Saint Cunibert († v. 660)

Saint Cunibert († v. 660)
Archevêque de Cologne


Saint Cunibert, Archevêque de Cologne († v. 660)


Il est fêté le 12 novembre.

Saint Cunibert, nommé aussi Hunebert ou Chunebert, naquit d'une famille illustre, dans le royaume d'Austrasie, vers la fin du règne de Childebert II.
Il était diacre de l'église de Trèves, lorsque Dagobert monta sur le trône.
Il fut sacré évêque de Cologne, vers l'an 623.
Deux ans après, il assista au concile national de Reims, où se réunirent les prélats de quatorze provinces ecclésiastiques de la monarchie française.
Lorsque saint Arnoul, évêque de Metz, abandonna la cour pour se retirer dans la solitude, la prudence et les talents de Cunibert le firent placer à la tête du conseil.
Il gouverna les affaires du royaume avec Pépinmaire du palais.
Ces deux saints personnages firent partout fleurir la justice et la piété.
Dagobert fut heureux tant qu'il suivit les conseils de Cunibert.
Ce prince ayant placé son fils Sigebert, âgé de trois ans, sur le trône d'Austrasie (633), lui donna pour ministre Cunibert et le duc Adalgise, tandis que Pépin conservait l'administration générale du royaume.
Après la mort de Dagobert (638), Pépin revint en Austrasie, partagea avec Cunibert les soins du gouvernement, et mourut en l'an 640.
Son fils, Grimoald, qui lui succéda, ne crut pouvoir se maintenir, sans l'amitié de Cunibert, dans la mairie du palais et la régence du royaume. Sigebert mourut vers l'an 654, et fut mis au nombre des saints.
Cunibert s'était retiré dans son évêché de Trèves, lorsqu'il fut appelé pour gouverner l'Etat sous Childéric, frère de Clotaire II.
Cunibert mourut le 12 novembre 664, dans la quarantième année de son épiscopat.
Sa fête est marquée au 12 novembre dans le martyrologe romain. Sa Vie, écrite par un auteur anonyme, a été publiée par Surius.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 9 - Page 568)
SAINT CUNIBERT, ÉVÊQUE DE COLOGNE (+ 663)
Cunibert (Hunebert, Chunebert, Clunibert, Hunibert) naquit sur les bords de la Moselle; son père se nommait Crallon, sa mère Reine. Il fut d'abord archidiacre de l'église de Trèves; puis, après la mort de l'évêque de Cologne, Remy, il fut appelé par les voeux de tous à lui succéder, l'an 623. Il assista au premier Concile de Reims, sous Sonnace, Concile où furent décrétés plusieurs Canons contre les hérésies, et touchant l'immunité ecclésiastique. Sa sainteté, sa prudence et sa sagesse jetèrent un grand éclat, non-seulement dans l'Eglise de Cologne, mais dans toute l'Austrasie, dans tout l'empire des Francs. Il aida de ses conseils Dagobert, d'abord roi d'Austrasie, puis maître de toute la nation Franque. Il ne fut pas sans contribuer à la prospérité de ce règne, le plus florissant qu'on ait vu sous la dynastie des Mérovingiens. Lorsque Dagobert établit son fils Sigebert roi d'Austrasie, dont Metz élait la capitale, il lui donna saint Cunibert pour conseiller et pour guide; sous une si sage conduite le jeune prince acquit des vertus qui éclatèrent en beaux exemples et une piété qui laissa des monuments remarquables. Saint Pépin de Landen, père de sainte Gertrude, prince recommandable par ses vertes autant que par ses talents, était uni à saint Cunibert par les liens de la plus étroite amitié. Ce furent ces 2 hommes qui, après la mort de Dagobert, maintinrent les Austrasiens dans le devoir et dans la paix. Notre saint évêque favorisa la fondation des monastères de Malmédy et de Stavelot par saint Remacle; il promut saint Amand à l'évêché de Maastricht-Liège; il fonda à Cologne, sous le patronage de saint Loup, l'institut des "12 frères pleureurs". Un de leurs offices consistait à veiller auprès des corps des évêques de Cologne défunts, jusqu'à ce qu'ils fussent déposés en terre; ils assistaient aussi aux offices de la cathédrale les dimanche, et tous les jours pendant le saint Carême de Pâques. Une légende tardive prétend que Cunibert découvrit la sépulture de sainte Ursule par l'indice d'une colombe. Il fonda hors des murs de Cologne, du côté du nord, l'église de Saint-Clément, dans laquelle il fut enterré après 40 ans d'épiscopat (623-663), et qui porte aujourd'hui son nom. Au 11ème siècle, un incendie ayant dévoré le monastère de Sainte-Marie aux Degrés, comme l'incendie gagnait la métropole, située tout auprès, la congrégation de Saint-Cunibert apporta les reliques de son saint patron dans l'église, et l'opposa aux flammes qui s'éteignirent subitement, en présence de l'archevêque Sigewin.
Une colombe et une petite réduction d'église en forme de miniature, tels sont les attributs habituels de saint Cunibert.
Saint Cunibert est un des patrons de Cologne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cunibert_de_Cologne

 CUNIBERT, ÉvÊque De Cologne.

Tiré de sa vie, rapportée par Surins, p. 247. Voyez aussi Le Cointe, Annal. Franc, ad ann. 623 , n° 8; Flodobert, Hist. Rem.; Fredegar, Hist. c. 58; Gelenius, de Coloniœ magnitud.; Molani ffat. SS. Belgii, p. 252 , et Baillet.

L'am 663

S. Cuir1BERT , que d'autres nomment Hunebert, naquit de parens nobles et très-pieux, sur les bords de la Moselle, et se forma de bonne heure, par leur exemple et leurs leçons , aux vertus du christianisme. Quand il eut atteint l'âge viril, il devint diacre de l'église de Trèves, et se distingua en cette qualité par son savoir , son esprit de justice et la pureté de ses mœurs. A la mort de l'évêque Remède de Cologne, le diacre Cunibert fut élevé sur ce siége épiscopal, en considération de ses hautes vertus. Sa modestie et son humilié l'engagèrent à la vérité à refuser ces difficiles fonctions ; mais le serviteur de Dieu se vit obligé de se rendre aux vœux unanimes du Roi Dagobert, du clergé de Cologne et du peuple. Ceci arriva vers l'an 623, la seconde année du règne de Dagobert en Âustrasie , et la quarantième de celui de son père Clotaire en France. Il n'est donc guère croyable, qu'il ait été élevé à la cour de Dagobert, comme le prétendent quelques historiens ; car il y avait déjà long-temps qu'il était diacre à l'église de Trêves, lorsque Dagobert fut fait Roi d'Austrasie par son père Clotaire II.
Le saint évêque prit la part la plus active à toutes les affaires publiques. Il assista en 625, avec beaucoup d'autres prélats, au concile tenu à Reims (1), et fit paraître dans toutes les circonstances tant de sagesse et de piété , que le Roi Dagobert ne fit plus rien sans le consulter, et l'honora même , après la mort de S. Arnoul , évêque de Metz , de sa confiance la plus intime. S. Cunibert se vit ainsi chargé du poids des principales affaires du royaume , avec le B. Pepin, et ils s'acquittèrent de cette tâche à la satisfaction du Roi et pouf le plus grand bien du peuple. Aussi long-temps que Dagobert suivit leurs sages conseils, son règne fut si heureux, que la paix et la justice semblaient y avoir fixé leur demeure , et qu'il surpassa en éclat celui de tous les Rois ses prédécesseurs (2). Le saint Roi Sigebert eut particulièrement de grandes obligations au bienheureux évêque car son père , devenu Roi de toute la France, l'ayant placé encore enfant sur le trône d'Aus
trasie, les soins de notre Saint en firent un chrétien accompli et un Roi parfait. Le B. Pepin était alors chargé de l'administration générale de l'empire des Francs , et Cunibert, ainsi que le duc Adalgise, étaient les conseillers du jeune Roi d'Austrasie. Pepin et Cunibert furent toujours liés entre eux par l'amitié la plus étroite , et après la mort de Dagobert. ils dirigèrent en commun le gouvernement de l'empire d'Austrasie et l'éducation du jeune Roi. La sainteté et la sagesse évangélique de Cunibert imprimèrent à toute l'administration une marche tout-à-fait chrétienne.
A la mort du saint Roi Sigebert, Cunibert se retira dans son évêché, parce qu'il ne voulait pas être témoin de l'injustice que Grimoald , fils de Pepin et maire du palais , commit envers Dagobert, fils et héritier de Sigebert , en lui ôtant la couronne, pour la mettre sur la tête de son fils Childebert. Mais celui-ci ne jouit pas long-temps de sa perfidie; car Clovis II, frère de S. Sigebert, réunit de nouveau la monarchie des Francs sous le même sceptre. Lorsque , sous le règne de son fils Lothaire III , l'Austrasie forma de nouveau un royaume à part pour le jeune Childéric , il fallut que Cunibert , malgré son grand âge , se chargeât encore de la conduite de ce jeune prince. En considération des intérêts généraux de la Religion et de l'Etat, le saint évêque, quoique préférant ses fonctions pastorales à toutes autres , prit néanmoins sur lui cette pénible tâche. C'est en raison de la position où il se trouvait alors, que dans les actes publics de ces temps-là on le voit toujours à la tête des autres évêques, quoiqu'en sa qualité d'évêque, il fût soumis à l'archevêque de Worms, qui était alors la métropole de la Haute-Germanie.
Cunibert mourut le 12 Novembre 663, et fut enterré dans l'église de Saint-Clément , qui s'appela dans la suite de Saint-Cunibert. Le Seigneur glorifia sa mémoire par plusieurs miracles. Son nom se trouve dans le martyrologe d'Usuard , de Wandalbert et dans le romain.
(1) Suivant Sirmond, ce concile fut tenu en 63o ; mais son opinion n'est pas généralement suivie. Il fut présidé par l'archevêque Sonnatius. On y vit plus de quarante évêques , entre autres S. Aruoul, évêque de Metz. — Voyez Labbei collect. cône., t. V.
Note de la prés. èdit. )
(2) Lorsque Clotaire établit son fils Dagobert roi d'Austrasie, il lui donna pour ministres les deux hommes les plus sages et les plus vertueux du royaume, le B. Pepin de Landen et S. Arnoul , évêque de Metz. Ce dernier avait toujours conservé le penchant qu'il éprouva dès sa jeunesse , de se consacrer entièrement à Dieu dans la solitude , et il accomplit ce dessein peu de temps après l'année 625.
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