Le Plan d'Aups Sainte Baume, l'église Saint Jacques le majeur

 Le Plan d'Aups Sainte Baume

L'église Saint Jacques le majeur

 

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 L'église Saint Jacques le majeur

Par SombreSanglier — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17094126

 

L'église de Saint-Jacques-le-Majeur, dite aussi Saint-Jaume, fut fondée par Jean Cassien au Ve siècle. C'est une église romane construite aux XIe et XIIe siècles pour servir de lieu de culte aux religieuses cassianites après la destruction de leur monastère sous le pic des Béguines par les Sarrasins. L’église et deux stèles romaines, dont l'une porte une inscription sont protégées au titre des Monuments historiques.

Stèle avec inscription MATRIBUS
ALMAHABUS
SEX-VINDIUS
SABINUS
V.S.L.M
aux mères de l'Almaha
Sextius Vindius Sabinus
a accompli son vœu de bon cœur et à bon droit

 Par SombreSanglier — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=99561621

 

Les morts étaient enterrés dans l’église jusqu'au XVIIIe siècle. Elle a été restaurée en 1963 et 1964. 

Les vitraux ont été réalisés par Jacques Fonmarty et posés en 1964 lors de la dernière restauration. 

Elle contient aussi un calvaire en bois du XVIIe siècle qui a été restauré en 1992, ainsi que deux statues représentant saint Jacques de Compostelle patron de la paroisse et de la Vierge et celle de sainte Barbe, patronne des mineurs. La pierre de l'autel provient d'un temple gallo-romain. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan-d%27Aups-Sainte-Baume 

 


 

L'église romane Saint Jacques le majeur

Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 15 octobre 1971.

La date de sa construction n'est pas absolument établie. Elle se situerait entre le XIe et XIIe siècle. Selon la tradition elle aurait été construite pour servir de lieu de culte aux religieuses cassianites après abandon de leur monastère sous le Pic des Béguines.

De forme simple du premier Art Roman, encore à l'honneur en Provence à la fin du XIIe siècle, elle est orientée vers le soleil levant. L'ouverture de la voûte du chœur est sans doute un vestige de la Haute Antiquité : Elle représente "L'axe du monde", symbole de la communication entre ciel et terre.

On y enterrait les morts jusqu'au XVIIIe siècle. Des ossement s'y trouvent encore à plusieurs endroits. 

Lors de la restauration de l'église en 1964, une cinquantaine de squelettes a été réunie dans la crypte située à gauche de l'entrée.

La porte qui se trouve dans le chœur, à droite, donnait accès au monastère des Cassianites dont il ne reste aucun vestige à ce jour.

Le presbytère date du XVIIe siècle.

 


Cette église est un des monuments religieux les plus anciens de la Provence.

Sa voûte a été terminée au plus tard au XIIe siècle.

C'était le lieu de culte des religieuses Cassianites.

L'orientation est traditionnelle vers le soleil levant.

L'axe du chœur est incliné 3.33 vers le Nord par rapport à l'axe de la nef. La nef monte en direction de l'autel. Le sol était primitivement en terre battue.

On y enterrait les morts durant le Moyen-âge. Il a été recouvert de dalles au XVIIe siècle. Des ossements nombreux s'y trouvent encore en plusieurs endroits et même dans le loculi des murs. Une cinquantaine de squelettes ont été réunis dans la crypte (Ou caveau) située à gauche en entrant.

Le presbytère est relativement récent (XVIIIe siècle ?). C'est sans doute à l'époque où il a été construit que la porte actuelle (Remise à jour en 1964) a été ajoutée à l'ancienne, plus grande, que l'on peut voir à l'intérieur, surmontée d'une meurtrière primitive. On barricadait cette porte la nuit avec une poutre que l'on glissait, de jour, dans un couloir que l'on aperçoit à gauche, à 0,80 m du sol.

La porte murée qui se trouve dans le chœur, à droite, donnait accès au monastère des Cassianites.

Les murs sont très épais (1,20 m). L'orifice de la voûte du chœur est sans doute un vestige chrétien d'une haute antiquité, hérité du paganisme romain : C'est "L'axe du monde", symbole de la communication entre le ciel et la terre.

Le calvaire date probablement du XVe siècle. Les deux statues dorées et celle de Sainte Barbe sont relativement récentes, mais rappellent le style du XVIIIe siècle. 

La pierre d'autel de la Sainte Vierge provient d'un temple gallo-romain érigé aux déesses protectrices des eaux du Plan d'Aups qui se trouvait à la source qui coule dans la propriété de Sainte Germaine.

Les deux pierres situées à l'entrée du porche datent de la même époque. Voici, reconstitué, le texte de celle de droite :

MATRIBUS ALMAHABUS SEXTUS VINDIUS VOTUM SOLVN LIBENIER MERITO

"Aux mères Almahoi, Sextus Vindius s'est acquitté librement et à bon droit de son vœu"

 


 

La stèle romaine

Classée Monument Historique par arrêté du 9 janvier 1929. 

MATRIBUS                 SEX-VINDIUS SABINUS        V.S.L.M  
ALMAHABUS                                                       (Votum Solvit Libero Merito)

Aux mères de l'Almaha   Sextus Vindisu Sabinus  a accompli son vœu de bon

                                                                             cœur et à bon droit

Cette pierre découverte en 1872 à la source des peupliers, témoigne de l'existence d'un culte gallo-romain envers les mères aux eaux : L'ALMAHA, dérive au moyen-âge, la dénomination DE ALMIS (Cartulaire de Saint Victor daté de 1001) d'où le nom actuel de PLAN d'AUPS. 

 






 

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