Campinas (Brésil), Notre-Dame des larmes (Amália de Jesus Flagelado)

 Campinas (Brésil)

Notre-Dame des larmes (Amália de Jesus Flagelado)

 

Image illustrative de l’article Notre-Dame des Larmes 

Peinture représentant Notre-Dame des Larmes (Campinas, Brésil) 

 

Notre-Dame des Larmes (portugais : Nossa Senhora das Lágrimas) est l'une des invocations mariales attribuées à la Vierge Marie et qui trouve son origine dans les apparitions qu'aurait reçues sœur Amália de Jesus Flagelado, en , dans la chapelle du couvent de l'Institut des Missionnaires de Jésus Crucifié, situé dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil.

Cette dévotion s'est depuis cette date répandue dans différents pays du monde, diffusée par des groupes de fidèles catholiques. 

La dévotion à « Notre-Dame des Larmes » a été reconnue et autorisée par l'évêque de Campinas, mais aussi d'autres évêques dans différents pays. Cette dévotion consiste en une prière et un « chapelet » particuliers, transmis par la voyante.

Historique

Amália Aguirre, religieuse à l'Institut des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié sous le nom de sœur Amália de Jésus Flagellé déclare avoir des visions mystiques du Christ en 1929. L'année suivante, la religieuse se dit favorisée d'apparitions de la Vierge Marie qui sous le vocable de « Notre-Dame des Larmes », lui demande de prier particulièrement pour la conversion et le salut des pêcheurs. La Vierge aurait demandé la réalisation d'un chapelet particulier dans le cadre de cette dévotion, ainsi que d'une médaille particulière avec sur une face la Vierge des Larmes, et sur l'autre le Christ lié (référence à un épisode de la Passion du Christ).

Très vite l'évêque du lieu autorise la dévotion à Notre-Dame des Larmes, et donne l’imprimatur à des ouvrages relatant des apparitions. Quelques autres évêques dans le monde donnent à leur tour l'autorisation pour une dévotion privée à la Vierge Marie sous ce titre.

Description

La représentation de la Vierge

 

 

 Statue originale de Notre-Dame des Larmes – Campinas 

 

La Vierge des Larmes est présentée sous un visuel relativement classique dans le catholicisme : debout, les mains ouvertes, portant une robe (ici de couleur saumon), un manteau bleu, et un grand voile blanc sur la tête qui descend largement sur les épaules. Dans ses mains, elle tient un chapelet qu'elle tend au fidèle.

Le chapelet

Ce chapelet (parfois appelé « couronne » n'est pas le chapelet « habituel » utilisé par les catholiques, mais la « couronne » ou le « chapelet des Larmes », composé de sept groupes de sept perles blanches, destinées à réciter une prière particulière.

Pour être précis :

  • le chapelet débute par la médaille de Notre-Dame des Larmes (en lieu et place de la croix sur le chapelet traditionnel)
  • suivent trois perles blanches
  • puis une boucle de sept groupes de perles composés de sept perles blanches (proches) séparés par une perle solitaire.

Chacune de ces perles est destinée à une invocation particulière

La médaille

Sur la médaille de Notre-Dame des Larmes est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Vos Larmes ont renversé l'empire infernal! ». Au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié pendant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! ».

Prière à la Vierge

La prière de la « couronne de Notre-Dame des Larmes » est récitée ainsi.

Prière d'ouverture

Nous voici à Vos pieds, ô très doux Jésus crucifié, pour vous offrir les larmes de celle qui vous a accompagné avec tant d'amour sur le douloureux chemin du Calvaire. Accorde-nous, ô bon Maître, de savoir profiter de la leçon qu'elles nous donnent, afin qu'en accomplissant Votre très sainte volonté sur la terre, nous puissions nous puissions un jour au ciel Vous louer pour toute l'éternité.

Sur les perles blanches (qui séparent les groupes de 7)

Voici, ô Jésus, les larmes de celle qui Vous a le plus aimé sur la terre et qui Vous aime le plus au Ciel.

Sur perles blanches (groupes de 7)

Mon Jésus, écoutez nos supplications par les larmes de Votre Très Sainte Mère.

A la fin, il est répété trois fois, sur les trois dernières perles blanches :
Voici, ô Jésus, les larmes de celle qui Vous a le plus aimé sur la terre et qui Vous aime le plus au Ciel.

Prière de clôture

Très Sainte Vierge et Mère des Douleurs, nous vous demandons de joindre vos prières aux nôtres, afin que Jésus, votre divin Fils, à qui nous nous adressons au nom de vos larmes maternelles, entende nos prières et nous accorde, avec les grâces que nous désirons, la couronne éternelle. Amen.

Invocation finales (à prier en contemplant et en embrassant la médaille)

"Par Votre mansuétude divine, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace !"
"O Vierge très douloureuse, vos larmes ont renversé l'empire infernal !"

Notoriété et influence

La dévotion autorisée dans le diocèse en 1931 se répand à l'étranger dès 1935 grâce à l'imprimatur obtenu pour la prière auprès de différents évêchés. Néanmoins, malgré un début rapide, l’extension de la dévotion semble marquer le pas dans les années suivantes.

En 2017, une association de fidèles catholiques est créée : l'Apostolat international de Notre-Dame des Larmes (pt). Celle-ci a pour but de diffuser les « messages d'Amour » reçus par la voyante Amália de Jesus Flagelado, à Campinas. Pour cela ils créent un site internet destiné à diffuser les « messages reçus par la voyante ». L'association procède également à la publication d'ouvrages destinés à faire connaitre et diffuser le culte de Notre-Dame des Larmes, ainsi que des objets de piété (médailles, images). 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_des_Larmes 

 

Les apparitions mariales de Campinas désignent les apparitions de la Vierge Marie reçues par sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt) (née Amália Aguirre) dans la chapelle du couvent de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifié, située dans la ville de Campinas, dans l'État de São Paulo, au Brésil.

Ces visions de la religieuse s'inscrivent dans une expérience mystique plus large, notamment des visions du propre Jésus-Christ, et des révélations privées. Si la dévotion à Notre-Dame des Larmes, ainsi que des prières spécifiques ont été autorisées par l'évêque de Campinas (et de quelques autres), les apparitions mariales en elles-mêmes n'ont pas fait l'objet d'une enquête canonique ou d'une reconnaissance spécifique. Toutefois, son culte continue d'être largement encouragé par l'Église catholique.

La dévotion mariale issue de ces apparitions s'est étendue à travers le monde.

Historique

Le contexte

La voyante

 

 Sœur Amalia de Jésus Flagellé (pt), la voyante de Notre-Dame des Larmes

 

De son nom de baptême Amalia Aguirre, la future religieuse missionnaire est née à Riós, près de la frontière entre l'Espagne et le Portugal, dans la communauté autonome de Galice, le . Elle appartenait à une vieille famille, de longue tradition chrétienne, et ses parents étaient admirés pour la sainteté des coutumes, la piété fervente et leur inépuisable charité envers les autres. Cependant, les circonstances économiques et les desseins de Dieu contraignent la famille à quitter l'Espagne et à émigrer au Brésil, dont la langue – le portugais – leur était familière et leur a permis de s'installer et de travailler sans difficultés. À leur arrivée, ils s'installent dans l'État de Bahia, mais peu de temps après, ils déménagent à Campinas, dans l'État de São Paulo.

Au départ, la jeune Amalia n'est pas allée au Brésil avec ses parents et restait a s'occuper de sa grand-mère, qui était déjà très âgée et malade, et qui avait besoin de compagnie. Ce n'est qu'après la mort de sa grand-mère qu'Amalia traversa l'océan Atlantique et arrive à Campinas le .

Premières expériences mystiques

Amalia Aguirre entra dans la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Jésus Crucifiéé, fondée par fondé par Mgr Francisco de Campos Barreto, évêque de Campinas, et Mère Maria Villac, sous le nom de Sœur Amalia de Jésus Flagellé. Elle a fait partie du premier groupe de religieuses entrées dans la Congrégation lors de sa fondation. Portant les stigmates du Christ, Amalia prend l'habit religieux le et prononça ses vœux perpétuels le .

Le , sœur Amalia dit voir le Christ tandis qu'elle prie devant le tabernacle de la chapelle du couvent.

Les apparitions à Campinas

La voyante déclare que le , elle aurait vu la Vierge Marie dans la chapelle du couvent. Elle raconte : « je me suis soudain sentie emportée vers le haut. Et je vis une Dame d'une indicible beauté s'approcher de moi. Elle était vêtue d'une robe violette, d'un manteau bleu, et d'un voile blanc dont un pan enveloppait sa poitrine ». L'apparition lui aurait montré un « chapelet » fait de ses larmes, destiné à convertir les pécheurs.

Au cours de cette vision, la voyante aurait entendu ces paroles de la Sainte Vierge : « C'est le chapelet de mes larmes que mon Fils veut confier à l'Institut cher à son Cœur comme une part de son testament. Les invocations t'ont déjà été données par mon Fils : par elles, mon Fils veut que je sois honorée, et toutes les grâces que l'on demandera au nom de mes larmes, Il les accordera volontiers. Ce chapelet servira à la conversion de nombreux pécheurs, notamment ceux qui sont possédés par le démon. Il est réservé à l'Institut de Jésus Crucifié, l'honneur de particulier de coopérer à la conversion de nombreux adeptes d'une secte infâme, qui se mueront en autant d'arbres florissant dans l’Église militante. Par ce chapelet, le diable sera vaincu et la puissance de l'enfer brisée. Prépare-toi à ce grand combat ! ».

Le , lors d'une nouvelle vision, la voyante se serait vu missionnée pour faire frapper une « nouvelle médaille miraculeuse » qui évoquerait les larmes de la Vierge, avec mission de « la répandre dans le monde entier ». Sur cette médaille, est écrit le texte : « O Vierge très Douloureuse, Tes Larmes ont renversé l'empire infernal! » ; au verso, la médaille porte l'image de Jésus lié (en référence au Christ lié durant sa Passion) avec les mots : « Par votre divine douceur, ô Jésus lié, sauvez le monde de l'erreur qui le menace ! ».

Sœur Amalia décède à Taubaté le .

Suites et conséquences

Marques de reconnaissances par l’Église catholique

 

 Statue originale de Notre-Dame des Larmes – Campinas 

 

Le , Mgr Francisco de Campos Barreto (pt), évêque de Campinas, accorde l'imprimatur pour la publication des écrits de la voyante. Le , dans une déclaration épiscopale il autorise la dévotion à la Vierge Marie sous l'invocation de Notre-Dame des Larmes.

En 1935, la prière à la Vierge donnée par la voyante et intitulée « la Couronne (ou Rosaire) de Notre-Dame des Larmes » reçoit l'autorisation de diffusion dans d'autres diocèses (par d'autres évêques), aux États-Unis, en Hongrie, Allemagne, etc ...

Position officielle de l’Église catholique

Bouflet et Boutry indiquent que cette « vision » de la religieuse s'apparente plus à une étape dans un cheminement mystique riche de la voyante (qui a eu d'autres visions avant celle-ci), qu'à une mariophanie en tant que telle. Pour ces auteurs, le terme « d'apparition » n'est pas adapté pour qualifier l'événement. René Laurentin n'y accorde, dans son dictionnaire, qu'un bref paragraphe, sans indiquer de procédure ou de marque de reconnaissance ecclésiale. Joachim Bouflet ne la cite même pas dans son grand « dictionnaire des apparitions » qui se veut pourtant (relativement) exhaustif.

L'Église catholique, tant par l'évêque du lieu (dépositaire de l'autorité sur ce point) que par le Vatican, ne s'est pas exprimé officiellement sur l'authenticité des apparitions. L’imprimatur pour les livres évoquant les apparitions et les messages reçus par la voyante, tout comme l'autorisation de culte à « Notre-Dame des Larmes », ne sont nullement une marque « de reconnaissance officielle des apparitions » comme le déclarent de nombreux fidèles et sites internets divers. Joachim Bouflet précise bien qu'une « reconnaissance et autorisation de culte » n'est nullement synonyme et encore moins équivalent à une reconnaissance canonique d'une apparition qui, elle, suit des critères canoniques très rigoureux. La dévotion reste donc autorisée à titre privée.

Apostolat international

Fondé en 2017, l'Apostolat international de Notre-Dame des Larmes (pt) est une association de fidèles catholiques qui a pour but de diffuser les « messages d'Amour » reçus par la voyante Amália de Jesus Flagelado, à Campinas. Pour cela ils ont créé un site internet destiné à diffuser les « messages reçus par la voyante », ainsi que de procéder à la publication d'ouvrages destinés à faire connaitre et diffuser le culte de Notre-Dame des Larmes.

L'association diffuse également des objets de piété (médailles, images) destinés à cette dévotion.

La Chapelet de Notre-Dame des Larmes (pt) est une prière particulière promue par cette association. Il s'agit de méditer « la Passion du Christ, et les Douleurs et les Larmes de la Vierge Marie ». Pour cela, le fidèle utilise un chapelet particulier composé de 49 grains regroupés en 7 groupes de 7 grains. Le chapelet comporte également une médaille avec l'image de Notre-Dame des Larmes d'un côté, et de l'autre l'image de Jésus lié. 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Apparitions_mariales_de_Campinas 

En savoir plus :  Amalia Aguirre (Amalia de Jésus flagellé) 

 

 → Les apparitions de la Vierge dans le monde

 

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