Bon pasteur

 Bon pasteur

 

 

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Représentation traditionnelle du Bon Pasteur (ou « criophore »), IVe siècle. Marbre blanc, H. 100 cm. catacombe de Priscille, Rome

Par Quodvultdeus — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11154624

 

Le Bon Pasteur (ou Bon Berger dans certaines traductions de la Bible), en grec ancien ποιμήν ὁ καλός, poimḗn ho kalós, est un des vocables ou « titres » par lesquels Jésus s'identifie dans les sept paroles en Je suis... qui se trouvent dans l'Évangile selon Jean (chapitre 10). Cette image illustre un aspect de la mission de Jésus : celui qui rassemble, guide, recherche (celui qui est égaré) et donne sa vie pour les autres. Il fait paître son troupeau et ramène la brebis égarée.

Cette métaphore vient de l'Ancien Testament, par exemple dans le Psaume 23 (22) et le Livre d'Ézéchiel (34:11–16). Elle figure également dans l'Épître aux Hébreux, la Première épître de Pierre et l'Apocalypse. Elle est à l'origine du mot « pasteur » en usage dans le christianisme.

Le Bon Pasteur est un thème majeur de l'iconographie chrétienne, en particulier dans l'art paléochrétien.

Bible et liturgie

Dans l'Ancien Testament

Cette image se réfère toujours à Dieu dans l'Ancien Testament :

Dans le Nouveau Testament

 

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 Mosaïque du Bon Pasteur, mausolée de Galla Placidia, Ravenne (Ve siècle)

 

Liturgie

  • Le dimanche du Bon Pasteur est le quatrième dimanche de Pâques en forme ordinaire du rite romain, soit le troisième dimanche suivant la fête de Pâques. En forme extraordinaire du rite romain (liturgie précédant la réforme liturgique de Vatican II), il est le deuxième dimanche suivant la fête de Pâques.

Iconographie

Le thème iconographique du Bon Pasteur connaît une large diffusion d’abord dans l'art grec antique, où il est appliqué à l'Hermès criophore (ou kriophoros, du grec κριός, « bélier » et φόρος, « qui porte »), mais aussi aux porteurs d'offrande, puis dans l'art romain au sein duquel il est particulièrement utilisé dans un contexte funéraire, selon des formules dont s'inspire pleinement l'art chrétien naissant. Ce thème aurait lui-même des prototypes sumériens.

L'iconographie chrétienne figure d'abord le Christ « agneau de Dieu », porté par Jean le Baptiste, puis Jésus devient à son tour le Bon Pasteur qui rassemble les brebis égarées. Il est traditionnellement représenté muni de bandes molletières, vêtu de l'exomide, tenant dans ses mains une houlette, un vase à traire le lait (le mulctra) ou une syrinx.

Ce thème a inspiré de nombreux artistes chrétiens. 

 

Hermès criophore (Ve siècle av. J.C.). 

 Hermès criophore (Ve siècle av. J.C.)

 « Travail personnel » supposé de Tetraktys (étant donné la revendication de droit d’auteur)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9811227 

 

 

 Statue de marbre blanc, dite du Bon Pasteur (début du IVe siècle), Vatican

Par Valentin De Carvalho — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=120764905 

 

Le Bon Pasteur (milieu du IIIe siècle), catacombe de Saint-Calixte, Rome. 

 Le Bon Pasteur (milieu du IIIe siècle), catacombe de Saint-Calixte, Rome

 

Le Bon Pasteur (IIIe siècle), catacombe de Priscille, Rome. 

 Le Bon Pasteur (IIIe siècle), catacombe de Priscille, Rome

 

Le Bon Pasteur (IVe siècle), musée des Thermes de Dioclétien, Rome. 

Le Bon Pasteur (IVe siècle), musée des Thermes de Dioclétien, Rome

« Travail personnel » supposé de Kleuske (étant donné la revendication de droit d’auteur)., CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=468437

 

Icône russe du Bon Pasteur (XIXe siècle). 

 Icône russe du Bon Pasteur (XIXe siècle)

Le confessionnal de Liart. 

 Le confessionnal de Liart

Par Markus3 (Marc ROUSSEL) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18079966 

 

En 2021, des archéologues israéliens découvrent au fond du port antique de Césarée, au large de la côte méditerranéenne d'Israël, une bague en or de l'époque romaine portant une image gravée sur une pierre verte, utilisée par les premiers chrétiens pour symboliser Jésus en « bon berger » portant un mouton sur ses épaules.

Congrégations et instituts religieux

 

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 Le Bon Pasteur de Jean-Baptiste de Champaigne

 

Édifices religieux

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bon_Pasteur

 


 




 

 


 

Crédence

 Crédence

 

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Crédence lavabo à droite et crédence tabernacle à gauche de l'autel de la vieille église de Saint-Lunaire

 

C'est une table où l’on pose les objets nécessaires au culte dans la religion catholique.  

Liturgie

Dans les églises, les crédences sont les tablettes ou consoles, souvent placées dans des niches près de l'autel, où l'on dépose les burettes, le manuterge, le bassin (crédence-lavabo en niche avec un bassin circulaire et un trou d'évacuation percé sur toute la profondeur de la pierre) et, dans certains cas, la mitre du prélat officiant. 

On désigne encore sous ce nom un petit coffret mouluré et sculpté monté sur quatre ou six pieds. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dence

 

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Miséricorde (Stalle)

 Miséricorde (Stalle)

 

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Une miséricorde de la cathédrale Sainte-Marie d'Auch (Gers)

 

La miséricorde, également appelée patience ou crédence, est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d'une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office divin de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé.

Origine

L'origine de la miséricorde est liée à la longueur des offices divins dans les communautés religieuses au Moyen Âge où les prières se faisaient debout. Alors qu'avant le XIe siècle on trouve plutôt mention d'un bâton que les chanoines ou les moines plaçaient discrètement derrière eux, on voit apparaître, au XIe siècle, pour la première fois dans les textes, la notion de « miséricorde ». Les miséricordes se présentent sous la forme de petites consoles fixées au-dessous de la sellette de petits sièges pliants. Tous les chanoines n'en possédaient pas et il est possible qu'elles aient été réservées aux plus âgés d'entre eux.

Thèmes iconographiques

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 Miséricorde illustrant l'expression « bailler aussi fort qu'un four », basilique Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne

 

Les motifs des stalles (qui s'adressent non aux laïcs mais au corps de clercs et moines qui seuls ont accès au chœur de l'église), et tout particulièrement ceux des appuis-main et des miséricordes, trouvent en grande partie leurs origines dans la gravure, la sculpture et la peinture de manuscrits religieux (marges de missels, psautiers, livres d'heures entre le XIIIe siècle et la fin du XVe siècle), c'est-à-dire les mêmes sources culturelles que les clercs.

Les sujets figurés dans les miséricordes sont très variés, constitués à la fois de motifs religieux (allégoriques ou non), de motifs décoratifs (végétaux ou simples ornements) et d'une large part de ce qui est aujourd'hui considéré comme relevant de l'iconographie profane. Cette dernière catégorie inclut des thèmes issus des bestiaires médiévaux, des portraits, des proverbes, jeux de mots, histoires populaires et parfois des sujets volontiers pornographiques ou scatologiques. L'iconographie « osée » de certaines de ces miséricordes ne doit pas être interprétée comme relevant de l'obscénité ou la trivialité populaire mais comme issue de détails d'images pieuses dans lesquelles l'artiste puise pour illustrer des métaphores du quotidien.


Quelques modèles
 
Image de blason : croissants de lune d'Henri III. 
Image de blason : croissants de lune d'Henri III
Par Mbzt — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52759244 
 
Image d'un métier : vigneron ou marchand de vin. 
Image d'un métier : vigneron ou marchand de vin
Par Mbzt — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=60337544 
 
Image licencieuse censurée : couple prenant un bain. 
 Image licencieuse censurée : couple prenant un bain
Par Mbzt — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=52759238 
 

La fréquence des thèmes abordés dépend essentiellement de la circulation et popularité des modèles utilisés, ce qui explique que certains sujets sont récurrents dans certaines régions et complètement absents dans d'autres.

Répartition

Allemagne

Les premières stalles avec miséricorde sont apparues en Allemagne. En tant que siège, elle est désignée par ce nom au monastère d'Hirsau dans Le Livre des règles. Cette ancienne abbaye bénédictine se trouvait à une trentaine de kilomètres de Stuttgart (Allemagne méridionale).

  • Cologne, cathédrale.
  • Einbeck, collégiale Saint-Alexandre.
  • Lübeck, église Saint-Jacob.
  • Lunebourg, église Saint-Jean.
  • Magdebourg, cathédrale Saint-Maurice-et-Sainte-Catherine.
  • Ulm, collégiale.

Belgique

  • Aarschot, collégiale Notre-Dame
  • Bruges, cathédrale Saint-Sauveur
  • Chimay, église
  • Diest, église Saint-Sulpitius
  • Gand, cathédrale Saint Bavon
  • Grimbergen, abbaye Saint-Servaas
  • Hastière-par-delà, abbatiale Saint-Hadelin
  • Hoogstraten, église Sainte-Catherine
  • Louvain, Sainte-Gertrude
  • Lier, Saint-Gommaire
  • Liège, église Saint-Jacques-le-Mineur
  • Mons, collégiale Sainte-Waudru : modèle rocaille baroque
  • Ostende, Saint-Pierre-et-Saint-Paul
  • Walcourt, basilique Saint-Materne

Espagne

  • Barcelone, cathédrale
  • Burgos, cathédrale
  • Cordoue, musée de l'Alcazar
  • Grenade, cathédrale
  • Roncevaux, collégiale Santa Maria la Real
  • Ségovie, cathédrale

France

En France, on compte près de 9 500 miséricordes sculptées dans environ 400 églises. Dans le domaine iconographique, la cathédrale d’Amiens propose la représentation d’environ 4 000 personnages dans les scènes sculptées. La cathédrale d’Auch représente un autre ensemble remarquable avec un peu plus de 1 500 personnages sculptés.

Irlande

  • Limerick, cathédrale Sainte-Marie (20) : ange debout, animaux fantastiques (vouivres, griffon, licornes) ou naturels (aigle, sanglier, cygne) et deux têtes d'hommes coiffées d'un bonnet retombant sur le côté.

Italie

  • Aoste, collégiale Saint Ours : nombreuses similitudes de sujets avec les miséricordes de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie, France).

 

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539777 

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539776

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539775

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539778

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539779

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539780

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539783

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539781

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Par Jacques CHAZARD — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28539782 


  • Pavie, chartreuse

Luxembourg

  • Echternach, basilique Saint-Willibrord : fruits, fleurs et feuillages, homme végétal, chauve-souris, canetons. Mais surtout, ensemble somptueux de jouées surmontant les accotoirs des stalles (renard, canards, lion, éléphant, oiseau fantastique et personnages).

Norvège

  • Stalheim, hôtel de Stalheim : proviendrait d'un monastère de l'île de Halsnøy, un ensemble de trois stalles aux miséricordes représentant des têtes d'anges.

Pays-Bas

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 « Chieur de pièces » d'une miséricorde de l'église Oude Kerk d'Amsterdam

Par {{{1}}} — Flickr: in the Oude Kerk, Amsterdam, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=23309701

 

  • Amsterdam, église Saint-Nicolas, Oude Kerk
  • Bois-le-Duc, cathédrale Saint-Jean
  • Bolsward, église Saint-Martin
  • Breda, église Notre-Dame
  • Dordrecht, église Notre-Dame
  • Haarlem, église Saint-Bavon
  • Hilvarenbeek, église Saint-Pierre

Portugal

  • Lisbonne, quartier de Belém : église Sainte-Marie
  • Tibäes, monastère Saint-Martin
  • Vila Real, cathédrale Sao Domingos

Royaume-Uni

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 Maître fessant son élève, église St Botolph de Boston

 

On a répertorié environ 3 500 miséricordes en Grande-Bretagne. 

 

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 Deux stalles, siège rabattu à droite et siège relevé, faisant apparaître la miséricorde, à gauche (Boston Stump, Boston, Lincolnshire, Angleterre)

 

  • Abererch, église St Cawrdaf
  • Alpheton, église St Pierre-St Paul
  • Alton, St Lawrence
  • Arundel, chapelle du château
  • Balsham, église de la Sainte-Trinité
  • Berkswell
  • Beverley, église St Mary
  • Bildeston, église Sainte Marie-Madeleine
  • Blymhill
  • Boston, église Saint-Botolphe
  • Brighton
  • Brundish, église St Lawrence
  • Cambridge, collège Jésus
  • Cartmel, prieuré
  • Caston, Sainte Croix
  • Cawston, Sainte Agnès
  • Chichester, cathédrale
  • Durham, cathédrale
  • Ely, cathédrale
  • Enville, Vierge Sainte Marie
  • Exeter, cathédrale Saint Pierre
  • Exeter, musée
  • Framsden, église Sainte Marie
  • Great Eversden, église Sainte Marie
  • Great Malvern, prieuré Sainte Marie-Saint Michel
  • Gresford, église de tous les Saints
  • Halsall
  • Hereford, cathédrale
  • Ipswich, église Ste Mary le Tower
  • King's Lynn, église Ste Margaret
  • Lancaster
  • Leintwardine
  • Ludlow, église Ste Laurence
  • Malpas, église St Oswald
  • Manchester, cathédrale
  • Mere, église St Michel
  • Middleton, église St Andrew
  • Newcastle-upon-Tyne, cathédrale St Nicolas
  • Norwich, St George
  • Old Malton, église Ste Marie
  • Orwell, église St Andrew
  • Ottery, église Ste Vierge Marie
  • Oxford, Magdalen College
  • Peterborough, cathédrale
  • Ripon, cathédrale
  • Salle, église St Pierre-St Paul
  • Sherborne, abbaye
  • Skelton
  • Southam de la Bere, église de l'Assencion
  • Southwell
  • St Asaph, cathédrale
  • St Buryan
  • Straford
  • Studley Royal
  • Sudbury, église St Grégoire
  • Tewkesbury, abbaye de Tewkesbury
  • Wels, cathédrale St André
  • Weston-in-Gordano, St Pierre-St Paul
  • Wingfield, St Andrew
  • Worcester, cathédrale

Suisse

  • Bâle, cathédrale
  • Estavayer-le-Lac
  • Fribourg, abbaye de Hauterive
  • Genève, cathédrale et temple de Saint-Gervais
  • Moudon, église réformée Saint-Étienne
  • Romainmôtier, abbatiale

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mis%C3%A9ricorde_(stalle)

 

 

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Faldistoire

 Faldistoire

 

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Faldistoire dans la salle des Cinq-Cents, Palazzo Vecchio, Florence, Italie

Par JoJan — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=431808

 

 

Le faldistoire (faldistorium en latin) est un siège mobile réservé aux évêques et à certains dignitaires de l'Église catholique.

Description

Le mot francique faldistôl signifie « siège pliant ». Il a notamment donné en français le mot « fauteuil ». Dans le langage liturgique, le faldistoire est le siège de l'évêque ou, plus rarement, de certains dignitaires de l'Église. Contrairement à la cathèdre, il est mobile et peut ainsi être déplacé selon les nécessités de la liturgie. Il est généralement placé devant l'autel.

Il est muni d'accoudoirs, mais ne possède pas de dossier. Prenant la forme d'une croix de saint André plus ou moins stylisée, il est recouvert d'un coussin à la couleur liturgique du jour. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Faldistoire 

 

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Abat-voix

 Abat-voix

 

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Abat-voix au-dessus de la chaire de l'église Saint-Martin de Dachstein en Alsace

Par © Ralph Hammann - Wikimedia Commons — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18556787

 

L'abat-voix est une sorte de dôme ou de dais, placé au-dessus de la cuve d'une chaire de vérité, afin de renvoyer la voix du prédicateur vers l'assistance et ainsi en améliorer l'audibilité.

Comme les autres parties de la chaire de vérité, l'abat-voix se développa artistiquement, au fil des temps (de l'époque baroque). Ainsi le plafond de l'abat-voix est souvent agrémenté d'une colombe sculptée qui symbolise, pour les chrétiens, le Saint-Esprit.

Galerie

Abat-voix de la chaire de l'église Saints-Martin-et-Mutien-Marie de Mellet (Hainaut). 

 Abat-voix de la chaire de l'église Saints-Martin-et-Mutien-Marie de Mellet (Hainaut)

Par EmDee — Travail personnel, CC BY 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=146268019 

Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Georges de Châtenois (Alsace). 

 Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Georges de Châtenois (Alsace)

Par © Ralph Hammann - Wikimedia Commons — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15991088 

Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Barthélemy de Bousval (Brabant wallon). 

 Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Barthélemy de Bousval (Brabant wallon)

Par EmDee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58384033 

Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Étienne de Court-Saint-Étienne (Brabant wallon). 

 Abat-voix de la chaire de l'église Saint-Étienne de Court-Saint-Étienne (Brabant wallon)

Par EmDee — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58021218

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abat-voix

 

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Banc d'œuvre

 Banc d'œuvre

 

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Banc d'œuvre avec un ancien retable et un dais d'autel du XVe siècle, église Saint-Martin de Commeny (95)

Par Pierre Poschadel — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=39754400 

 

Un banc d'œuvre ou banc de l'œuvre était un type de mobilier liturgique de l'Église catholique. 

C'était un banc de prestige destiné aux personnes notables de la paroisse.

Description

Il consiste en un banc de grande taille souvent largement décoré et bénéficiant d'un certain confort (velours, coussins, etc.).

Souvent surmonté d'une croix, le banc d'œuvre était situé le plus souvent face à la chaire à prêcher. Sa destination peut être indiquée par une inscription.

Usage

C’était la place réservée des personnes notables et du conseil de fabrique constitué formé de laïques, les marguilliers chargés des biens matériels de l’église, des ornements, du mobilier, et des sommes destinées à leur entretien. Certains étaient des personnages importants de la paroisse, d’autres étaient élus, d’autres bénévoles.

Avec la réforme liturgique de Vatican II et les progrès de la sonorisation, les chaires à prêcher ont perdu de leur utilité, et les bancs d’œuvre aussi. Certaines paroisses en ont conservé les deux, comme à Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris), La Trinité (Paris), Saint-Sulpice (Paris), Saint-Eustache (Paris), Saint-Eugène (Paris). 

D’autres ont fait des réaménagements qui ont entraîné leur disparition, ou leur mise à l’écart, comme à l'église Saint-Gervais (Paris, où il se trouve désormais dans une chapelle près de l’entrée) ou à l'église Saint-Étienne-du-Mont (Paris).

Galerie

Banc d'œuvre de l'église Saint-Georges (Belloy-en-France). 

 Banc d'œuvre de l'église Saint-Georges (Belloy-en-France)

Banc d'œuvre royal de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris). 

 Banc d'œuvre royal de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois (Paris)

Banc d'œuvre de l'église Saint-Eustache (Paris). 

 Banc d'œuvre de l'église Saint-Eustache (Paris)

Par Mbzt — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15476497 

Banc d'œuvre de la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent (Eu). 

 Banc d'œuvre de la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent (Eu)

Par Pierre André Leclercq — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=110070047 

Banc d'œuvre de l'église Notre-Dame (Taverny). 

 Banc d'œuvre de l'église Notre-Dame (Taverny)

Par Pierre Poschadel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30415951

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Banc_d%27%C5%93uvre

 

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Banc d'église

 Banc d'église

 

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Bancs dans l'église Gustaf Vasa de Stockholm

Par Håkan Svensson (Xauxa) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58714 

 

Un banc d'église est une pièce de mobilier liturgique où prennent place les membres d'une assemblée religieuse. Il se présente comme un long banc, pourvu d'un dossier et éventuellement d'un agenouilloir.

Comme pour les chaises, les fidèles pouvaient réserver tout ou partie d'un banc contre versement d'une contribution généralement annuelle.

Histoire

Au Moyen Âge, les fidèles assistent debout aux offices de la paroisse.

Au XIIIe siècle, des bancs en pierre apparaissent dans les églises anglaises. D'abord placés le long des murs latéraux, ils sont disposés au sein de la nef et fixés au sol. Progressivement, les bancs en bois les remplacent pour se généraliser au XVe siècle. Les seigneurs avaient généralement leur banc d'église réservé au premier rang de la nef ou parfois même dans le chœur, en vertu d'un droit de fondation et de prééminence.

Ces bancs sont partiellement et progressivement remplacés par les chaises apportées par chaque particulier. Mais cette pratique entraîne une lutte pour obtenir les meilleures places, si bien qu'est mis en place le bail des bancs et chaises (location par les fabriques qui leur assure une bonne partie de leurs ressources financières). À partir du XVIe siècle sont ainsi mis à la disposition, selon un ordre fixé par le coutumier, des bancs ou chaises en bois loués au fermier adjudicataire de la « ferme des chaises » ou au marguillier, les prix fixes (majorés lors de messes solennelles) étant perçus par le chaisier ou la chaisière.

Cette coutume du bail des bancs et des chaises dans les églises se codifie au milieu du XVIIIe siècle et ce mobilier devient au XIXe siècle un bien de consommation commun, chaises et bancs étant progressivement mis à disposition gratuitement. Mais il reste d'usage pour les notables de la paroisse d'être propriétaires dans les premiers rangs de leurs chaises avec prie-Dieu sur lesquelles ils apposent leurs noms sur des plaques de métal gravées (généralement en cuivre) ou émaillées vissées au dossier. Après le concile Vatican II est progressivement abandonné l'usage de ces prie-Dieu dans les églises au profit de simples bancs ou chaises.

Galerie

Bancs fermés à l'église Saint-Jean-le-Baptiste à Kings Norton, Harborough, Leicestershire. 

 Bancs fermés à l'église Saint-Jean-le-Baptiste à Kings Norton, Harborough, Leicestershire

Detail du banc numéro 42, Old Ship Church, Hingham. 

 Detail du banc numéro 42, Old Ship Church, Hingham

Bancs avec sculptures sur montants de l'église Saint Kenelm's à Sapperton, Gloucestershire. 

 Bancs avec sculptures sur montants de l'église Saint Kenelm's à Sapperton, Gloucestershire

Bancs fermés à l'église Saint-Martin, Thompson, Norfolk. 

 Bancs fermés à l'église Saint-Martin, Thompson, Norfolk

Par Bill Sibley, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13388547

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Banc_d%27%C3%A9glise

 

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