Saint Amadour

Saint Amadour

Ermite dans le Quercy

 

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Icône de saint Amadour dans la crypte
du sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour

Par Octave 444 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=96130943


Saint Amadour ou Saint Amateur (Amador en occitan) est un ermite et un personnage religieux qui est à l'origine du sanctuaire de Rocamadour.

Étymologie

En latin, Amadour se rattache à amator « qui a de l’amour en lui », de même, en provençale amadou signifie « amoureux ». En occitan, le sens est voisin avec l’adjectif aimador (qui aime, qui est aimant). Un rapprochement est aussi possible avec les mots âme : anma, et dorée : daurat : anma daurat.

Hagiographie

Selon l'histoire répandue par les bénédictins, Amadour est un ermite qui vécut dans le Quercy et qui se fixa à l'emplacement de l'actuel sanctuaire de Rocamadour, probablement dans une grotte en créant un petit oratoire sur un rocher consacré à la Vierge Marie. La population alentour vint y prier tout en considérant les vertus ascétiques d'Amadour. À sa mort, il fut déposé en terre à l'entrée de l'oratoire.
Puis bien plus tard, quand une autre sépulture a été creusée en 1166 pour y enterrer un habitant du quartier, on découvrit son corps qu'on déposa dans la chapelle qui avait été construite sur le site. Sa dépouille bien conservée occasionna un grand nombre de miracles et de plus en plus de pèlerins affluèrent.

Son corps demeura exposé pendant près de 400 ans jusqu'à sa destruction le 3 septembre 1562 par les Huguenots, conduits par Symphorien de Durfort, baron de Duras, et les seigneurs Marchastel et Du Bordet. Le capitaine Jean Bessonias, ne parvenant pas à brûler la dépouille, en brisa les membres avec un marteau de forgeron. Les reliques sauvées de la destruction eurent encore à souffrir des vicissitudes politiques lors de la Révolution française.

Traditions

Une tradition ancienne assimile Amadour au Zachée de l'Évangile qui serait devenu l'époux de sainte Véronique, d’abord guérie par Jésus de ses pertes de sang et qui lui donna un linge blanc (le voile) pour essuyer la sueur et le sang de son visage alors qu'il portait son patibulum dans les rues de Jérusalem.
Une tradition qui n'est pas racontée dans les évangiles, mais dans des textes chrétiens ultérieurs : Véronique serait venue le rejoindre en Gaule, peut-être après qu'il eut été contraint à l'exil. Elle y serait morte elle-aussi, mais à Soulac-sur-Mer dans le Bordelais, où une église - aujourd'hui ensevelie par les dunes - a été construite en son honneur par saint Martial de Limoges au IIIe siècle.
Des traditions antiques attribuées à Matthieu disent qu'Amadour - ou Zacchée - était publicain, c'est-à-dire percepteur d'impôts, tout comme Matthieu. Zacchée est une forme dérivée de l'araméen Zakkaï, qui veut dire pur, vif et intègre à l’image du « Juste ». Le « juste » est un cognomen que portent beaucoup de membres du mouvement créé par Jésus et qui est même donné à Jésus lui-même dans le discours qu'a prononcé Étienne, le premier martyr exécuté en présence de saint Paul et avec son approbation, avant que celui-ci ne rencontre Jésus, toujours vivant après sa Crucifixion, alors qu'il allait atteindre la ville de Damas.

Le rapprochement d'Amadour avec le 5e évêque d'Auxerre Amator est inapproprié.

  • Fête le 20 août.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amadour_du_Quercy


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La crypte

Par Pymouss — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28139533

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/35/Crypte_de_Saint_Amadour.jpg

Crypte de Saint-Amadour, Rocamadour, Lot, France

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Crypte_de_Saint_Amadour.jpg


La crypte Saint-Amadour est une église ancienne constitutive de la cité religieuse de Rocamadour dans le Lot en France.

Localisation

La crypte est située au flanc de la falaise du canyon de l'Alzou au sein du sanctuaire Notre-Dame sur la commune de Rocamadour dans le Lot, en France. En face de l'escalier des pèlerins, sur l'esplanade, un autre mène à l'église inférieure ou crypte Saint-Amadour.

Historique

Dès le XIIe siècle, Rocamadour possède une vierge romano-gothique dans un petit sanctuaire, l'église Sainte-Marie ou Notre-Dame. Géraud d’Escorailles, abbé de Saint-Martin-de-Tulle et qui a la charge du site, entreprend de 1152 à 1188, à y développer le pèlerinage marial, notamment en attirant les pèlerins qui convergent vers Compostelle. Rocamadour et le Quercy sont à cette époque dans la sphère d'influence des Plantagenêt. Henri II Plantagenêt vient à Rocamadour en 1159 et 1170.

En 1166, un corps en parfait état de conservation à proximité est miraculeusement découvert en creusant la tombe d’un défunt. Attribuée à saint Amadour, un ermite qui ne serait autre que Zachée disciple de Jésus, il est déposé dans l'actuelle crypte. Les miracles s'accumulent : 126 sont authentifiés et inscrits dès 1172. Les pèlerins accourent de toute l’Europe. En 1244, Saint Louis et sa mère Blanche de Castille y viennent prier Notre-Dame.

En 1562, pendant les guerres de Religion, les Huguenots pillent et brûlent le sanctuaire, n'épargnant pas les reliques du saint. Les habitants sauvent des flammes quelques os qu'ils enferment dans un reliquaire resté caché pendant plusieurs années. Réduit à une dimension locale aux siècles suivants, le pèlerinage périclite et les procès-verbaux révolutionnaires notent la ruine des bâtiments qui ne sont restaurés à l'initiative des évêques de Cahors qu'à partir de 1842.

Avec l'ensemble du site, la crypte bénéficie de nombreuses protections : elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco et classée monuments historiques. En 2013, le sanctuaire a célébré son millénaire au cours d'une grande année jubilaire.

Architecture et description

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L'accès à la crypte

Par Elliesram13 — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=21556040


La crypte est une simple nef unique du XIIe siècle à fond plat de pur style roman, sans transept ni abside, divisée en deux travées voûtées avec des arcs diagonaux par un énorme arc-doubleau. Les angles sont occupés par des colonnes surmontées de chapiteaux épannelés.

Construite à l'époque romane afin d’agrandir la terrasse puis de soutenir les nouveaux bâtiments, elle n'a été que peu remaniée en 1858 : le restaurateur de Rocamadour, l'abbé Chevalt, s'est limité au grattage des badigeons pour plâtrer les murs. Depuis ceux-ci ont été de nouveau mis à nu pour laisser apparaître la maçonnerie.

La légende populaire veut que le saint ermite Amadour soit le Zachée du Nouveau testament qui aurait ramené de Terre Sainte la statue de la Vierge Noire sculptée par saint Luc l'évangéliste. Ce sont ses restes qui auraient été retrouvés intact à proximité au XIIe siècle lors du creusement d'une tombe. Déposés alors dans la crypte ils s'y seraient conservés jusqu'à leur profantion par les Huguenots au XVIe siècle.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crypte_Saint-Amadour

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Sauveur_de_Rocamadour


Au cours du XIIe siècle, les bénédictins de Tulle reprirent en main l'oratoire marial de Rocamadour.

Des pèlerins se firent si nombreux qu'un moine lettré fut dépêché pour noter les témoignages de miracles.

En 1159, le roi anglais Henri II Plantagenêt vint une première fois.

En 1166, un habitant demande à être enterré à l'entrée de la chapelle, comme cela se faisait partout à proximité du lieu sacré.

En creusant, un corps intact est découvert.

Ce fut surprenant, inattendu, car une telle relique aurait été sortie plus tôt pour attirer du monde. Mais quel est-il ?

Saint, car son corps était miraculeusement conservé, Amadour (du latin Amator, oris) car amoureux de Notre Dame de par son lieu d'inhumation. Le texte fut rédigé par Robert de Thorigny, abbé du Mont St Michel. 

L'absence de décomposition corporelle a tellement surpris que St Amadour entra dans des expressions populaires belges ou espagnoles, transmises jusqu'au XXe siècle. 

Mais un saint devant donner l'exemple, sa vie fut légendée de multiples façons.

Elles sont toutes hypothétiques, puisque son histoire connue commence avec la découverte de son corps, demeuré intact jusqu'à sa destruction par le feu le 3 septembre 1562. 

La version la plus prudente le fait "ermite" comme nombre de premiers bâtisseurs chrétiens.

La version la plus extraordinaire, mais vraie pour nombre de pèlerins passant là, révèle une seconde donnée de son anatomie : petit de taille, il serait le publicain Zachée, converti par Jésus, serviteur de la Ste Famille, époux de Ste Véronique, et terminant ses jours en Quercy après une traversée de la Méditerranée.

Cette voie, empruntée par St Jacques, a montré aux pèlerins qu'un voleur était devenu saint. Et il faut imaginer les nombreux "marcheurs de Dieu" qui, peut-être d'abord incrédules, voyaient, touchaient, faisaient brûler un cierge autour d'un corps intact (non remplacé par de la cire comme dans le mausolée de Lénine).

Constatant cette préservation anormale, ils pouvaient avoir confiance en la maternelle écoute de la Vierge Marie de Rocamadour. 

Les reliques, pieusement recueillie après le brasier des pillards protestants, ont été analysées, et sont bien celles d'un homme. Mais elles ne sont plus exposées depuis 1968.

Cela n'a pas empêché plusieurs couples de donner ce prénom à leurs enfants, en seconde position dans l'état civil, pour remercier Notre Dame et St Amadour d'avoir exaucé leur souhait de fonder une famille. 

Aujourd'hui, St Amadour est néanmoins un grand oublié, puisqu'aucune image de lui n'est montrée (seul existe un gisant en bois, sculpté au XIXe siècle, conservé au musée local).

Fête locale le 20 août.

En savoir plus :

 http://www.vacanceo.com/albums_photos/voir-photo_114024.php

http://jipehair.over-blog.com/article-la-crypte-de-saint-amadour-a-rocamadour-lot-108318505.html

http://www.pierre-compostelle.com/2012/05/rocamadour-les-energies-de-la-terre.html

 

 







 

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