Alfred Ildephonse Schuster

Alfred Ildephonse Schuster

Alfred Ildephonse Schuster


Alfredo Ildefonso Schuster, né à Rome le 18 janvier 1880 et mort à Venegono Inferiore le 30 août 1954, était un moine bénédictin italien, abbé de Saint-Paul-hors-les-Murs (à Rome).

Connu pour ses travaux sur la liturgie catholique, il fut faitarchevêque de Milan, et cardinal de l'Église catholique romaine.

Il fut proclamé bienheureux par Jean-Paul II.

 

Formation et vie religieuse

Fils de Giovanni et Maria Anna Tutzer, le jeune Alfredo est encore jeune quand il perd son père.

Il entre pour ses études chez les bénédictins de Saint-Paul-hors-les-murs ; devenu moine, il fait profession religieuse en 1900.

Après des études supérieures de philosophie au Collège Pontifical Saint Anselme de Rome, il est ordonné prêtre le 19 mars 1904 dans la Basilique Saint-Jean de Latran.

Par la suite il remplit les charges de procurateur général de la Congrégation bénédictine du Mont-Cassinprieur claustral et en 1918 abbé ordinaire de Saint-Paul-hors-les-murs.

Il joue un rôle dans les tentatives, alors limitées, de dialogue avec la communauté juive romaine.

L'œcuménisme par ailleurs n'existait pas.

Il est chargé en 1928 par la congrégation des rites en tant qu'expert en histoire liturgique, d'examiner un projet de réforme supprimant l'adjectif du Oremus et pro perfidis Judaeis, auquel il est favorable, mais le projet est finalement rejeté par la Curie, et il doit se rétracter.

 

Archevêque

Il est nommé archevêque de Milan le 26 juin 1929 et cardinal le 15 juillet 1929.

Il gouverna son diocèse en des temps difficiles pour Milan et pour l'Italie.

Il prit pour modèle son prédécesseur du XVIe siècle, Saint Charles Borromée : il se montra assidu aux visites pastorales dans son immense diocèse, et parvint à les faire cinq fois en ses vingt-cinq ans d'épiscopat.

Il écrivit de nombreuses lettres au clergé et aux fidèles, donna des prescriptions minutieuses spécialement dans l'ordre de la beauté du culte divin, organisa de fréquents synodes diocésains et deux congrès eucharistiques.

Par mandat du pape Pie XI, il réorganisa les séminaires milanais en particulier en construisant le Séminaire de Théologie et le Petit Séminaire (Seminario Liceale) de Venegono Inferiore, inaugurés en 1935.

Il participa en 1937 aux cérémonies du centenaire de la refondation de l'abbaye de Solesmes qu'il affectionnait particulièrement.

Dans le contexte de la mise en place des lois raciales fascistes, il prononce une homélie à la cathédrale de Milan le 13 novembre 1938 dans laquelle il condamne le racisme comme étant une « hérésie » et un « danger international (...) non moindre que le bolchévisme ».

Il participa au conclave de 1939, qui élit pape le cardinal Eugenio Pacelli (Pie XII).

Le 25 avril 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il organisa la reddition de Mussolini sans effusion de sang par une rencontre entre ce dernier et les partisans dans le cadre de l'archevêché.

Il proposa aussi à Mussolini de demeurer dans l'archevêché, sous sa protection, pour se rendre ensuite aux Alliés. Mais le Duce refusa, préférant tenter la fuite.

Alfred Ildephonse Schuster


Sous le poids de l'âge et de la maladie, le cardinal Schuster se retira dans le séminaire de Venegono, où il s'éteignit le 30 août 1954.


Alfred Ildephonse Schuster

 

Béatification

Il fut proclamé bienheureux par Jean-Paul II le 12 mai 1996.

 

Œuvres

  • Erudit, Alfred Schuster a publié dix volumes du Liber Sacramentum (1919-1923).
  • Il a aussi créé une école de musique et des centres de culture catholique.
  • Il a tenu cinq synodes diocésains, ayant un grand souci du clergé auquel il donnait l'exemple de l'harmonisation de la contemplation et de l'action pastorale.
  • Toute sa vie, il a hautement recommandé la participation des laïcs à la vie paroissiale.


Alfredo Ludovico Luigi Schuster naît à Rome en 1880. Dès l'âge de 11 ans, il entre au monastère bénédictin de Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome.

Il y prendra le nom d'Ildefonso.

Maître des novices en 1904, il est élu Abbé en 1918.

Cette préparation à l'école de Saint Benoît forge en lui une âme de prière et de contemplation.

Elle l'ouvre à "l'amour de Dieu qui est le fondement de la communion fraternelle et de l'apostolat" (Jean Paul II).

En 1929, il est nommé Archevêque de Milan par Pie XI, et la même année, il est créé Cardinal.

C'est dans la prière et la méditation quotidienne des Écritures que ce 'frêle moine' trouve le secret qui lui permet d'occuper le devant de la scène à l'époque troublée du fascisme.

Pendant la seconde guerre mondiale, il fait preuve d'une grande charité. Ce savant qui avait publié les 10 volumes du 'Liber sacramentorum' (1919-1923) crée une école de musique ainsi que des centres de culture catholique.

Il a le souci de son clergé pour qui il est un exemple vivant de la façon dont peuvent être harmonisées la contemplation et l'action pastorale.

Il recommande la participation des laïcs à la vie paroissiale. Il tient cinq Synodes diocésains.

Pour conclure la vie de cet 'Évêque intrépide et de cet apôtre infatigable', on peut emprunter ses propres paroles : "A la fin, ce qui compte pour la véritable grandeur de l'Église et de ses fils, c'est l'amour".

Il meurt en 1954 à Venegono Inferiore (province civile de Varèse, diocèse de Milan), au Séminaire Archiépiscopal Pie XI, où il était de passage.

Lui succède sur son Siège un ami des bénédictins, Jean-Baptiste Montini (futur Pape Paul VI), qui introduit sa cause de béatification en 1957.
Béatification: 12.05.1996  à Rome  par Jean Paul II








 

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