Bienheureux François Spinelli († 1913)

Saint François Spinelli († 1913)
fondateur de la Congrégation de Sœurs
pour l’adoration du Saint-Sacrement
 
 

Image illustrative de l’article François Spinelli

Statue de saint François Spinelli à Caravaggio
 


François Spinelli (Milan, 14 avril 1853 - Rivolta d'Adda, 6 février 1913), est un prêtre catholique italien, fondateur des congrégations des Sœurs sacramentines et des Adoratrices du Saint-Sacrement. Vénéré comme saint par l'Église catholique, sa mémoire liturgique est fixée au 6 février.


Biographie

Francesco Spinelli est issu d'une famille modeste, travaillant au service des marquis Stanga. Manifestant dès son plus jeune âge son désir de devenir prêtre, il part à Bergame faire son éducation avant d'intégrer le séminaire.

C'est pendant ce temps qu'il fera la connaissance du bienheureux Louis Marie Palazzolo, auprès duquel il apprend beaucoup, et l'aide dans ses œuvres.

Ordonné prêtre le 17 octobre 1875, Francesco Spinelli se rend peu après à Rome, à l'occasion de l'Année sainte, et vivra une expérience spirituelle dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure.

Selon ses dires, alors qu'il était en prière, il aurait eu une vision de nombreuses jeunes filles se consacrant à l'adoration de Jésus dans le Saint-Sacrement.

Deux ans plus tard son intuition prend forme. Avec trois jeunes femmes, menées par sainte Gertrude Comensoli, il fonde la communauté des Sœurs sacramentines, vouées à l'éducation des jeunes filles pauvres et à une vie tournée vers l'adoration eucharistique.

Alors que les débuts de l'œuvre sont fructueux, en 1889, Francesco Spinelli est contraint de quitter le diocèse et sa congrégation à la suite d'une série de calomnies.

Sans réclamer justice, il obéit et trouve refuge au couvent des Sacramentines de Rivolta d'Adda.

Malgré une grande misère financière, Francesco Spinelli encouragent les quelques religieuses à poursuivre la vie de la congrégation, au prix de nombreux sacrifices.

En 1892, sa congrégation est contrainte d'être divisée en deux. La communauté de Bergame devient indépendante, guidée par Gertrude Comensoli, tandis que la communauté de Rivolta devient la congrégation des Adoratrices du Saint-Sacrement.

Alors qu'on tentait de démanteler son œuvre, Francesco Spinelli resta patient et ne cessa d'encourager ses religieuses.

Bientôt, sa congrégation s'étendit à travers toute l'Italie, le Congo, le Sénégal, la Colombie et l'Argentine.

En parallèle, depuis qu'il était arrivé à Rivolta, il menait son ministère notamment auprès des malades, des pauvres et des marginaux.

Il mourut au milieu de ses religieuses le 6 février 1913.

 

Béatification et canonisation

La cause pour la béatification et la canonisation de Francesco Spinelli débute le 25 janvier 1952 à Crémone.

L'enquête diocésaine est ensuite envoyée à Rome afin d'y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints.

Au terme de l'enquête canonique, c'est le 3 mars 1990 que le pape Jean-Paul II reconnaît qu'il a pratiqué héroïquement les vertus chrétiennes, et lui décerne donc le titre de vénérable.

Suite à la reconnaissance comme authentique par une commission médicale et théologique d'une guérison inexplicable attribuée à l'intercession de Francesco Spinelli, le pape signe le décret de reconnaissance le 2 juin 1992, permettant sa béatification.

Moins d'un mois plus tard, le 21 juin, Francesco Spinelli est proclamé bienheureux, au cours d'une cérémonie solennelle célébrée dans la Basilique Santa Maria delle Fonte à Caravaggio, par le pape Jean-Paul II.

Le 6 mars 2018, suite à la reconnaissance d'un second miracle, le pape François a signé le décret de canonisation.

Francesco Spinelli est proclamé saint lors d'une cérémonie qui sera célébrée le 14 octobre 2018 à Rome, durant le synode des jeunes, par le pape François.

Source :

 


Don Francesco naquit à Milan le 14 avril 1853.

En 1875, sa première année de sacerdoce, il se rend à Rome pour le Jubilé.
Dans la Basilique de Sainte Marie Majeure s’agenouille devant la crèche de l’Enfant Jésus.

« Je me suis agenouillé, j’ai pleuré, j’ai prié e j’ai entrevu une nuée de jeunes filles qui se consacreraient à l’Adoration de Jésus dans le Sacrement ».

Était-ce un songe, une vision, une intuition : pour don Francesco l’incarnation de Jésus continue quotidiennement dans le Pain Eucharistique, présence d’amour pour tous, à adorer et à servir dans les pauvres.

Bergame (Italie), 15 décembre 1882 : le rêve devient réalité.

Don Francesco fonde avec les trois premières sœurs la nouvelle famille religieuse, adorant l’Eucharistie et puisant d’Elle l’amour pour le service des frères.

Mais les œuvres de Dieu portent toujours la marque de la Croix et de la souffrance : après un début promettant, le 4 mars 1889 il est contraint à quitter le diocèse de Bergame et l’Institut à cause de calomnies et d’intrigues : comme le grain de blé il accepte alors de donner sa vie dans le sillon de la volonté de Dieu.
4 mars 1889 : don Francesco se rende à la maison des sœurs à Rivolta d’Adda, pauvre sans un sou et abandonné par les siens.
Il invite les sœurs à rester unies et leur demande si elles sont prêtes à affronter les fatigues et les ennuies pour assurer la continuité de l’Institut. Leur réponse est unanime.
Sacrifices et joies dans la vie quotidienne ne manquent pas : le Fondateur et les Sœurs puisent force, unité, réconfort et paix dans l’Adoration Eucharistique.
De la Croix jaillit la joie de la Résurrection et la fécondité de l’engagement.
A partir de ce jour là Jésus est adoré continuellement à la Maison Mère de Rivolta d’Adda, en Italie, au Congo, au Sénégal, en Colombie, au Cameroun, en Argentine et… l’Eglise peut jouir des fruits de cette contemplation.












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