Saint Émilion († v. 767)

Saint Émilion († v. 767)
Ermite près de Libourne

Saint Emilion, Ermite près de Libourne († v. 767)



Saint Emilion, moine de Saujon, près de Saintes et Ermite près de Bordeaux en 767.

Fête le 16 novembre

Saint Emilion naquit à Vannes, d'une famille obscure et pauvre, mais chrétienne et pieuse.
Il ne respirait dès sa jeunesse que l'amour de Jésus-Christ et la charité des pauvres.
Un jour que, selon sa coutume, il portait, cachés sous son manteau, quelques pains qu'il destinait aux pauvres, il rencontra le comte qui lui dit : « Que portes-tu ainsi dans ton sein ? »
Emilion répondit : « Je porte du bois pour chauffer les pauvres ».
Le comte regarda et, en effet, il ne vit que des morceaux de bois, qui redevinrent du pain lorsque émilion les distribua aux pauvres.
Ce miracle fit du bruit et attira beaucoup de pieux visiteurs à l'homme de Dieu, ce qui l'obligea de se retirer dans le désert.
Il se retira ensuite au monastère de Saujon, près de Saintes, dont il devint cellérier.
Il fut un modèle de vie religieuse et de sainteté.
Bientôt, cédant à la jalousie de quelques frères, et aussi pour être plus libre de servir Dieu, il se retira dans une forêt du Bordelais, nommée alors les Combes, et située le long de la Dordogne. Une grotte sous une roche offrit un asile au saint homme sur le bord du fleuve.


Les pèlerins, attirés par l'odeur céleste de ses vertus, ne tardèrent pas à affluer en ce lieu.
Le Saint accueillait tout le monde, guérissant les âmes et quelquefois les corps.
Entre autres miracles, il rendit la vue à une femme en faisant sur elle un signe de croix.
Il réunit un certain nombre de disciples qu'il guida dans la voie de la perfection suivant la Règle de Saint-Benoit.
Enfin, sur le point de mourir, il adressa cette prière à Jésus-Christ, les yeux levés au ciel : « Heureux les hommes qui se tiennent toujours en votre présence et qui apprennent la sagesse.
Voici que je viens pour voir de mes yeux ce qui m'a été dit de vous sur la terre étrangère.
Retirez-moi de ce corps de boue, afin que mon âme qui n'a vécu que pour vous seul vive dans l'éternelle intuition de votre gloire ». Il s'endormit dans le Seigneur l'an 767.
Dans la suite on construisit en cet endroit un monastère et une basilique taillée dans le roc.
Profanée et abandonnée pendant la Révolution, cette église a été rendue à la piété des fidèles par le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, en 1838.
Des habitations s'étaient agglomérées de bonne heure autour de ce sanctuaire elles ont formé la ville de Saint Emilion (Gironde, arrondissement et canton de Libourne).
(Propre de Bordeaux)

Texte extrait des Petits Bollandistes volume XIII
En savoir plus : 

Emilion est né au VIIIe siècle, à Vannes. Dès son plus jeune âge, il se fait remarquer par son altruisme et par sa charité. Engagé par le Comte de Vannes comme intendant, il est victime de calomnies. Il prend alors la décision de partir et va en Espagne voir Saint Jacques de Compostelle. Son idée est d'aller se retirer là-bas afin de devenir moine. Mais le démon le tenta. Il rentra en France et décida de se faire ermite. Il s'installa dans la forêt de Dordogne, dans une grotte. Sa tranquillité fut toute relative car on venait le voir pour lui demander des conseils ou pour se convertir. Emilion proposa alors à certains de vivre en communauté afin de pouvoir leur dispenser des cours. C'est ainsi qu'un monastère vit le jour, puis des maisons. Ainsi naquit le village de Saint-Emilion. 











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