman remettait sa démission au gouvernement Pétain, sans y avoir siégé : « membre involontaire d'un cabinet de transition qu'il ne verra jamais, il subira néanmoins, au lendemain de la guerre, des vexations » pour avoir fait partie du gouvernement Pétain.

La commission de la Haute Cour prononce un non-lieu en sa faveur concernant son inéligibilité, le 15 septembre 1945, et Robert Schuman reprend sa carrière dans la politique française.

Il devient le premier parlementaire ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, à devenir ministre après la Libération.

 IVe République

 

Schuman à l'ambassade de France à Washington en 1949 après la signature du Traité de l'Atlantique nord qui a créé l'OTAN

Par https://www.europeana.eu/portal/record/07717/38E8117BB95920CB6432C95C4A34796B7B6BD430.html [lien mort] Europeana Collections, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=47098540

 

Sous la IVe République, il retrouve son siège de député de la Moselle de 1946 à 1962.

Il est ministre des Finances en 1946 dans le gouvernement Bidault, puis devient président du Conseil des ministres fin 1947 (MRP), puis ministre des Affaires étrangères (1948-1952), il est l'un des grands négociateurs de tous les traités majeurs de cette période marquée par la nécessité d'organiser l'Europe de l'Ouest sur les plans politique, économique et militaire avec l'aide des États-Unis (Conseil de l'Europe, pacte de l'Atlantique nord, CECA, etc.) et le début de la Guerre froide en Europe.

Temps de la construction européenne

 

Robert Schuman en 1949

Par Bundesarchiv, Bild 183-19000-2453 / CC-BY-SA 3.0, CC BY-SA 3.0 de, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5422342

 Robert Schuman et Angelo Roncalli en 1950.

Robert Schuman et Angelo Roncalli en 1950

Par Dr Gilles Cugnier — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9729967


Son collaborateur et ami Jean Monnet lui fait part de l'urgente nécessité pour la France de se faire un allié de l'Allemagne et rédige un projet destiné à initier une fédération européenne.

Ayant fait accepter le projet en un temps record par les ministres des Affaires économiques du Royaume-Uni, des trois pays du Benelux et de l'Italie réunis dans le plus grand secret à Paris le 8 mai, puis par Konrad Adenauer auprès de qui il a dépêché un émissaire spécial et enfin par le gouvernement Bidault en conseil des ministres le 9 mai en fin de matinée, Robert Schuman concrétise l’initiative en proposant par sa déclaration du 9 mai 1950, de placer la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe.

Le plan Schuman entraîne la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) qui est à l'origine de l'actuelle Union européenne.

C'est en ce 9 mai, que tous les ans le « Jour de l'Europe » commémore ce qui constitue, selon Jacques Delors, le geste le plus important de ces dernières décennies.

En 1953, chargé du dossier marocain (le Maroc, comme protectorat, dépendait des Affaires étrangères), il tente de s'opposer à la déposition du sultan Sidi Mohammed, ce qui lui vaut d'être évincé du gouvernement.

Dans le cadre de son implication dans la construction européenne, Robert Schuman a des contacts avec le Comité américain pour une Europe unie à partir du début des années 1950 jusqu'en 1960.

Robert Schuman accepte notamment, en 1951, de participer à une réunion de promotion organisée aux États-Unis par le Comité américain afin de convaincre l'élite américaine de soutenir le fédéralisme européen.

Il est président du Mouvement européen de 1955 à 1961. Pendant cette période, il est également, de 1958 à 1960, le premier président du Parlement européen, lequel lui décerne, à la fin de son mandat, le titre de « Père de l'Europe ».

En 1958, il est lauréat du prix International Charlemagne.

Fin de vie

 

La maison où Robert Schuman vécut ses dernières années, à Scy-Chazelles

Par TCY — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4259376

 

Cathédrale Saint Étienne de Metz où furent célébrées les obsèques de Robert Schuman en septembre 1963

Par MERABTENE Billal — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=72784482

 

Robert Schuman se retire de la politique en 1962, et retrouve sa maison de Scy-Chazelles. Pendant les derniers mois de sa vie, il s'intéresse à l'actualité politique et européenne même s'il prend la décision de ne pas intervenir publiquement.

Schuman s'éteint à soixante-dix-sept ans le 4 septembre 1963 à son domicile de Scy-Chazelles près de Metz.

Après des obsèques en la cathédrale Saint-Étienne de Metz, son corps est inhumé au cimetière communal de Scy-Chazelles. Le Préfet n'invite pas Jean Monnet au repas de commodité non officiel qui suit les obsèques de Robert Schuman. En signe de protestation, des personnalités centristes restent avec Monnet, manifestant une opposition au gouvernement qui n'est pas nouvelle puisque la moitié des parlementaires s'est abstenue de voter pour le gouvernement Pompidou en 1962, et qu'ensuite cinq ministres MRP ont démissionné de ce gouvernement.

 

Postérité

 

Tombe de Robert Schuman à l'église Saint-Quentin de Scy-Chazelles à proximité immédiate de sa maison à Scy-Chazelles

Par TCY — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4243070

 

 

Le monument « Hommage aux Pères fondateurs de l'Europe » devant la maison de Schuman à Scy-Chazelles par l'artiste russe Zourab Tsereteli, dévoilé le 20 octobre 2012. Les statues représentent les quatre fondateurs de l'Europe - Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet et Konrad Adenauer.

Par Geertivp — Zourab Tsereteli, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52210517

 

 

Robert Schuman (timbre allemand de 1968)

 

En 1966, sa dépouille est transférée dans la petite église fortifiée Saint-Quentin, en face de sa maison devenue la Maison de Robert Schuman, qui appartient aujourd'hui au conseil départemental de la Moselle.

Le Parlement européen décerne à sa mémoire un prix Robert Schuman pour l'Europe, l'université de Bonn, où il a été étudiant en droit, décerne à sa mémoire une médaille et un prix Robert Schuman, la Fondation Robert-Schuman à Bruxelles décerne un prix à son nom et organise des colloques européens et internationaux, la Fondation Alfred-Toepfer décerne aussi chaque année un prix Robert Schuman pour l'Unité européenne, les villes de Luxembourg, Trèves, Metz et Sarrebruck ont instauré en 1991 le plus important prix d'art de la Grande Région, le prix d'art Robert Schuman.

À Bruxelles, le rond-point séparant le Berlaymont du Justus Lipsius porte son nom et par extension, la gare et la station de métro en dessous ainsi que le tunnel ferroviaire.

Le ministre Christian Fouchet a inauguré le 26 avril 1964 sous le nom lycée Robert-Schuman un nouveau lycée de Metz.

Le 9 mai 2019, lors de la journée de l'Europe, les élus départementaux mosellans rencontrent une délégation de la Sarre voisine, avec son ministre-président, à Scy-Chazelles, dans la maison de Robert Schuman. Il s'agit de faire date, et de célébrer le vote solennel et à l'unanimité, par le Conseil départemental de la Moselle, de la demande de différenciation territoriale par un Eurodépartement. Ce projet est placé d'emblée sous le haut patronage de Robert Schuman, dont le parcours de vie est marqué à la fois par l'histoire locale, nationale et par sa vision de l'espace européen.

 

Procès en béatification

Un procès en béatification de Robert Schuman a été ouvert par l'Église catholique : Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a autorisé l'ouverture du procès en 1990. En 2004, le procès diocésain a été clos.

En 2021, le pape François reconnait ses « vertus héroïques » qui lui permettent désormais d'être vénérable. Selon le dossier établi par le diocèse de Metz : « le statut de vénérable atteste de l'héroïcité des vertus du "serviteur de Dieu" ».

Mandat politique

  • Député de la Moselle 1919 à 1962 ;
  • 1936 : élu conseiller général dans le canton de Cattenom ;
  • Président de l'Assemblée parlementaire européenne 1958 à 1960.

 Décorations nationales et internationales

  • Ordre national de la Légion d'honneur
  • Grand Collier de l'Ordre de Tadj (Nishan-i-Taj-i-Iran) (Empire d'Iran)
  • 1956 : Ordre de Pie IX
  • 1958 : prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle
  • 1959 : prix Érasme
  • 1959 : Grand-croix de l’ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne

Fonctions gouvernementales

 

Square Schuman (Montrouge)


Square Robert Schuman (Montrouge).

Square Robert Schuman (Montrouge)

Par Ibex73 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=54617596

 

 

Statue dans le square Robert-Schuman (Paris)

Par Guilhem Vellut from Paris, France — Statue of Robert Schuman @ Square Robert Schuman @ Paris, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=57450427

 

  • Sous-secrétaire d'État aux Réfugiés :
    • Gouvernement Reynaud (du 21 mars au 16 juin 1940) ;
    • Gouvernement Pétain (du 16 juin au 10 juillet 1940).
  • Ministre des Finances du24 juin 1946 au24 novembre 1947 :
    • Gouvernement Bidault I (du 24 juin au 16 décembre 1946) ;
    • Gouvernement Ramadier I (du 22 janvier au 22 octobre 1947) ;
    • Gouvernement Ramadier II (du 22 octobre au 24 novembre 1947).
  • Président du Conseil :
    • Gouvernement Robert Schuman (1) (du 24 novembre 1947 au 26 juillet 1948) ;
    • Gouvernement Robert Schuman (2) (du 5 septembre 1948 au 7 septembre 1948).
  • Ministre des Affaires étrangères du26 juillet 1948 au8 janvier 1953 :
    • Gouvernement Marie (du 26 juillet 1948 au 5 septembre 1948) ;
    • Gouvernement Queuille I (du 11 septembre 1948 au 28 octobre 1949) ;
    • Gouvernement Bidault II (du 29 octobre 1949 au 2 juillet 1950) ;
    • Gouvernement Queuille II (du 2 au 12 juillet 1950) ;
    • Gouvernement Pleven I (du 12 juillet 1950 au 10 mars 1951) ;
    • Gouvernement Queuille III (du 10 mars au 11 août 1951) ;
    • Gouvernement Pleven II (du 11 août 1951 au 20 janvier 1952) ;
    • Gouvernement Faure I (du 20 janvier au 8 mars 1952) ;
    • Gouvernement Pinay (du 8 mars 1952 au 8 janvier 1953).
  • Ministre de la Justice, garde des Sceaux du23 février 1955 au24 janvier 1956 :
    • Gouvernement Faure II (du 23 février 1955 au 24 janvier 1956).

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Schuman

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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