Le Bar-sur-Loup, l'église Saint Jacques le majeur

 Le Bar-sur-Loup

L'église Saint Jacques le majeur

 


 

L'église Saint-Jacques-le-Majeur. Le portail sculpté est remarquable. 

L'église abrite un retable de Bréa (XVIe siècle) ornant le maître-autel et des statues du XVIIe siècle. 

Dans le fond de l'église se trouve une peinture sur bois du XVe siècle représentant une danse macabre. 

L'église a été inscrite en 1940 sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bar-sur-Loup 

 


L'église paroissiale Saint Jacques le majeur est un monument à la croisée des styles Roman et Gothique. Elle est mentionnée pour la première fois dans une bulle d'Adrien IV en 1155.

Reconstruite et agrandie en 1471, il ne reste de l'église primitive que le soubassement des quatre premiers piliers de la grande nef et le chevet plat percé de deux baies romanes.

Au 19ème siècle, on ouvre le mur nord de l'église pour y incorporer les deux chapelles du 17ème siècle qui étaient accolées, celle de saint Joseph et celle de Notre-Dame du Rosaire, tandis qu'à chaque extrémité on rajoute des fonts baptismaux et la chapelle du Sacré Cœur. L'église se trouve donc pourvue d'une seconde nef, plus petite. 

Le chœur, est pourvu au 18ème siècle d'une très belle voûte en bonnet d'évêque, et sera agrémenté au 19ème siècle d'un décor en trompe l'œil, faux marbre et guirlandes colorées.

Les portes du portail d'entrée, de style gothique flamboyant, furent commandées à Jacotin Bellot, un maître-fusetier grassois réputé qui est aussi l'auteur des stalles de la cathédrale de Vence.

Chaque élève du maître a réalisé un panneau à la facture différente.

Cette porte latérale permettait aux Comtes de Grasse de venir directement de leur château à l'église. Le portail, au tympan peint est plus ancien.

Dans le fond de l'église existe une petite porte, très ancienne, dite "Porte des manants". Lors des travaux de 1881-1884, elle fut fermée définitivement. Elle donnait accès à un escalier qui aboutissait au cimetière partiellement détruit lors d'un glissement de terrain. A côté de cette porte on trouve un bénitier en marbre noir très imposant qui est une ancienne fontaine à eau, récupérée lors du pillage du château. 

Le clocher fut construit en même temps que l'extension de l'église, en 1471. Il avait une base carrée. Sa hauteur ne dépassait guère celle de la nef unique, il supportait un campanile en fer forgé avec une seule cloche. Le clocher était la maison "claustrale" (Mot dérivé de cloître), lieu de méditation et de repos, abritant les chambres des prêtres. Il servait également de local aux confréries pour entreposer leurs cierges. Une inscription lapidaire d'époque romaine est enchâssée dans la base du clocher. La maison "curiale", demeure du prieur, se trouvait rue de la Placette.

Le campanile en fer forgé (Sur le clocher) fut enlevé en 1834 et le clocher remanié pour supporter les 4 cloches : La plus grande Pélagie regarde la place, Marie-Louise regarde le château, St Jean regarde la vallée du Loup et Gabrielle regarde la chaîne du Cheiron. 

La visite de l'intérieur de l'église vaut le détour : Outre ses 22 œuvres classées, dont trois pièces exceptionnelles, elle est caractéristique de la piété populaire provençale, tant par le choix des statues ou tableaux que par leur emplacement. Parmi les plus notables, le retable de Bréa, la danse macabre et le calvaire (Poutre de gloire). 

Le retable de saint Jacques

Patron de l'église, il est attribué au peintre niçois Louis Bréa qui signa sa première œuvre en 1475 et sa dernière vers 1523 ; il peut être daté des années 1500.

C'est un des rares retables de Bréa a avoir conservé son revers.

Malheureusement, la prédelle et les bandes latérales ont disparu et certains panneaux ont été inversés lors de restauration.

Le personnage principal, qui occupe le plus grand des panneaux centraux, représente, l'apôtre saint Jacques. A ses côtés on trouve Sainte Marie-Madeleine, saint Pierre de Vérone, saint Jérôme et saint Benoît.

Au-dessus, occupant une place presque aussi grande, la Vierge au doux visage, assise sur un large trône. Elle tient sur ses genoux l'Enfant qui bénit. St Paul et St Pierre, St Joseph et St Jean-Baptiste, St Come et St Damien, Ste Anne et la Vierge enfant, St François recevant les stigmates, sont à ses côtés. 

La danse macabre

Cette huile sur bois serait de la fin du XVème siècle. Elle n'appartient pas au genre très codifié des danses macabres répandues dans toute l'Europe. 

Il s'agit plutôt d'un genre particulier dont l'origine plonge dans la légende et se rattache à l'histoire du village et des Comtes du Bar. Un très beau texte sur la mort -33 vers en provençal- complètent le tableau.

Le calvaire

Ce calvaire du XVIème siècle composé de 4 statues en bois polychrome, est une ancienne poutre de gloire qui se trouvait jadis à l'entrée du chœur.

Remarquez la richesse des vêtements de Ste Marie-Madeleine, vêtue à l'italienne avec une robe à manches à crevés, la Vierge qui porte la guimpe, réservée aux veuves ou aux religieuses et St Jean, éternel adolescent, qui tient le livre de son Évangile dans un étui de cuir.

Le Christ, apaisé, semble dormir. Il s'agit d'un Christ de résurrection plus que d'un Christ agonisant.

Parmi les autres œuvres de l'église, signalons aussi le tableau de la mort de St Joseph (Derniers tiers du 17ème), le tableau des âmes du purgatoire (17ème), le chemin de croix (1871), les statues de St Roch et de St Sébastien (Protecteurs de la peste), l'autel baroque de Notre-Dame du Rosaire avec ses reliquaires anciens, le très bel ostensoir et ses burettes dans la vitrine du "grand trésor" (19ème). 

 





Liste des personnages :
1) Saint Mathieu
2) Saint Marc
3) Sainte Trinité
4) Saint Luc
5) Saint Jean
6) Saint Damien
7) Sainte Anne
8) Saint François
9) Saint Côme
10) Sainte Vierge et l'Enfant
11) Saint Joseph
12) Saint Paul
13) Saint Pierre
14) Saint Jean-Baptiste
15) Saint Benoît
16) Saint Jérôme
17) Saint Jacques
18) Sainte Madeleine
19) Saint Pierre de Vérone 






Traduction du texte de la "Danse macabre"

Texte provençal de la "Danse macabre"





Description technique
Le tableau de la danse macabre est situé à l'opposé du maître-autel dans un vestibule qui n'est pas un narthex (Lieu où l'on plaçait les catéchumènes), comme dans presque toutes les églises anciennes du comté de Nice et de la Provence Orientale d'ailleurs.
Ses dimensions sont les suivantes : 1m68 de haut et 1m27 de large. La partie supérieure qui représente la scène capitale de la Danse Macabre n'est que de 63 cm de haut. Ceci fait, pour la partie peinte une surface de 80dm2.
La peinture et l'inscription du texte sont à l'huile.
Le support est en bois, à l'exemple des retables de l'époque et, en particulier, ceux des peintres de l'École Niçoise de Peinture (Jacques Durandi). 
L'encadrement est de facture assez banale et postérieure à la création de l'œuvre.
Le tableau de la Danse Macabre a été restauré en 2014 : Fixage de la couche picturale sur son support de bois, nettoyage de la peinture, masticage des lacunes, réintégration colorée et vernissage de la peinture. Ces opérations ont été réalisées dans un atelier privé à Avignon et ont rendu toute sa superbe à cette œuvre originale.
L'ensemble de la restauration a été effectué sous le contrôle de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, la D.R.A.C. et des subventions ont été sollicitées auprès de la région P.A.C.A.
 
Histoire de la découverte
A notre connaissance, c'est le père de l'historien grassois, Paul Sénéquier, qui fit connaître la Danse Macabre du Bar sur Loup en publiant une courte description dans "L'annuaire du Var" avant 1830 (Grasse étant dans le département du Var à cette époque). Plusieurs descriptions ont été tentées par différents historiens et érudits locaux, mais ce n'est qu'en 1882 que paraît, dans les annales de la Société des Lettres, la première étude précise de la Danse Macabre.
Les auteurs en sont Antoine-Léandre Sardoux (1803-1894) qui fut un excellent lexicographe de Cannes et de ses environs, François Brun (1822-1899) qui fut secrétaire de la Société des Lettres, Sciences et Arts des Alpes-Maritimes et Edmond Balanc qui fut l'auteur d'une épigraphie antique du département.
 
Description du tableau
Un tambourinaire joue du galoubet et du tambourin, des jeunes gens dansent une ronde maudite avec un petit démon sur la tête. La mort les crible de flèches, plusieurs sont atteints. Le danseur au pourpoint rouge s'écroule, le petit démon est descendu de sa tête à sa gorge et étend une mains vers sa bouche pour recueillir son dernier souffle. Un personnage, déjà mort, exhale son âme sous la forme d'un enfant dont un démon s'empare. Un second démon plonge une autre âme dans la gueule d'un monstre. Une jeune femme est touchée et tombe, là encore un diablotin attend la fin. Au-dessus, l'archange Saint Michel tient une balance dont un des plateaux porte une âme, un diablotin tente de faire pencher la balancer vers le Mal. Plus haut, serein, le Christ montre le Livre, posé sur l'autre plateau, et où sont inscrites les pensées et les actions. A gauche, un "récitant" explique la scène à des spectateurs impuissants.
Sous le tableau, une légende en 33 vers monorimes provençaux, souligne d'une façon explicite la moralité de cette scène dramatique. 




 


 


 


 


 


 


 



 

 
 

 



















Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face
 

 






















































 



 














Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire