Amalia Aguirre (Amalia de Jésus flagellé)

 Amalia Aguirre (Amalia de Jésus flagellé)

 

 

 Sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt), la voyante de Notre-Dame des Larmes

 

De son nom de baptême Amalia Aguirre, la future religieuse missionnaire est née à Riós, près de la frontière entre l'Espagne et le Portugal, dans la communauté autonome de Galice, le . Elle appartenait à une vieille famille, de longue tradition chrétienne, et ses parents étaient admirés pour la sainteté des coutumes, la piété fervente et leur inépuisable charité envers les autres. Cependant, les circonstances économiques et les desseins de Dieu contraignent la famille à quitter l'Espagne et à émigrer au Brésil, dont la langue – le portugais – leur était familière et leur a permis de s'installer et de travailler sans difficultés. À leur arrivée, ils s'installent dans l'État de Bahia, mais peu de temps après, ils déménagent à Campinas, dans l'État de São Paulo.

Au départ, la jeune Amalia n'est pas allée au Brésil avec ses parents et restait a s'occuper de sa grand-mère, qui était déjà très âgée et malade, et qui avait besoin de compagnie. Ce n'est qu'après la mort de sa grand-mère qu'Amalia traversa l'océan Atlantique et arrive à Campinas le .

Premières expériences mystiques

Amalia Aguirre entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifiéé, fondée par fondé par Mgr Francisco de Campos Barreto, évêque de Campinas, et Mère Maria Villac, sous le nom de Sœur Amalia de Jésus Flagellé. Elle a fait partie du premier groupe de religieuses entrées dans la Congrégation lors de sa fondation. Portant les stigmates du Christ, Amalia prend l'habit religieux le et prononça ses vœux perpétuels le .

Le , sœur Amalia dit voir le Christ tandis qu'elle prie devant le tabernacle de la chapelle du couvent.

Les apparitions à Campinas

La voyante déclare que le , elle aurait vu la Vierge Marie dans la chapelle du couvent. Elle raconte : « je me suis soudain sentie emportée vers le haut. Et je vis une Dame d'une indicible beauté s'approcher de moi. Elle était vêtue d'une robe violette, d'un manteau bleu, et d'un voile blanc dont un pan enveloppait sa poitrine ». L'apparition lui aurait montré un « chapelet » fait de ses larmes, destiné à convertir les pécheurs.

Au cours de cette vision, la voyante aurait entendu ces paroles de la Sainte Vierge : « C'est le chapelet de mes larmes que mon Fils veut confier à l'Institut cher à son Cœur comme une part de son testament. Les invocations t'ont déjà été données par mon Fils : par elles, mon Fils veut que je sois honorée, et toutes les grâces que l'on demandera au nom de mes larmes, Il les accordera volontiers. Ce chapelet servira à la conversion de nombreux pécheurs, notamment ceux qui sont possédés par le démon. Il est réservé à l'Institut de Jésus Crucifié, l'honneur de particulier de coopérer à la conversion de nombreux adeptes d'une secte infâme, qui se mueront en autant d'arbres florissant dans l’Église militante. Par ce chapelet, le diable sera vaincu et la puissance de l'enfer brisée. Prépare-toi à ce grand combat ! ».

Le , lors d'une nouvelle vision, la voyante se serait vu missionnée pour faire frapper une « nouvelle médaille miraculeuse » qui évoquerait les larmes de la Vierge, avec mission de « la répandre dans le monde entier ». Sur cette médaille, est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Tes Larmes ont renversé l'empire infernal! » ; au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié durant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! ».

Sœur Amalia décède à Taubaté le

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apparitions_mariales_de_Campinas

 

Amalia de Jésus Flagellé MJC (22 juillet 1901 – 18 avril 1977), née Amalia Aguirre Queija, était une religieuse catholique et mystique. 

Elle fut cofondatrice de l'institut des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié, célèbre pour avoir reçu, dans les années 1930, les apparitions de Notre-Dame des Larmes à Campinas, au Brésil.

Parmi les événements miraculeux qui ont marqué sa vie figurent, entre autres, des visions et des stigmates. 

Vie 

Amalia Aguirre Queija naquit en 1901 à Riós (Galice), en Espagne. Ses parents étaient des immigrants au Brésil, mais Amalia, pieuse et dévouée aux œuvres de charité, resta en Espagne et prit soin des malades de la pandémie de grippe espagnole. 

À l'été 1919, elle rejoignit ses parents au Brésil. 

En 1928, elle co-fonde, avec l'évêque Francisco de Barreto, un institut religieux à Campinas (São Paulo), appelé les Missionnaires de Jésus Crucifié et prenant le nom religieux d'Amalia de Jesus Flagelado (le terme portugais « flagelado » faisant référence à la torture de Jésus-Christ sur la colonne). 

Elle vit au monastère de Campinas jusqu'en 1953, date à laquelle elle est envoyée à la Maison Notre-Dame de l'Apparition à Taubaté (São Paulo), où elle mourut en 1977.

Procédure de béatification 

Le 8 mars 1931, Francisco de Campos Barreto, évêque de Campinas, reconnut la véracité des apparitions de la Vierge Marie à sœur Amalia et accorda l'imprimatur pour la publication des écrits de sœur Amalia (qui comprenaient les messages de Jésus et de la Vierge Marie) et des prières du Chapelet de Notre-Dame des Larmes.

Le 20 février 1934, Mgr Barreto publia une lettre épiscopale réaffirmant l'importance de la dévotion à Notre-Dame des Larmes.

Le 16 juin 2023, João Inácio Müller, archevêque métropolitain de Campinas, ouvrit le procès canonique en vue de la béatification d'Amalia de Jésus Fallegated.

Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Amalia_of_Jesus_Flagellated

En savoir plus :

Campinas (Brésil) : Notre-Dame des larmes 










 

Campinas (Brésil), Notre-Dame des larmes (Amália de Jesus Flagelado)

 Campinas (Brésil)

Notre-Dame des larmes (Amália de Jesus Flagelado)

 

Image illustrative de l’article Notre-Dame des Larmes 

Peinture représentant Notre-Dame des Larmes (Campinas, Brésil) 

 

Notre-Dame des Larmes (portugais : Nossa Senhora das Lágrimas) est l'une des invocations mariales attribuées à la Vierge Marie et qui trouve son origine dans les apparitions qu'aurait reçues sœur Amália de Jesus Flagelado, en , dans la chapelle du couvent de l'Institut des Missionnaires de Jésus Crucifié, situé dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil.

Cette dévotion s'est depuis cette date répandue dans différents pays du monde, diffusée par des groupes de fidèles catholiques. 

La dévotion à « Notre-Dame des Larmes » a été reconnue et autorisée par l'évêque de Campinas, mais aussi d'autres évêques dans différents pays. Cette dévotion consiste en une prière et un « chapelet » particuliers, transmis par la voyante.

Historique

Amália Aguirre, religieuse à l'Institut des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié sous le nom de sœur Amália de Jésus Flagellé déclare avoir des visions mystiques du Christ en 1929. L'année suivante, la religieuse se dit favorisée d'apparitions de la Vierge Marie qui sous le vocable de « Notre-Dame des Larmes », lui demande de prier particulièrement pour la conversion et le salut des pêcheurs. La Vierge aurait demandé la réalisation d'un chapelet particulier dans le cadre de cette dévotion, ainsi que d'une médaille particulière avec sur une face la Vierge des Larmes, et sur l'autre le Christ lié (référence à un épisode de la Passion du Christ).

Très vite l'évêque du lieu autorise la dévotion à Notre-Dame des Larmes, et donne l’imprimatur à des ouvrages relatant des apparitions. Quelques autres évêques dans le monde donnent à leur tour l'autorisation pour une dévotion privée à la Vierge Marie sous ce titre.

Description

La représentation de la Vierge

 

 

 Statue originale de Notre-Dame des Larmes – Campinas 

 

La Vierge des Larmes est présentée sous un visuel relativement classique dans le catholicisme : debout, les mains ouvertes, portant une robe (ici de couleur saumon), un manteau bleu, et un grand voile blanc sur la tête qui descend largement sur les épaules. Dans ses mains, elle tient un chapelet qu'elle tend au fidèle.

Le chapelet

Ce chapelet (parfois appelé « couronne » n'est pas le chapelet « habituel » utilisé par les catholiques, mais la « couronne » ou le « chapelet des Larmes », composé de sept groupes de sept perles blanches, destinées à réciter une prière particulière.

Pour être précis :

  • le chapelet débute par la médaille de Notre-Dame des Larmes (en lieu et place de la croix sur le chapelet traditionnel)
  • suivent trois perles blanches
  • puis une boucle de sept groupes de perles composés de sept perles blanches (proches) séparés par une perle solitaire.

Chacune de ces perles est destinée à une invocation particulière

La médaille

Sur la médaille de Notre-Dame des Larmes est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Vos Larmes ont renversé l'empire infernal! ». Au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié pendant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! ».

Prière à la Vierge

La prière de la « couronne de Notre-Dame des Larmes » est récitée ainsi.

Prière d'ouverture

Nous voici à Vos pieds, ô très doux Jésus crucifié, pour vous offrir les larmes de celle qui vous a accompagné avec tant d'amour sur le douloureux chemin du Calvaire. Accorde-nous, ô bon Maître, de savoir profiter de la leçon qu'elles nous donnent, afin qu'en accomplissant Votre très sainte volonté sur la terre, nous puissions nous puissions un jour au ciel Vous louer pour toute l'éternité.

Sur les perles blanches (qui séparent les groupes de 7)

Voici, ô Jésus, les larmes de celle qui Vous a le plus aimé sur la terre et qui Vous aime le plus au Ciel.

Sur perles blanches (groupes de 7)

Mon Jésus, écoutez nos supplications par les larmes de Votre Très Sainte Mère.

A la fin, il est répété trois fois, sur les trois dernières perles blanches :
Voici, ô Jésus, les larmes de celle qui Vous a le plus aimé sur la terre et qui Vous aime le plus au Ciel.

Prière de clôture

Très Sainte Vierge et Mère des Douleurs, nous vous demandons de joindre vos prières aux nôtres, afin que Jésus, votre divin Fils, à qui nous nous adressons au nom de vos larmes maternelles, entende nos prières et nous accorde, avec les grâces que nous désirons, la couronne éternelle. Amen.

Invocation finales (à prier en contemplant et en embrassant la médaille)

"Par Votre mansuétude divine, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace !"
"O Vierge très douloureuse, vos larmes ont renversé l'empire infernal !"

Notoriété et influence

La dévotion autorisée dans le diocèse en 1931 se répand à l'étranger dès 1935 grâce à l'imprimatur obtenu pour la prière auprès de différents évêchés. Néanmoins, malgré un début rapide, l’extension de la dévotion semble marquer le pas dans les années suivantes.

En 2017, une association de fidèles catholiques est créée : l'Apostolat international de Notre-Dame des Larmes (pt). Celle-ci a pour but de diffuser les « messages d'Amour » reçus par la voyante Amália de Jesus Flagelado, à Campinas. Pour cela ils créent un site internet destiné à diffuser les « messages reçus par la voyante ». L'association procède également à la publication d'ouvrages destinés à faire connaitre et diffuser le culte de Notre-Dame des Larmes, ainsi que des objets de piété (médailles, images). 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_des_Larmes 

 

Les apparitions mariales de Campinas désignent les apparitions de la Vierge Marie reçues par sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt) (née Amália Aguirre) dans la chapelle du couvent de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié, située dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil.

Ces visions de la religieuse s'inscrivent dans une expérience mystique plus large, notamment des visions du propre Jésus-Christ, et des révélations privées. Si la dévotion à Notre-Dame des Larmes, ainsi que des prières spécifiques ont été autorisées par l'évêque de Campinas (et de quelques autres), les apparitions mariales en elles-mêmes n'ont pas fait l'objet d'une enquête canonique ou d'une reconnaissance spécifique. Toutefois, son culte continue d'être largement encouragé par l'Église catholique.

La dévotion mariale issue de ces apparitions s'est étendue à travers le monde.

Historique

Le contexte

La voyante

 

 Sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt), la voyante de Notre-Dame des Larmes

 

De son nom de baptême Amalia Aguirre, la future religieuse missionnaire est née à Riós, près de la frontière entre l'Espagne et le Portugal, dans la communauté autonome de Galice, le . Elle appartenait à une vieille famille, de longue tradition chrétienne, et ses parents étaient admirés pour la sainteté des coutumes, la piété fervente et leur inépuisable charité envers les autres. Cependant, les circonstances économiques et les desseins de Dieu contraignent la famille à quitter l'Espagne et à émigrer au Brésil, dont la langue – le portugais – leur était familière et leur a permis de s'installer et de travailler sans difficultés. À leur arrivée, ils s'installent dans l'État de Bahia, mais peu de temps après, ils déménagent à Campinas, dans l'État de São Paulo.

Au départ, la jeune Amalia n'est pas allée au Brésil avec ses parents et restait a s'occuper de sa grand-mère, qui était déjà très âgée et malade, et qui avait besoin de compagnie. Ce n'est qu'après la mort de sa grand-mère qu'Amalia traversa l'océan Atlantique et arrive à Campinas le .

Premières expériences mystiques

Amalia Aguirre entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifiéé, fondée par fondé par Mgr Francisco de Campos Barreto, évêque de Campinas, et Mère Maria Villac, sous le nom de Sœur Amalia de Jésus Flagellé. Elle a fait partie du premier groupe de religieuses entrées dans la Congrégation lors de sa fondation. Portant les stigmates du Christ, Amalia prend l'habit religieux le et prononça ses vœux perpétuels le .

Le , sœur Amalia dit voir le Christ tandis qu'elle prie devant le tabernacle de la chapelle du couvent.

Les apparitions à Campinas

La voyante déclare que le , elle aurait vu la Vierge Marie dans la chapelle du couvent. Elle raconte : « je me suis soudain sentie emportée vers le haut. Et je vis une Dame d'une indicible beauté s'approcher de moi. Elle était vêtue d'une robe violette, d'un manteau bleu, et d'un voile blanc dont un pan enveloppait sa poitrine ». L'apparition lui aurait montré un « chapelet » fait de ses larmes, destiné à convertir les pécheurs.

Au cours de cette vision, la voyante aurait entendu ces paroles de la Sainte Vierge : « C'est le chapelet de mes larmes que mon Fils veut confier à l'Institut cher à son Cœur comme une part de son testament. Les invocations t'ont déjà été données par mon Fils : par elles, mon Fils veut que je sois honorée, et toutes les grâces que l'on demandera au nom de mes larmes, Il les accordera volontiers. Ce chapelet servira à la conversion de nombreux pécheurs, notamment ceux qui sont possédés par le démon. Il est réservé à l'Institut de Jésus Crucifié, l'honneur de particulier de coopérer à la conversion de nombreux adeptes d'une secte infâme, qui se mueront en autant d'arbres florissant dans l’Église militante. Par ce chapelet, le diable sera vaincu et la puissance de l'enfer brisée. Prépare-toi à ce grand combat ! ».

Le , lors d'une nouvelle vision, la voyante se serait vu missionnée pour faire frapper une « nouvelle médaille miraculeuse » qui évoquerait les larmes de la Vierge, avec mission de « la répandre dans le monde entier ». Sur cette médaille, est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Tes Larmes ont renversé l'empire infernal! » ; au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié durant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! ».

Sœur Amalia décède à Taubaté le .

Suites et conséquences

Marques de reconnaissances par l’Église catholique

 

 Statue originale de Notre-Dame des Larmes – Campinas 

 

Le , Mgr Francisco de Campos Barreto (pt), évêque de Campinas, accorde l'imprimatur pour la publication des écrits de la voyante. Le , dans une déclaration épiscopale il autorise la dévotion à la Vierge Marie sous l'invocation de Notre-Dame des Larmes.

En 1935, la prière à la Vierge donnée par la voyante et intitulée « la Couronne (ou Rosaire) de Notre-Dame des Larmes » reçoit l'autorisation de diffusion dans d'autres diocèses (par d'autres évêques), aux États-Unis, en Hongrie, Allemagne, etc ...

Position officielle de l’Église catholique

Bouflet et Boutry indiquent que cette « vision » de la religieuse s'apparente plus à une étape dans un cheminement mystique riche de la voyante (qui a eu d'autres visions avant celle-ci), qu'à une mariophanie en tant que telle. Pour ces auteurs, le terme « d'apparition » n'est pas adapté pour qualifier l'événement. René Laurentin n'y accorde, dans son dictionnaire, qu'un bref paragraphe, sans indiquer de procédure ou de marque de reconnaissance ecclésiale. Joachim Bouflet ne la cite même pas dans son grand « dictionnaire des apparitions » qui se veut pourtant (relativement) exhaustif.

L'Église catholique, tant par l'évêque du lieu (dépositaire de l'autorité sur ce point) que par le Vatican, ne s'est pas exprimé officiellement sur l'authenticité des apparitions. L’imprimatur pour les livres évoquant les apparitions et les messages reçus par la voyante, tout comme l'autorisation de culte à « Notre-Dame des Larmes », ne sont nullement une marque « de reconnaissance officielle des apparitions » comme le déclarent de nombreux fidèles et sites internets divers. Joachim Bouflet précise bien qu'une « reconnaissance et autorisation de culte » n'est nullement synonyme et encore moins équivalent à une reconnaissance canonique d'une apparition qui, elle, suit des critères canoniques très rigoureux. La dévotion reste donc autorisée à titre privée.

Apostolat international

Fondé en 2017, l'Apostolat international de Notre-Dame des Larmes (pt) est une association de fidèles catholiques qui a pour but de diffuser les « messages d'Amour » reçus par la voyante Amália de Jesus Flagelado, à Campinas. Pour cela ils ont créé un site internet destiné à diffuser les « messages reçus par la voyante », ainsi que de procéder à la publication d'ouvrages destinés à faire connaitre et diffuser le culte de Notre-Dame des Larmes.

L'association diffuse également des objets de piété (médailles, images) destinés à cette dévotion.

La Chapelet de Notre-Dame des Larmes (pt) est une prière particulière promue par cette association. Il s'agit de méditer « la Passion du Christ, et les Douleurs et les Larmes de la Vierge Marie ». Pour cela, le fidèle utilise un chapelet particulier composé de 49 grains regroupés en 7 groupes de 7 grains. Le chapelet comporte également une médaille avec l'image de Notre-Dame des Larmes d'un côté, et de l'autre l'image de Jésus lié. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apparitions_mariales_de_Campinas 

En savoir plus :  Amalia Aguirre (Amalia de Jésus flagellé) 

 

 → Les apparitions de la Vierge dans le monde

 

Lucia Schiavinato

 Lucia Schiavinato

 

Di http://www.piccolorifugio.org/ - http://www.piccolorifugio.org/, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=54305343
 
 
(Traducteur google)
 
Lucia Eleonora Schiavinato, plus connue sous le nom de Lucia Schiavinato (Musile di Piave, 31 octobre 1900 – Vérone, 17 novembre 1976), était une figure religieuse italienne. 
Laïque consacrée d'une grande spiritualité, elle fonda les « Piccoli Rifugi » (institut séculier de droit pontifical) qui débutèrent leur activité à San Donà di Piave. Son procès de canonisation est en cours. 
 
Biographie 
Jeunesse 
Lucia Schiavinato naquit à Musile di Piave le 31 octobre 1900, dans une famille de la classe moyenne : sa mère, Pia Stalda, était institutrice et son père, Guglielmo Schiavinato, caissier à la Banca Mutua Popolare de San Donà di Piave. 
En 1907, Lucia s'installe à San Donà di Piave avec ses parents et ses frères et sœurs, Maria et Menotti. 
Pour des raisons de santé, elle interrompt ses études prématurément, mais elle continue à les étudier avec assiduité. 
Son éducation chrétienne est profondément marquée par l'arrivée du curé, Monseigneur Luigi Saretta, à San Donà di Piave en 1915.
En 1917, en raison de la Première Guerre mondiale, Lucia, sa mère et ses frères et sœurs déménagent à Recco, en Ligurie, tandis que son père s'installe à Florence avec son directeur de banque, Renato Del Colle.
En 1920, Lucia retourne à San Donà di Piave et rejoint l'Action catholique féminine et la Conférence de San Vincenzo. 
Elle contribue activement à la reconstruction de la ville et se consacre au soutien des plus démunis. En 1921, à la demande de l'évêque du diocèse de Trévise, Giacinto Loghin, elle participa au Congrès eucharistique avec une communication portant sur le thème de l'Eucharistie : « Jeunes femmes et amour du Saint-Sacrement. Visite – Adoration – Service de l'autel ». 
À cette occasion, il apparut clairement combien l'Eucharistie était pour elle la racine essentielle de sa foi florissante. 
En 1924, Lucia rédigea son « Programme de vie », dans lequel elle promettait de consacrer sa vie à la prière et au service des plus démunis. 
En septembre 1925, Lucia participa de nouveau au Congrès eucharistique de San Donà di Piave afin de promouvoir la pratique des exercices spirituels.
 
Vie adulte 
Au fil des années, Lucia continua de s'investir pleinement dans la paroisse et les associations, se consacrant tout particulièrement aux enfants, aux pauvres et aux malades. 
En 1933, elle loua une chambre appelée « il Campiello » pour héberger une veuve paralysée. D'autres chambres furent ajoutées à celle-ci, donnant naissance à l'idée du « Piccolo Rifugio », fondé à San Donà di Piave en 1935, dans le but d'accueillir les plus démunis. 
En 1943, durant la répression antisémite, Lucia offrit refuge à trois femmes juives et soutint la Résistance partisane menée par Attilio Rizzo, président de la Conférence San Vincenzo Maschile. Par la suite, deux nouveaux refuges furent ouverts : l'un inauguré en 1955 à Rome, dans la Villa di Monte Mario, puis transféré à Ferentino, dans la province de Frosinone ; L'autre en 1957 à Vittorio Veneto. 
En 1946, sur la suggestion de Monseigneur Saretta, Lucia entre en politique et devient conseillère municipale pour la Démocratie chrétienne et conseillère aux Affaires sociales et à la Santé de sa ville. 
Son engagement se porte particulièrement sur la lutte contre le chômage et l'abus d'alcool et de drogues. 
En 1949, pour des raisons de santé, elle quitte ses fonctions politiques, mais les reprend en 1956, intégrant le Conseil provincial de Venise. 
En 1958, la loi Merlin, prévoyant la fermeture des maisons closes, est adoptée. 
À cette occasion, Lucia fonde, avec Ida D'Este, le premier centre de réhabilitation pour anciennes prostituées, la Villa Madonna della Neve. 
La même année, elle travaille à la rédaction et à la publication du premier numéro d'Amor Vincit, organe de l'Institut séculier des volontaires de la charité et de la Fondation Piccolo Rifugio pour le culte et la religion. 
Lucia séjourna quelque temps dans le Sud dans l'espoir d'y fonder un Petit Refuge, mais sans succès. 
D'autres Petits Refuges furent inaugurés dans différentes régions du Nord de l'Italie : en 1959 à Mogliano Veneto, en 1960 à Vérone et en 1962 à Trieste. 
En 1963, Lucia, accompagnée d'un groupe de bénévoles, partit pour le Brésil afin d'y fonder de nouveaux centres caritatifs. 
Elle effectua de nombreux voyages à l'étranger, notamment au Brésil. 
En 1966, un dispensaire pour les plus démunis fut inauguré à Itaberaba et, l'année suivante, Lucia travailla dans les léproseries d'Aguas Claras et de Grajaù. 
Avec les bénévoles, elle s'installa dans le diocèse de Pinheiro, dans le Maranhão. 
Une grande partie du travail mené au Brésil fut financée par les fonds collectés par les Petits Refuges en Italie.
 
Dernières années 
En 1967, la première Convention mondiale des présidents d'instituts séculiers se tint à Rome, mais Lucia ne put y assister en raison d'un voyage au Brésil. 
En 1968, l'Institut des Volontaires de la Charité fut approuvé par le diocèse. 
Son but était d'« amener les laïcs catholiques à la consécration à Dieu, avec l'engagement de vivre pleinement l'esprit de l'Évangile, dans la chasteté, selon leur état, dans la pauvreté, autant que leur situation sociale le leur permet, en harmonie, compréhension et en accord avec les objectifs et l'esprit de l'Institut ». 
En 1969, elle travailla auprès d'émigrés italiens vivant en Allemagne, consacrant la majeure partie de son temps aux enfants et leur offrant un soutien scolaire. 
En 1970, Lucia partit en Amazonie avec les Volontaires, dans le diocèse d'Alto Solimbes, parmi les Indiens Ticuna, et à Acre, près du diocèse de Rio Branco. 
Du 20 au 26 septembre de la même année, elle participa au premier Congrès international des présidents des Instituts séculiers du monde, qui se tint à Rome. 
En 1975, elle quitta la présidence de l'Institut séculier des Volontaires de la Charité et entreprit son dernier voyage en Amazonie. 
Elle s'installa à Grajaù, dans la léproserie « San Marino ». 
En mai 1976, en raison de problèmes de santé, elle quitta la léproserie et retourna en Italie. 
Elle décéda le 17 novembre de la même année et fut inhumée dans le caveau familial à San Donà di Piave.

Participation et perspective politico-sociale 
À la fin de la guerre (1945-1947), Lucia Schiavinato s'engagea dans une expérience inédite : la politique. 
Cette décision ne lui appartenait pas. Son supérieur hiérarchique, Monseigneur Saretta, la convainquit de suivre cette voie. 
Lucia accepta la proposition car, après la guerre, San Donà avait besoin d'être réorganisée et reconstruite : ses structures fondamentales, son tissu social et son identité de ville démocratique et libre. 
Parallèlement à son engagement politique, Mamma Lucia continua de s'occuper du Piccolo Rifugio et de la famille qu'elle avait fondée.
Lors de la première réunion du conseil municipal, le 18 avril 1946, Lucia fut l'une des trois femmes élues parmi les trente conseillers. 
Celeste Beniamino fut élue maire lors de cette même réunion. Son autonomie de jugement marquée et l'absence d'affiliation historique forte à un parti susceptible de l'influencer permirent à Lucia de jouer un rôle particulier de « super partes » au sein de la Démocratie chrétienne.
Elle adhéra au DC sous la pression de Monseigneur Saretta, mais sans jamais s'y investir pleinement. 
Son conservatisme, d'ailleurs, n'était pas un véritable conservatisme politique, mais découlait d'une obéissance rationnelle et judicieuse à l'Église. 
C'est pourquoi, en politique, elle était plus proche de De Gasperi que de Dossetti. 
Lucia participa à l'administration municipale avant tout pour y faire valoir son expérience et son sens de l'écoute, son discernement et sa capacité à répondre aux besoins de la population ; c'était pour elle une forme de charité. 
Le plan d'action municipal, élaboré par le nouveau maire, prévoyait une division en quatre branches : l'aide sociale ; les finances ; les travaux publics ; et l'alimentation, le commerce et l'emploi.
Lucia fut chargée du Département de l'Aide sociale et de la Santé, qui fut pendant un bon moment rattaché au Département de l'Éducation. 
Durant les trois années où elle fit partie de l'administration, elle dut personnellement s'occuper de divers problèmes au sein de la ville en tant que conseillère municipale : chômage, alcoolisme et toxicomanie, aide quotidienne aux familles de soldats mobilisés, reprise des activités scolaires, etc. 
Ce fut une période très active et laborieuse pour elle.[17] À partir de la séance du conseil municipal du 20 juin 1947, Lucia commença à s'absenter. 
Elle présenta sa démission à deux reprises, mais ce n'est qu'en février 1949 que celle-ci fut acceptée et que Leandro Rizzo fut élu à sa place. 
Durant cette longue absence (due à la maladie, mais aussi à la conscience d'avoir achevé son mandat politique), les fonctions de Lucia Schiavinato furent assurées par un conseiller suppléant, Pavan Guido. 
Sa carrière politique ne s'arrêta cependant pas là. Lucia se représenta aux élections municipales cinq ans plus tard, fut élue, mais n'entra pas au conseil municipal. 
En 1956, elle fut élue au Conseil provincial de Venise.
Lucia, comme on peut le lire dans ses lettres, exhortait ses sœurs à la justice et à l'obéissance, citant un écrit d'Alessandro Pronzato : « Le Christ nous donne un monde à changer. Une réalité à transformer… donc une réponse active et créative, capable de reconstruire… » 
« Du courage ! Plutôt que de rester dans le doute, de grommeler, de trouver des excuses : le monde doit aussi être changé par chacun de nous ! »



Projets et Œuvres 
Organisations Catholiques 
Durant la Première Guerre mondiale, Lucia Schiavinato commença, dès son plus jeune âge, à prendre soin des enfants abandonnés et des personnes âgées à la campagne. 
Durant ces mêmes années, elle rejoignit un groupe de jeunes catholiques dévoués à l'aide aux autres. 
Elle participa ensuite à des organisations catholiques à San Donà di Piave jusqu'en 1920, date de la fondation de Gioventù Femminile (Jeunesse Féminine), une association catholique à laquelle Lucia consacra son action humanitaire. 
La même année, une autre association fut fondée à San Donà di Piave, à laquelle Lucia consacra une partie de son temps : la Conférence des Femmes de Saint-Vincent.
En 1921, Lucia Schiavinato rejoignit l'Action Catholique. 
Au sein de ces groupes, l'accent était mis principalement sur l'éducation religieuse par la mise en place de cours, d'écoles de catéchisme, d'actions de sensibilisation auprès des jeunes et d'initiatives pour la célébration de la messe dans les hôpitaux et les hospices. 
Parmi les initiatives importantes de Lucia Schiavinato figuraient également des initiatives culturelles. 
Elle a collaboré avec des écoles pour les analphabètes, des écoles de couture et de broderie, et en a fondé, participant à la création de secrétariats pour les travailleuses et à la fondation de bibliothèques pour les citoyens.

Petits Refuges 
À la veille de Noël 1935, Lucia fonda le Piccolo Rifugio San Vincenzo en hommage à l'association catholique créée en 1920. 
Le Piccolo Rifugio est une institution ecclésiastique destinée à offrir soins et abri aux plus démunis, notamment les malades, les personnes âgées et les personnes handicapées. 
En 1940, Lucia investit l'héritage familial dans l'acquisition d'une nouvelle maison pour le Piccolo Rifugio, attenante à celle de son père. 
Cette nouvelle maison deviendrait la chapelle pour l'adoration diurne et nocturne et fut inaugurée officiellement le matin du 28 avril 1941. 
Le Rifugio n'était pas seulement un lieu d'accueil pour les personnes âgées, les enfants abandonnés et les personnes handicapées, mais accueillait également des groupes de jeunes venus prier. 
Le 10 octobre 1944, San Donà di Piave fut bombardée pendant la guerre et les pensionnaires du Rifugio furent transférés dans les écoles de Campodipietra. 
Elles restèrent à Campodipietra jusqu'après la Libération, vers la mi-juillet 1945. 
En 1954, Lucia Schiavinato, en collaboration avec Ida d'Este, fonda l'Institut séculier des Volontaires de la Charité. 
Les Volontaires étaient des laïques consacrées qui avaient décidé d'apporter soins et assistance aux plus démunis. 
En janvier 1955, le second Petit Refuge ouvrit ses portes à Rome, dans une villa du Monte Mario. 
La villa était louée par la Ville de Rome, qui payait initialement 150 000 lires par mois. 
Quelques années plus tard, le père du vicaire jésuite de la paroisse voisine se présenta au Refuge de Rome. 
De cette rencontre naquit l'idée du nouveau Refuge. La maison fut construite à Ferentino, dans la province de Frosinone, et une petite chapelle y fut aménagée, inaugurée en juin 1957. 
Mais le Refuge lui-même ouvrit ses portes en avril de la même année. Une école pour enfants handicapés fut créée au sein du refuge, accueillant également des jeunes des environs. 
En août 1957, un nouveau refuge ouvrit ses portes à Vittorio Veneto. 
En décembre 1961, un refuge fut fondé à Pescantina, et en 1962, un autre à Trieste.

Ville Madonna della Neve 
Le 20 février 1958, la loi Merlin fut adoptée. 
Suite à cette loi, il devint nécessaire d'aider les jeunes filles qui souhaitaient profiter de la fermeture des maisons closes pour recommencer leur vie à zéro. 
C'est pourquoi, le 22 septembre 1957, avant même l'adoption de la loi, Lucia Schiavinato, en collaboration avec Ida D'Este, fonda le premier centre de réhabilitation, Ville Madonna della Neve. 
Ces centres s'inspiraient du modèle des foyers d'accueil. Le premier centre de réhabilitation fut construit en Vénétie, à Campocroce di Mogliano Veneto. 
Dans les mois qui suivirent, un foyer fut construit sur le terrain situé en contrebas. 
La même année, il devint nécessaire de multiplier les foyers et de répartir les résidentes en groupes selon leur âge, leurs besoins et leur situation professionnelle. 
En mai 1958, Lucia publia le premier numéro d’« Amor Vincit » (aujourd’hui connu sous le nom de « l’Amore Vince »), organe de l’Institut laïque des Volontaires de la Charité et de la Fondation Piccolo Rifugio pour le culte et la religion. 
La même année, le journal Amor Vincit soulignait que les structures créées ne deviendraient jamais des instituts ou des collèges, car le désir premier était de donner vie à de véritables familles. 
C’est pourquoi ces structures n’étaient pas conçues pour favoriser l’inclusion sociale. 
Le travail de rééducation morale, religieuse et professionnelle exigeait beaucoup de patience et de temps. 
Il nécessitait également l’aide de nombreuses personnes, car les demandes d’hébergement dans les maisons se multipliaient. 
En novembre 1958, un centre de réhabilitation fut créé à Bologne et, en 1960, la Cappelletta di Noale, un foyer pour jeunes filles et mères, fut inaugurée. 
En 1960, Lucia Schiavinato fonda le Piccolo Rifugio à la Villa Mirandola di Settimo di Pescantina. 
La Casa di Rimini fut fondée au début de l'année 1961.


Refuges du Sud 
En août 1958, Lucia Schiavinato se rendit dans le sud de l'Italie, accompagnée d'une femme rencontrée par hasard. 
C'est grâce à cette femme et à ses nombreuses connaissances que Lucia tenta de fonder un refuge dans le Sud. 
À peu près à la même époque, elle publia un article dans « Amor Vincit » : « … Nous avons vu dans le Sud des enfants aux membres atrophiés, qui se traînaient depuis des années dans la boue d'une masure, ou qui pourrissaient, malades ou blessés par la saleté et la négligence, sur des sacs et de la paille dans une bicoque… Nous devons développer et multiplier les refuges dans le Sud. »
En avril de la même année, elle acheta un terrain à Agropoli par l'intermédiaire d'un homme d'affaires et y fonda le premier refuge du Sud. 
Cependant, peu de temps après, Lucia se retrouva sans aucun soutien et fut contrainte de vendre le terrain. 
La recherche d'un refuge dans le Sud resta vaine ; Lucia ne parvint jamais à ses fins. 
Pour aider les plus démunis, elle a dû se résoudre à recourir aux hébergements hors saison d'autres institutions.


Œuvres à l'étranger 
Le 31 mars 1963, Lucia Schiavinato, accompagnée des Volontaires, quitta le port de Naples pour Itaberaba, ville de l'État de Bahia, au Brésil, dans le diocèse de Ruy Barbosa. 
Ce voyage, ainsi que les nombreux autres effectués au fil des ans, mirent en lumière les immenses difficultés auxquelles était confrontée l'Amérique latine, sous l'impulsion du Concile Vatican II. 
Lucia Schiavinato s'engagea également pour le mouvement laïc en Amérique latine. 
En juillet 1965, elle participa à la construction de son premier projet concret à l'étranger : un dispensaire, inauguré le 6 janvier 1966 à Itaberaba, destiné aux paroissiens les plus démunis qui n'avaient pas les moyens de se faire soigner. 
En décembre 1966, Lucia Schiavinato, toujours avec les Volontaires, commença à prendre soin des lépreux confinés dans une léproserie à Aguas Claras, au Brésil, un village qui abritait environ 200 malades. 
Durant ces mêmes années, Lucia a supervisé la rénovation de la léproserie de Grajaú, au Brésil. 
Son amour pour les pauvres s'est également manifesté par des œuvres caritatives auprès des Alagados au Salvador et des Indiens d'Amazonie.

Le Programme de Vie 
En 1924, elle rédigea un manuscrit intitulé « Le Programme de Vie », ouvrage témoignant de son profond dévouement à la foi chrétienne. 
Ce « Programme de Vie » comprend une section pratique où Lucia décrit avec précision le déroulement de ses journées consacrées à Dieu. 
Elle écrit : « Après avoir invoqué la lumière du Saint-Esprit et imploré le cœur de Jésus de me conformer à sa volonté et à ses désirs divins, je me prépare avec une grande ferveur à compiler ce programme de vie, nécessaire pour grandir dans l’amour et tendre avec un engagement toujours plus grand vers la perfection au service de Dieu… » 
Elle poursuit : « … Aussi, en écrivant, ce sera comme si je trempais ma plume dans le sang de Jésus crucifié, et je ne me permettrai aucun mot qui me semblerait contraire ou non entièrement conforme à l’Esprit du Seigneur et au but de sanctification que je me suis fixé. » « Vigila » : Recommandations pour l'âme En 1959, Lucia Schiavinato fit imprimer « Vigila » à l'imprimerie « Don Orione » de Rome. 
Ce livre, destiné aux Volontaires, est suffisamment compact pour tenir dans une poche. Il comprend 158 pages, auxquelles s'ajoutent 28 pages supplémentaires, très fines, servant de guide. « Vigila » propose des conseils, des invitations, des notes, des réflexions et des prises de position sur la manière de persévérer dans l'engagement des Volontaires de la Charité. Le style est direct et accessible, sans longs préfaces ni citations. L'ouvrage est divisé en 26 chapitres, auxquels s'ajoute un vingt-septième consacré à la prière communautaire et personnelle.


Spiritualité 
La vie et la spiritualité chrétienne de Lucia Schiavinato furent marquées par trois constantes. « Ces “constantes”, prises ensemble, constituent l’empreinte, le sceau apposé sur chacune des expressions apostoliques et charitables de Lucia. »
Première constante : « Nous avons cru en l’Amour. » 1 Jean 4, 16. Ce fut le principe directeur de toute son œuvre, le fil conducteur qui la guida dans chacun de ses voyages, chacune de ses missions, chacun de ses engagements politiques, sociaux et apostoliques. 
Deuxième constante : l’Eucharistie et l’adoration eucharistique. Un élément indissociable et fondamental de la spiritualité de la Servante de Dieu. L’Eucharistie, au centre et au point de référence de toute son œuvre, fut à l’origine du premier Petit Refuge de San Donà di Piave. Lors des rencontres régulières avec les Volontaires et les groupes spécifiques, le thème de l’adoration eucharistique était omniprésent. 
Troisième constante : la priorité accordée aux plus pauvres et aux plus démunis. Le premier Petit Refuge révèle qui étaient les principaux bénéficiaires de la charité de Mamma Lucia : les jeunes, les filles, les pauvres, les incurables, les personnes handicapées, les personnes abandonnées par leur famille, celles qui ne sont pas aidées par la société, etc. Ces « Refuges » n’étaient pas seulement des lieux de soins pour la partie humaine et physique, mais aussi une école et une église de personnalité, de spiritualité et de vie en société.

Lucia Schiavinato avait une conception singulière de la vocation. Son âme, essentiellement contemplative, était capable de se mettre au service des autres. 
C’est pourquoi elle insistait sur l’importance de l’adoration, mais aussi sur l’urgence de répondre aux besoins humains. 
Lucia était une « mystique active ». 
Pour elle, le rôle de l’homme était de « se laisser utiliser », de devenir un instrument docile entre les mains du Christ, s’approchant de chaque personne dans le besoin pour l’aider, à l’exemple de Jésus. 
La spiritualité de Schiavinato porte une forte influence carmélitaine, celle de sainte Thérèse de Lisieux. 
Au sein des Petits Refuges, Lucia exhortait ses sœurs non seulement à prendre soin avec amour du corps des malades, mais aussi à éduquer leur âme dans la foi, afin qu’elles puissent offrir leurs souffrances au Christ. 
Le zèle apostolique de Lucia Schiavinato, son ouverture œcuménique, ses intuitions prophétiques, son dévouement au service missionnaire, sa capacité à comprendre les besoins de l’humanité et la valeur de son offrande sont assurément remarquables.
 
Reconnaissances 
Le 8 mars 1999, la cause de béatification et de canonisation a été introduite dans le diocèse de Trévise, proposée par le père Vincenzo Bosca. 
Les documents ont été remis à la Congrégation pour les causes des saints à Rome le 11 avril 2001 (début de la phase apostolique du processus de béatification). 
Ces documents de procédure comprennent 22 volumes contenant des écrits sur Lucia Schiavinato. 
La proposition requiert également le transfert de sa dépouille du cimetière San Donà di Piave à la chapelle Piccolo Rifugio, dans la même ville. 
Lucia Schiavinato est actuellement reconnue comme Servante de Dieu. 
La Fondation Piccolo Rifugio gère six communautés où vivent et bénéficient d'une assistance des personnes en situation de handicap. Ces six communautés sont situées respectivement à :
- San Donà di Piave ; 
- Ponte della Priula, province de Trévise ; 
- Vittorio Veneto, province de Trévise ; 
- Ferentino, province de Frosinone ; 
-  Vérone ; 
- Trieste. 
 
Le nom de Lucia Schiavinato a été attribué à une école polyvalente (Schiavinato) de San Donà di Piave. Dans le hall d'entrée de l'école, une toile représente Lucia Schiavinato, les Volontaires de la Charité, un enfant brésilien et le Petit Refuge. Cette œuvre est de Roberto Joos.

Miguel Afonso de Andrade Leite (1912–1976)

 Miguel Afonso de Andrade Leite (1912–1976)


 
Église Saint-Michel-Archange, lieu de son activité principale

By Bruno Carvalho Leal, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=50855256

https://en.wikipedia.org/wiki/Miguel_Afonso_de_Andrade_Leite 

 


(Traducteur google)
 
Miguel Afonso de Andrade Leite, connu sous le nom de Padre Miguel do Cajuru (29 septembre 1912 – 30 septembre 1976), était un prêtre catholique brésilien affilié au diocèse de São João del-Rei, dont le travail pastoral dans le district de São Miguel do Cajuru lui a valu une notoriété locale et une dévotion populaire ultérieure.
 
Biographie 
Né dans le district rural de São Miguel do Cajuru, Miguel Afonso de Andrade Leite était le fils de Francisco Afonso de Andrade Leite et d'Afonsina Batista de Carvalho.
Il fut ordonné prêtre le 13 février 1938, commençant son ministère dans la région de Campo das Vertentes.
Il a passé une grande partie de sa vie sacerdotale dans son district d'origine, où il a travaillé avec la communauté locale.
Il est décédé le 30 septembre 1976 à São João del-Rei.
 
La Maison du Père Miguel 
La Maison du Père Miguel est un bâtiment historique situé dans le quartier de São Miguel do Cajuru, à São João del Rei, dans l'État du Minas Gerais. 
Liée à la vie du Père Miguel Afonso de Andrade Leite, elle constitue l'un des principaux vestiges de l'occupation initiale du village et présente des caractéristiques typiques de l'architecture rurale du Minas Gerais des XVIIIe et XIXe siècles.
La propriété se situe sur le Largo da Igreja de São Miguel, en plein cœur du centre historique du quartier, et entretient un lien spatial et symbolique étroit avec le tissu religieux et social local.
 
Situation et contexte urbain 
Le bâtiment se trouve sur le Largo da Igreja de São Miguel do Cajuru, un quartier principalement résidentiel où prédomine un important édifice de style colonial, dont beaucoup ont subi des transformations au fil du temps.
Les environs immédiats comprennent l'église de São Miguel, la place centrale du quartier et des bâtiments répartis sur un terrain accidenté, formant un ensemble urbain qui préserve, bien que partiellement, la logique de la formation des anciens établissements miniers.


Histoire 
La propriété était liée à la figure du Père Miguel. Utilisée comme résidence paroissiale, elle fut ensuite associée à la mémoire du prêtre, dont l'œuvre pastorale marqua profondément la communauté locale.
Outre sa fonction d'habitation, la maison joua un rôle social important, accueillant, à certaines périodes, des activités éducatives et communautaires, comme l'école du village.
Après le décès du prêtre, la propriété connut différentes formes de propriété et d'usage, avant d'être donnée à l'Apostolat de l'Église, qui prit en charge sa restauration, principalement grâce à la mobilisation de la communauté. 
 
Caractéristiques architecturales 
Le bâtiment présente un plan principalement rectangulaire, avec des ajouts ultérieurs, et se situe sur un terrain plat avec un accès direct à la voie publique.
Il s'agit d'une maison de plain-pied, à la volumétrie simple, composée de plusieurs pièces agencées en enfilade, une caractéristique commune aux habitations rurales traditionnelles.
Le système de construction combine des techniques traditionnelles, notamment : la maçonnerie en pisé ; Murs en torchis ; utilisation de briques de céramique et, plus récemment, de blocs de béton ; toiture en tuiles de céramique à chape et gouttière.
La façade principale présente deux portes et sept fenêtres, avec linteaux saillants et encadrements en bois. 
À l’intérieur, les sols sont constitués de planchers en lames continues et de carreaux hydrauliques, ainsi que de vestiges de plafonds traditionnels en bois.

Transformations et état de conservation 
L'édifice a subi une dégradation importante tout au long du XXe siècle, notamment l'effondrement partiel de la toiture et la détérioration des murs et des éléments structurels.
Des interventions récentes ont consisté en la reconstruction de parties de la maçonnerie, le remplacement d'éléments d'origine et l'introduction de nouveaux matériaux, tels que des blocs de béton, entraînant une certaine modification de l'ensemble architectural.
Malgré cela, une part importante de la structure d'origine a été préservée, en particulier en ce qui concerne l'organisation intérieure des pièces et les techniques de construction traditionnelles.
 
Classement et préservation 
L'édifice a été classé monument historique municipal par le décret n° 3408 du 30 avril 2007, en reconnaissance de sa valeur historique, architecturale et culturelle.
Ce classement concerne l'ensemble du bâtiment et ses abords, garantissant une protection juridique et encadrant les interventions visant à sa préservation.


Importance culturelle et religieuse 
La Maison du Père Miguel revêt une importance qui dépasse sa dimension architecturale, constituant un espace de mémoire lié à la religiosité populaire de la région.
L'association de la propriété avec la figure du prêtre, considéré par de nombreux fidèles comme doté de pouvoirs miraculeux, a contribué à sa transformation en un lieu de dévotion. 
 En ce sens, la propriété peut être appréhendée comme un espace hybride, où s'articulent patrimoine matériel et pratiques symboliques, témoignant des processus de construction de la mémoire collective au sein des communautés religieuses.
 
Mémoire et dévotion 
Après sa mort, le Père Miguel devint un objet de dévotion populaire dans la région de São Miguel do Cajuru, associé aux récits de grâces obtenues par les fidèles.
Lors de ses funérailles, les fidèles emportèrent des fragments de sa soutane en guise de souvenir, une pratique liée à l'attribution d'une valeur dévotionnelle aux objets ayant appartenu au prêtre.
Cette dévotion se matérialise également dans la production d'ex-voto, de lettres de remerciement et d'autres documents laissés par les dévots, ultérieurement intégrés à la collection du mémorial dédié à la figure religieuse.


Mémorial 
Le mémorial du Père Miguel Afonso de Andrade est situé dans le quartier de São Miguel do Cajuru, dans un bâtiment historique ayant appartenu à la famille du prêtre.
La collection comprend des objets personnels, du mobilier, des vêtements liturgiques et des objets de dévotion, notamment des meubles, des ustensiles de cuisine, des étoles, des manipules, des photographies, des lettres et des ex-voto.
Les objets mobiliers sont fabriqués à partir de matériaux variés, tels que le bois, le métal, la céramique, le tissu et le papier, et datent des XIXe et XXe siècles.
Selon un inventaire municipal, ces objets revêtent une grande valeur pour la communauté locale, car ils témoignent de la vie du prêtre et des pratiques religieuses populaires liées à sa mémoire.
Le bâtiment qui abrite le mémorial a été classé monument historique municipal en 2007, puis restauré. 
Il est aujourd'hui un lieu de recueillement et de préservation de la mémoire locale.
 
Culte et reconnaissance 
En 2019, une demande a été soumise au diocèse de São João del-Rei afin d'engager un processus de béatification.
À ce jour, elle n'a reçu aucune reconnaissance officielle du Saint-Siège et la dévotion à son égard demeure limitée à la sphère locale.

Interprétations et parallèles 
La dévotion envers Padre Miguel do Cajuru s'inscrit dans le champ de la religiosité catholique populaire brésilienne, caractérisée par la canonisation de figures locales fondée sur des pratiques dévotionnelles, des récits de miracles et la construction d'une mémoire collective.
Ce phénomène présente des similitudes avec d'autres cas au Brésil, tels que Padre Cícero à Ceará, Nhá Chica à Baependi et Padre Victor à Três Pontas. 
Ces cas partagent des pratiques comme les pèlerinages, la production d'ex-voto, la diffusion de récits de miracles et la conservation d'objets associés aux figures religieuses.
Dans le cas de Padre Miguel, ces pratiques se manifestent notamment par l'entretien de son mémorial et la continuité des témoignages de dévotion.
Contrairement à certains de ces cas, la dévotion envers Padre Miguel n'a, à ce jour, pas abouti à une reconnaissance officielle par l'Église catholique.
D’un point de vue historiographique, ces manifestations ont été interprétées comme des formes ascendantes de construction de la sacralité, dans lesquelles la légitimité symbolique émerge de l’expérience communautaire avant, et parfois indépendamment de, la reconnaissance institutionnelle.