Saint Stanislas Kostka

Saint Stanislas Kostka


Stanislas Kostka



Stanislas Kostka, né en 1550 et décédé en 1568, est un saint polonais mort à 18 ans après avoir fui sa famille et ses frères pour pouvoir rentrer au noviciat de la Compagnie de Jésus.

Il est fêté le 13 novembre et localement le 15 août.  

 

Culte


Stanislas Kostka


Son tombeau se trouve à l´église Saint-André du Quirinal à Rome où se trouve également une statue de Pierre Le Gros le jeune le représentant.

Stanislas Kostka


Saint-Stanislas-de-Kostka, municipalité du comté de Beauharnois-Salaberry au Québec, a été nommée en son honneur.





image illustrative de l’article Stanislas Kostka



Saint Stanislas Kostka, né le 28 octobre 1550 à Rostkowo (Pologne) et mort le 15 août 1568 à Rome, est un novice jésuite polonais.

Ayant fui sa famille et ses frères pour pouvoir entrer chez les jésuites à Rome, il y meurt peu après avoir commencé son noviciat.

Canonisé le 31 décembre 1726 il est liturgiquement commémoré le 13 novembre.


Biographie

Jeunesse et études

Stanislas appartient à une famille noble catholique de Mazovie (Pologne) dont les membres occupaient des postes importants dans le gouvernement de Pologne.

En 1564, il est envoyé en compagnie de son frère Paul (Pawel) et de son précepteur, Bilinski, au collège jésuite de Vienne.

Ils y sont internes de juillet 1564 à mars 1565.

L’internat fermant ses portes en 1565 (car les bâtiments sont repris aux jésuites) les deux jeunes Kostka, avec leurs serviteurs, trouvent un logement dans la maison du sénateur Kimberker, qui est luthérien.

La coutume qu’a Stanislas de prier longtemps, et même tard dans la nuit, irrite son frère et d’autres compagnons qui se moquent de lui et tentent de l’humilier.

Au collège de Vienne

Très pieux, il reçoit fréquemment la communion (fait rare à l’époque) et se confesse régulièrement.

Il est également excellent élève et apprend l’allemand, le latin et les éléments de base de la langue grecque.

Son grand amour pour la Vierge Marie le porte à entrer dans la congrégation mariale de Sainte-Barbe qui se réunit non seulement pour prier ensemble, mais aussi pour porter secours aux prisonniers et voyageurs démunis.

Sa lecture favorite est l’Hortulus animae (le Petit Jardin de l'âme), un livre de prières et de dévotions d’origine allemande, et également populaire en Pologne.

Vienne est à cette époque le théâtre d’affrontements entre catholiques et luthériens ; ces derniers sont très présents dans la ville.

Stanislas admire le rôle que jouent les jésuites dans cette lutte d’influence.

Déjà à l’âge de 14 ans, il souhaitait se joindre à eux, mais les jésuites refusaient l’admission de candidats aussi jeunes.

Durant une grave maladie en décembre 1566, il demande à recevoir la communion.

Le propriétaire de la maison, luthérien intransigeant, s’oppose à toute visite de prêtre.

Stanislas fait une profonde expérience mystique : se tournant en prière vers sainte Barbe, il en reçoit la visite.

Accompagnée de deux anges, la sainte lui apporte la communion.

Peu après, il se rétablit, à la grande surprise de ses proches.

Il attribue cette guérison à sainte Barbe.

De ce jour sa décision est prise: malgré l’opposition farouche de son père, il entrera dans la Compagnie de Jésus.

Craignant des mesures de rétorsions contre les jésuites de Pologne, le provincial d’Autriche refuse de l’admettre au noviciat local. D’autres portes se ferment, tous craignant la réaction du père de Stanislas.

On lui fait remarquer que voyant sa constance, ses parents finiraient par lui accorder leur autorisation.

Il répondait qu'il connaissait ses parents mieux que quiconque et qu'il était vain d'attendre cela d'eux.

Il se devait d'accomplir la promesse qu'il avait faite à Jésus-Christ.

 

De Vienne à Rome, par Dillingen

 

Saint Stanislas agenouillé devant la Vierge à l'Enfant sur le chemin de Rome, vitrail de l'église de Dillingen


Seul Francisco Antonio, un jésuite portugais qui est confesseur à la cour, le soutient: il lui donne une lettre de recommandation pour Pierre Canisius, provincial d’Allemagne, suggérant que Stanislas soit admis dans une autre province jésuite.

Dans l’entretemps, l’opposition de son frère et d’autres, dont son précepteur Bilinski même, va en augmentant: des insultes ils passent aux mauvais traitements.

Stanislas a pris sa décision : il prendra la fuite.

Le 10 août 1567 tôt le matin, et déguisé en mendiant, il se met en route pour Augsbourg, où il espère trouver Pierre Canisius.

Sa disparition n’est découverte que le lendemain.

Avec d’autres, son frère Paul se met à sa poursuite, mais en vain.

En quinze jours, Stanislas arrive à Augsbourg, mais doit poursuivre jusque Dillingen où se trouve Pierre Canisius.

Canisius comprend sans difficulté la situation et l’authenticité de la vocation du jeune Polonais.

Il juge préférable cependant de l’envoyer faire son noviciat à Rome et écrit en ce sens une lettre de recommandation au supérieur général, François Borgia.

Muni de cette lettre et accompagné de deux autres candidats-novices, Stanislas Kostka se remet en route le 25 septembre 1567.

Ils font le voyage à pied de Dillingen à Rome, une distance de 1500 km, et y arrivent le 25 octobre 1567.


Saint Stanislas Kostka sur son lit de mort (gisant de Pierre Le Gros, Église Saint-André du Quirinal)

Au noviciat de Rome

Quelques jours plus tard (le 27 octobre), il commence son noviciat, d’abord dans la maison professe du Gesù, puis au tout nouveau noviciat de Saint-André-du-Quirinal qui ouvre ses portes au début de 1568.

Dans ce premier groupe de novices se trouvent également Claude Acquaviva, plus tard supérieur général de la Compagnie de Jésus et Rodolphe Acquaviva, futur martyr aux Indes.

Les qualités humaines et spirituelles du jeune Stanislas impressionnent autant ses compagnons que son maître des novices.

Sa joie rayonnante, sa pureté de comportement, son esprit de service uni à une grande délicatesse de sentiments lui attirent toutes les sympathies.

La nouvelle de sa fuite et de son entrée au noviciat est parvenue à Rostkow.

La réaction de son père est d’une incroyable violence.

Il lui écrit : « Votre comportement insensé a déshonoré l’illustre famille des Kostka. Vous avez osé traverser l’Allemagne et l’Italie déguisé en mendiant. Si vous persistez dans cette folie, ne tentez pas de revenir en Pologne. Je vous trouverai où que vous vous cachiez et, au lieu du collier d’or que je vous préparais vous aurez des chaînes de fer et croupirez dans un cachot où vous ne verrez pas la lumière du jour » Ému, Stanislas répond : « J’espère qu’avec le temps vous me rendrez votre ancienne affection ».

 

Mort le jour de l’Assomption

Stanislas semble avoir eu prémonition de sa mort.

Au début du mois d’août 1568, il écrit une lettre à la Vierge Marie lui demandant de le prendre avec elle au ciel, le jour de son Assomption.

Il garde cette lettre sur lui. Le 10 août, il devient fiévreux.

Le 13 août, il est porté à l’infirmerie : de fortes alternances de fièvres aiguës avec frissons l’affaiblissent rapidement.

Le paludisme est endémique à Rome.

Stanislas Kostka meurt le 15 août 1568, au matin.

Jan Kostka, le père du saint, n’avait pas renoncé à son fils.

Il envoie Paul, son fils aîné, à Rome avec ordre formel de ramener par tous les moyens possibles son frère en Pologne.

Lorsque Paul arrive au noviciat de Saint-André du Quirinal, Stanislas n’est plus...


Châsse avec reliques du saint dans l'église Saint-André du Quirinal à Rome

 

Vénération

Stanislas Kostka est le tout premier jésuite à être béatifié.

Dans un bref de 1602, le pape Clément VIII parle de lui comme « bienheureux ».

Il sera canonisé le 31 décembre 1726 (avec Louis de Gonzague) par le pape Benoît XIII.

Son tombeau se trouve à l'église Saint-André du Quirinal à Rome.

Dans une chambre y attenant se trouve un splendide gisant de marbre le représentant, qui est l'œuvre de Pierre Le Gros le jeune.


Hommages

  • Saint-Stanislas-de-Kostka, municipalité du comté de Beauharnois-Salaberry au Québec, a été nommée en son honneur.
  • Le lycée Saint-Stanislas (Nantes) est placé sous son patronage.
  • L'Église Saint-Stanislas-Kostka de Chicago est placée sous son vocable.




Parmi les admirables Saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, saint Stanislas Kostka occupe une place de choix. 

Sa vie fut courte, mais mieux remplie que beaucoup de longues carrières, selon la parole de nos saints Livres. 

Il naquit d'une famille très illustre de Pologne, dont il devint, par sa sainteté, la principale gloire.
Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. 

Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. 

Il fit ses études à Vienne, avec son frère, Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe. 

Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. 

A mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines ; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit, quelque temps qu'il fit, pour élever son âme vers Dieu.

Le démon furieux vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien noir; mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la Croix.

Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux Anges, qui lui apportèrent la Sainte Communion. 

Quelques jours après, la Sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant Jésus dans Ses bras ; Stanislas put caresser le Sauveur et obtint de Lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus. 

Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg, ville fort éloignée de Vienne. 

En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la Communion des mains d'un Ange. 

D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome, à travers deux cent soixante lieues de chemin; mais rien n'épouvantait cette grande âme, qui animait un si faible corps.

Saint François de Borgia reçut avec joie un pareil trésor; mais la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa un torrent de larmes. 

Hélas ! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le Ciel ; dix mois devaient suffire pour le porter à une rare perfection. 

Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. 

L'amour de Dieu consumait son cœur au point qu'il fallait, avec des linges mouillés, en tempérer les ardeurs. 

Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, un jour de l'Assomption.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Saint Stanislas communié par un ange.

« Saint Stanislas de Kostka, alors qu'il faisait ses études à Vienne, fût atteint d'une maladie si violente qu'il crut devoir prévenir son frère et son gouverneur d'appeler un prêtre pour lui administrer les derniers sacrements.

Son frère et son gouverneur furent fort embarrassés de cette demande, car ils logeaient chez un luthérien, lequel n'aurait point accordé la permission à un prêtre catholique d'entrer chez lui.

Alors ils dirent à Stanislas que sa maladie était moins grave, que les médecins avaient grand espoir, et qu'il devait plutôt penser à prendre les remèdes qu'on lui donnait pour rétablir sa santé qu'à se préparer à la mort.
Le saint enfant, qui sentait ses forces diminuer de jour en jour, redoublait ses prières ; mais enfin, voyant que ses sollicitations étaient inutiles, il résolut de ne demander plus qu'à Dieu ce qu'il désespérait d'obtenir des hommes.

Il y avait longtemps qu'il invoquait sainte Barbe, à laquelle il était très-dévot, pour obtenir la grâce de ne point mourir sans recevoir le saint Viatique ; car c'est particulièrement pour cela que la dévotion à cette sainte martyre est célèbre parmi les peuples du Nord.

Il s'adresse donc à elle en cette occasion, et la conjure avec beaucoup de larmes de ne le pas abandonner dans une nécessité si pressante.

Sa prière fut accompagnée de tant de ferveur et de confiance qu'il mérita d'être exaucé.

Une nuit que la violence du mal empêchait le saint enfant de dormir, il vit paraître la sainte à côté de son lit, suivie de deux anges, dont l'un portait le saint Sacrement.

A ce spectacle, Stanislas se leva plein de joie et se mit à genoux sur son lit.

En cet état, il eut assez de présence d'esprit pour avertir son gouverneur d'adorer Notre-Seigneur ; puis il récita tout haut la prière avant la communion, et, après avoir reçu la sainte hostie, il se remit au lit, où il demeura longtemps dans un silence et dans un recueillement qui annonçaient les grandes merveilles qui venaient de s'opérer en lui.. »







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