Saint François-Régis Clet († 1820)

Saint François-Régis Clet († 1820)
 Lazariste, martyr en Chine

Saint François-Régis Clet, Lazariste, martyr en Chine († 1820)


François-Régis Clet naît à Grenoble en 1748, d'une famille aisée, très chrétienne.

Il entre dans la congrégation des prêtres de la Mission (Lazaristes) et enseigne d'abord la théologie au grand séminaire d'Annecy, puis à Paris, il dirige le noviciat de Saint-Lazare.

En 1791, il est désigné pour la Chine et s'embarque à Lorient le 2 avril de la même année.

Sa première mission est le Kiang-Si. Quadragénaire, il peine à apprendre le chinois - travail "indécrottable" -, il souffre du climat et tombe plusieurs fois gravement malade.

Il écrit à son frère chartreux : "Il est à peu près de la première évidence que je ne suis bon à rien : toutefois la rareté des missionnaires dans ce vaste Empire ne permet pas, en conscience, de retourner en Europe, car, comme dit le proverbe, il vaut mieux que la terre soit labourée par des ânes que si elle demeurait absolument sans culture".

Il s'attelle donc avec zèle au travail en vue du salut des âmes.

Du Kiang-Si, il passe dans le Hou-pé, puis dans le Hou-Kouang.

Après 30 ans d'apostolat exercé au milieu de difficultés incroyables, doublées du fait que la Révolution a tari toute relève missionnaire, il est dénoncé et pris le 6 juin 1819, près de la ville de Hougan-fou.

Il subit de nombreux interrogatoires et des tortures.

Puis il est conduit à Ou-Tchang-fou pour y être jugé : "Vingt jours de trajet sous la conduite de soldats grossiers et cruels, mais en arrivant au terme de son voyage, il a la consolation de rencontrer en prison un prêtre chinois et dix autres chrétiens : Ils peuvent prier ensemble et s'encourager. Il reçoit la sentence de condamnation du mandarin sans rien perdre de son calme.

En attendant la confirmation par l'empereur - ce qui ne saurait manquer - il écrit du fond de sa prison : "Je me prépare à la mort en répétant souvent avec Saint Paul : «Si je vis, c'est pour Jésus-Christ et la mort sera pour moi un gain». (Cf Rom.14,7 et Phil.1,21)". Il meurt étranglé à l'âge de 72 ans, le 18 avril 1820.
Un exemple entraînant.   -   Lorsqu'à 19 ans, le frêle Jean-Gabriel Perboyre  2 entre au séminaire lazariste, il n'y est bruit que du martyre que vient de subir en Chine le vieux Père François-Régis Clet, un de ceux qui, depuis un demi-siècle, ont réussi à maintenir debout, dans l'immense Empire, des chrétiens que les persécutions récidivées déciment.
Et le jeune Jean-Gabriel Perboyre passe des heures à méditer devant les reliques (habit taché de sang) de son aîné.
Une hantise s'empare de lui et ne l'abandonnera plus de toute sa vie.
"Quelle belle fin que celle de M. Clet, confie-t-il à un camarade. Priez Dieu que je finisse comme lui."
Mais des médecins et ses supérieurs s'opposent à son départ en raison de sa santé.

Saint François-Régis Clet, Lazariste, martyr en Chine († 1820)

Tombeau de saint François-Régis Clet avec ses initiales et la palme du martyre, chapelle Saint-Vincent-de-Paul à Paris

Finalement, il ira en Chine, mourra comme le Père Clet, son modèle, et sera le premier martyr de Chine canonisé (le 2 juin 1996)
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Image illustrative de l'article François-Régis Clet

François-Régis Clet, missionnaire en Chine

François-Régis Clet, né le 19 août 1748 à Grenoble en Dauphiné, tué en février 1820, est un prêtre catholique, lazariste, missionnaire en Chine, reconnu martyr et saint par l'Église catholique.

Biographie

François-Régis est le treizième des quinze enfants du marchand de toiles Césaire Clet et de Claire (ou Claudine) Bourquy (ou Bourquis), de la famille maternelle d'Henri Beyle (Stendhal).
Une de ses sœurs devient carmélite et un de ses frères devient chartreux.
Il commence ses études au collège de Grenoble. Sur sa demande, il les continue auprès des Lazaristes à Lyon, chez lesquels il entre au séminaire en 17691,2.
Il fait profession religieuse en prononçant ses vœux de lazariste le 18 mars 1771.
Le frère François-Régis Clet est ordonné prêtre deux ans plus tard, le 27 mars 1773.
Il est ensuite professeur de morale pendant quinze ans, au grand séminaire d'Annecy, où il est surnommé « bibliothèque ambulante ».
En 1788, il est chargé par ses confrères de les représenter à l'assemblée générale des Prêtres de la mission ; le nouveau supérieur le choisit comme responsable du grand séminaire et de la maison mère des lazaristes.
Le père Clet demande en 1791 à partir en mission. Sa demande est accordée, grâce à l'opportunité d'un bateau en partance pour Macao et à une défection ; il embarque à Lorient le 10 avril 1791 pour la Chine.
Il arrive à Macao le 15 octobre 1791 et y reste quelques mois. Il se rend ensuite, déguisé, dans la région du Kiang-si (Jiangxi), où il est le premier missionnaire européen. Il n'arrive pas à apprendre la langue locale, et supporte difficilement le climat.
Il part en 1793 pour le Hou-kouang, et y devient le supérieur de la mission.

 
Le P. Clet, dans un carcan, devant ses juges en 1820

Il y connaît les persécutions de 1805, de 1811 et de 1818, puis il est arrêté le 6 juin 1819, près de Nan-Yang-Fou, et emprisonné.
Plusieurs fois torturé, il est finalement condamné à la mort par strangulation.
Il est exécuté dans la nuit du 17 au 18 février 1820, à Ou-Tchang-Fou, et meurt le 18 février.

Béatification et canonisation

Béatifié le 17 mai 1900, François-Régis Clet est ensuite canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000.
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