Sainte Ermelinde († 595)

Sainte Ermelinde († 595)
 Vierge dans le Brabant

Sainte Ermelinde. Vierge dans le Brabant († 595)


Sainte Ermelinde de Meldert, née en 510 à Lovenjoel et décédée en 590 à Meldert, est une sainte brabançonne du VIe siècle.

Fête le 29 octobre.

 

Sa vie

Ses parents, de riches châtelains, tentent de la marier, mais comme elle s’y refuse, ils lui permettent de suivre sa vocation et mettent à sa disposition les revenus d’une petite terre.

Elle distribue son patrimoine aux pauvres et s'établit comme ermite dans une région forestière, probablement dans les environs de Beauvechain.

Elle s’installe plus tard dans un ermitage à Meldert et y passe le reste de sa vie dans l'oraison et la mortification.

 

Culte et dévotion

  • L’église paroissiale de Meldert, en Belgique, (dédiée à Sainte-Ermelinde) possède une châsse contenant les reliques de la sainte ermite. Tous les cinquante ans les reliques sont présentées à la dévotion des paroissiens. Le mardi de la Pentecôte, à Meldert, une procession est organisée en l’honneur de Sainte Ermelinde.
  • Sainte Ermelinde est également vénérée à Moergestel, dans le Brabant-Septentrional (aux Pays-Bas). En 2008, à Moergestel, un parc de Sainte Ermelinde a été inauguré.
  • Liturgiquement sainte Ermelinde est commémorée le 29 octobre.
Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ermelinde_de_Meldert


Sainte Ermelinde (ou Hermelinde) était d'une famille si illustre, que saint Pépin, duc de Brabant et père de sainte Gertrude, se faisait gloire d'en être issu.

Son père se nommait Ermenold, et sa mère Ermesende.

On lui donna une éducation conforme à sa qualité ; mais bien loin de se laisser prendre le cœur par les attraits de la vanité ou par l'éclat de la grandeur, elle ne respirait dès l'enfance que la retraite, l'oraison et la Parole de Dieu.

Elle ne voulut jamais écouter aucune proposition de mariage, et pour détourner ses parents de pouvoir l'y engager, elle fit voeud e virginité, se coupa elle-même les cheveux, renonça hautement à la pompe du siècle, et entreprit une vie d'ascète.

Bientôt ces austérités ne lui suffirent plus ; il lui fallait la solitude pour ne vivre qu'avec Dieu seul.

Elle quitta la maison paternelle, la seigneurie de Terdonck, près du village de Lovenjoul, aux environs de Leuven (Louvain), et les biens qu'on lui offrait pour sa subsistance, et alla se cacher dans une bourgade nommée Bevec.

Là, méprisant sa noblesse, elle allait, les pieds nus, à l'église, où elle passait les jours et les nuits en prières.
Elle n'avait pas d'autre ambition que d'être une humble servante de Notre-Seigneur.

Avertie par un Ange que 2 jeunes seigneurs tendaient des pièges à sa vertu, elle abandonna Bevec et se rendit à Meldrik, appelé depuis Meldaert ou Meldert (Meldradium), au diocèse actuel de Mechelen (Malines).

Ce fut là qu'elle passa le reste de ses jours, ne vivant que d'herbes sauvages et vivant en ascète comme les anciens solitaures dans les déserts d'Egypte.

Enfin, après y avoir vaincu le monde, les passions de la chair et le démon dans plusieurs combats, il plut à Notre-Seigneur, qu'elle avait aimé uniquement sur la terre, de l'appeler à Lui pour la couronner dans le Ciel.

Elle mourut le 29 octobre, au commencement du 7ème siècle.

Les Anges eux-mêmes prirent soin d'enterrer son corps en cet endroit et de chanter des hymnes et des cantiques à ses obsèques.

48 ans après, les prodiges qu'il opéra le firent découvrir ; et, ayant été levé de terre par la piété de saint Pépin, il fut mis dans un monastère de vierges qu'il fonda pour cet effet et enchirit grandement. 

Dans les représentations de sainte Ermelinde de Brabant, on voit des Anges qui entourent son cadavre et président à ses funérailles.

-- On l'invoque spécialement pour solliciter la guérison des maux de bras et de jambes (l'onomatopée joue ici le rôle principal : Erm ou Arm signifiant bras [ en néérlandais ], et par extension, jambes).

On croit que sainte Ermelinde fut ensevelie près de sa cellule.

Plus tard (vers 643), une chapelle fut bâtie sur son tombeau et de nombreux miracles commençèrent à s'y opérer.

Notre sainte recluse est honorée depuis plus de 12 siècles dans tout le diocèse [ à présent romain ] de Mechelen (Malines), mais tout particulièrement à Meldert et à Lovenjoul.

Il y avait à Tienen (Tirlemont), dans l'église collégiale de Saint-Germain, un autel dédié en son honneur. Sainte Ermelinde est aussi honorée à Moergestel (diocèse de Bois-le-Duc) et jusque dans la Bohème.

-- De Meldert où elles reposaient, les reliques de notre sainte recluse furent transférées 2 fois (en 1705 et 1744) à Leuven (Louvain) pour les soustraire aux profanations des impies.

Ramenées à Meldert, elles furent enfouies sous terre pendant les troubles causés par l'invasion française en 1792 ; on les retira en 1803, le jour de la Pentecôte.

Déposées tout d'abord dans l'oratoire de Saint-Quirin à l'extrémité de la paroisse, elles furent ensuite replacées avec honneur dans l'église paroissiale.

Visitées en 1848 et 1849, elles furent renfermées à cette dernière époque dans une magnifique châsse de cuivre doré.

Nous avons complété le récit du p. Giry avec les Acta Sanctorum, tome 12 d'octobre, pages 843-872

Fête le 29 octobre.
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