Saint Chromace d'Aquilée († v. 407)

Saint Chromace d'Aquilée († v. 407)
 Évêque d'Aquilée



Image illustrative de l’article Chromace d'Aquilée


Chromace d'Aquilée est évêque d'Aquilée en Vénétie reconnu saint par l'Église catholique et fêté le 2 décembre.

 

Biographie

 Buste reliquaire de saint Chromace, Cathédrale d'Udine



Né en Italie du nord, aux environs de l'an 340-345, Chromace est un grand ami de Rufin d'Aquilée, Saint Jérôme et Népotien.

Devenu membre influent du presbytérium d'Aquilée, auxiliaire de l'évêque Valérian d'Aquilée (it) au concile d'Aquilée en 381, il succède à ce dernier sur le siège épiscopal.

Très proche de saint Jean Chrysostome et de saint Ambroise de Milan qui le consacre en 388, il est un pasteur dévoué et zélé à sa tâche, et laisse de nombreux écrits. Exilé à Grado (Italie), il meurt, probablement en 409.


 Regio X Venetia et Histria (10e région romaine)


 « En septembre 381, Aquilée est le siège d'un synode, auquel participèrent trente-cinq évêques des côtes d'Afrique, de la vallée du Rhône  et de toute la dixième région. Le prêtre Chromace prend part à ce concile, en qualité d'expert de l'évêque d'Aquilée, Valérian. Le prestige et l'importance d'Aquilée en faisait la quatrième ville de la péninsule italienne et la neuvième de l'Empire romain : c'est pour cette raison qu'elle attirait les visées des Goths et des Huns. »

Saint Jérôme appelle Chromace « le plus saint et le plus docte des évêques. Dans son enseignement, il part toujours de la parole de Dieu et y revient sans cesse. » Le 5 décembre 2007, durant l'audience générale, Benoît XVI trace le portrait de celui qui eut à cœur de lutter contre les derniers foyers de l'arianisme.

 

Sermons

 
Pietro Antonio Novelli, San Chromatius prêche dans la basilique d'Aquilée


Ses prédications, tachygraphiées, traitent de christologie, d'ecclésiologie et de la vie spirituelle des fidèles à la lumière de l'Évangile.

Il traite particulièrement les huit Béatitudes et prêche sur les dix-sept instructions des chapitres II, V et VI de l'Évangile selon saint Matthieu, avec une parole simple et proche des fidèles par les applications morales qui en découlent.

Ces ouvrages de spiritualité font de lui un Père de l'Église. Saint Jérôme dira de lui qu'il était : « Le plus saint et le plus docte des évêques ».

 

Écrits

Sur Matthieu 24, 2-4, CCL 9a, p. 310-311 :

Dire la vérité

« Par la grâce de la doctrine évangélique, la loi de Moïse a reçu un progrès : dans la Loi il est prescrit de ne pas se parjurer, dans l'Évangile de ne pas même jurer.
Quelle nécessité y a-t-il en effet pour nous de jurer à tout bout de champs, alors qu'il nous est absolument défendu de mentir et que nos paroles doivent être toujours véridiques et fidèles au point d'être tenues pour jurées ? Et si le Seigneur nous interdit non seulement de nous parjurer, mais aussi de jurer, c'est pour que nous ne paraissons pas dire la vérité seulement quand nous jurons et que nous ne pensions pas licite de mentir si c'est sans jurer, puisqu'il nous a fixé pour règle de dire la vérité en toute parole. Et c'est pourquoi le Seigneur veut qu'il n'y ait aucune différence quand nous jurons ou quand nous prononçons la moindre parole.
La bouche qui calomnie détruit l'âme, dit l'Écriture (Livre de la Sagesse 1, 11). Qui dit la vérité jure donc déjà, car il est écrit : Un témoin véridique ne ment pas (Livre des Proverbes 14, 5). »

— Traduction de Guillaume Bady pour Magnificat, n° 307, p. 244.


Bibliographie
  • Sermons 1 (de 1 à 17) - Éditions du Cerf - 1969 - Collection « Sources chrétiennes » no 154 - (ISBN 2-20403-805-9)
  • Sermons 2 (de 18 à 41) - Éditions du Cerf - 1971 - Collection « Sources chrétiennes » no 164 - (ISBN 2-20403-806-7)

En savoir plus :









 

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