Henri Planchat

 

Henri Planchat

 

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Matthieu Henri Planchat, né le 8 novembre 1823 à La Roche-sur-Yon et mort fusillé le 26 mai 1871 (à 47 ans) à Paris, est un prêtre catholique français, religieux de Saint Vincent de Paul.

Son procès en béatification a été ouvert en 1897.

Biographie

Henri Planchat naît dans une famille très pieuse, dont le père est magistrat.

Celui-ci est ensuite envoyé en poste à Chartres, puis à Lille.

Henri Planchat poursuit à partir de 1837 ses études au collège Stanislas de Paris où il reste trois ans, puis les poursuit au collège de l'abbé Poiloup à Vaugirard, alors quartier périphérique en dehors de Paris.

C'est ici qu'il fait la connaissance des conférences de Saint Vincent de Paul et qu'il découvre sa vocation.

Il s'occupe des pauvres et de la bibliothèque de la paroisse, anime le patronage des frères de Saint Vincent de Paul.

Il fait ses études de droit, comme le voulait sa famille, mais à peine son diplôme d'avocat en poche, il entre au séminaire d'Issy-les-Moulineaux.

Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1850.

Il se présente trois jours plus tard devant Jean-Léon Le Prévost, encore fonctionnaire aux cultes et président de la conférence de Saint Vincent de Paul de la paroisse Saint-Sulpice.

Il est accueilli en tant que premier prêtre au sein de la nouvelle congrégation des religieux de Saint Vincent de Paul qui ne comptait jusqu'alors que des frères.

Dès lors, il se dévoue aux populations laborieuses de Grenelle et de Vaugirard qui se sont souvent éloignées de l'Église et se montrent parfois hostiles aux prêtres.

Il devient « chasseur d'âmes ».

Épuisé, il doit partir se reposer en Italie quelques mois et il est de retour en avril 1853.

Il se concentre sur l'apostolat et la formation des garçons du patronage en continuant à visiter les malades et assister les pauvres.

Son zèle provoque la susceptibilité du curé de la paroisse de Grenelle.

Ses supérieurs pour calmer les choses l'envoient deux ans à Arras assister l'abbé Halluin qui dirige un orphelinat avec des ateliers d'apprentissage.

À partir de 1863, Henri Planchat dirige le patronage Sainte-Anne, rue de la Roquette, qui est ensuite transféré rue des Bois avec un verger.

Ce sont tous les ans près de cinq cents jeunes garçons et apprentis qui y sont formés et reçoivent les sacrements de communion et de confession. Mais le P. Planchat étend son champ d'apostolat à d'autres quartiers populaires de Paris.

Lorsque la guerre de 1870 éclate, il porte aussi assistance aux soldats.

Il déclare à un confrère : « toutes mes relations avec les pauvres, qu'il s'agisse de détresses temporelles ou de misères spirituelles, m'obligent pour chacune à recourir au cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour en obtenir le conseil, la parole qui console, l'inspiration pour les entremises charitables, enfin toutes les assistances qui répondent au besoin du moment. »

Cependant les révoltés de la Commune de Paris ne peuvent que remarquer ce prêtre dont les œuvres sociales démentent la position du socialisme utopique prôné par les communards et qui s'attache à la doctrine chrétienne la plus éloignée de toute compromission.

Il est arrêté le 6 avril 1871 et fusillé le 26 mai suivant à Belleville avec d'autres victimes.

Ses restes reposent à la chapelle des reliques de l'église Notre-Dame-de-la-Salette de Paris.

 

Postérité

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La rue Planchat dans le 20e arrondissement de Paris.

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Planchat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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