Saint Ferréol, évêque d'Uzès († 581)

Saint Ferréol
Évêque d'Uzès († 581)


Saint Ferréol, 5e évêque d’Uzès, épiscopat de 553 à 581, neveu de saint Firmin.
Il est commémoré le 9 mai en tant qu'orthodoxe du jour.

Chronologie


553.  Il succède à saint Firmin, son oncle, à l'âge de 32 ans. Il est sacré par l’évêque d’Arles Sapaudus alors son métropolitain, assisté des évêques d’Avignon et d’Orange ses compères provinciaux.
556.  Il est exilé à Paris.
558.  Il revient d'exil.
   Il siège pendant 28 ans.
   Il fonde, à Uzès, le monastère de Saint-Ferréol.
581.  Il meurt le 4 janvier à Uzès.
   Il est inhumé dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, hors des murs, qu'il avait fait édifier, au nord de la ville.    
 
   Il est inhumé dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, hors des murs, qu'il avait fait édifier, au nord de la ville.

Biographie

Ferréol est né dans la province de Narbonne vers 521. Il serait le fils du sénateur Ansbert et de la princesse Bathilde, fille du roi Clotaire Ier.

Il reçoit une brillante éducation chez son oncle l'évêque Ruricius. Son autre oncle saint Firmin l'ordonne prêtre et le désigne comme successeur à la tête du diocèse d'Uzès.

Ferréol succède effectivement à son oncle Firmin comme évêque d’Uzès à l'âge de 32 ans en 553. Il est consacré par l’évêque d’Arles Sapaudus alors son métropolitain, assisté des évêques d’Avignon et d’Orange ses confrères provinciaux.

Sur plainte d'envieux qui lui reprochent ses bonnes relations avec les Juifs, il est exilé en 556. Le roi Childebert Ier le fait venir à Paris et reconnaît en lui un homme de Dieu. Il revient à Uzès en 558, et y est accueilli avec enthousiasme. Il y continue à faire des conversions. Il siège au total pendant 28 ans.

Il fonde, à Uzès, le monastère de Saint-Ferréol.

Il meurt le 4 janvier 581 à Uzès, et est inhumé dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, hors des murs, qu'il avait fait édifier, au nord de la ville.

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferr%C3%A9ol_d%27Uz%C3%A8s
 
Ferréol, de famille royale, naquit dans la province de Narbonne.
Il succéda à son oncle Firmin sur le siège d'Uzès.
Si l'on en croit la tradition, il améliora la situation de son Clergé au temporel et au spirituel, gagna l'affection des simples fidèles par l'aménité de son caractère, et réussit à convertir un bon nombre de juifs répandus dans la contrée.
Des envieux le dénoncèrent au roi Childebert comme trop favorable aux juifs et aux Sarrasins, et il fut condamné à l'exil.
Childebert, qui l'avait fait venir à Paris, reconnut en lui un véritable homme de Dieu et, au bout de trois ans, le rendit à son diocèse.
Ferréol y fut accueilli avec transport et continua l'œuvre des conversions heureusement commencée.
Un Ange du Seigneur lui apparut pour lui annoncer l'heure prochaine de son trépas.
Ferréol s'y prépara avec ferveur et mourut peu après ; son corps fut déposé dans l'église Saint-Paul d'Uzès et de nombreuses guérisons furent opérées à son tombeau.
D'après Grégoire de Tours, Ferréol écrivit un certain nombre de Lettres, mais il n'en est rien resté.
On a attribué aussi à cet évêque une Règle pour les moines ; elle était destinée à l'Abbaye fondée par lui à Uzès en 558.
Saint Firmin d'Uzès, qui mourut l'an 553, eut son neveu, saint Ferréol, pour successeur.
Ferréol était fils d'Ansbert et de Blitide, célèbres par la part qu'ils prirent aux discussions entre les savants sur les généalogies de nos rois.
Il fut élevé à Uzès auprès de son oncle paternel, à qui il succéda.
Dès le commencement de son épiscopat, il s'appliqua à gagner les Juifs par la douceur, et il les admettait même à sa table.
Comme plusieurs conciles des Gaules avaient défendu de manger avec les Juifs, on interpréta dans un sens défavorable la conduite du saint évêque, et, sur les plaintes qu'en reçut Childebert, il lui envoya ordre de sa rendre à Paris.
On l'y retint trois ans entiers dans une espèce d'exil, après lesquels sa vertu et la pureté de ses intentions ayant été reconnues, il lui fut enfin permis de retourner dans son Église.
Ferréol changea alors de conduite et chassa de la ville tous les Juifs qui ne voulurent pas se convertir.
Il fonda un monastère en l'honneur du saint martyr Ferréol, dont il portait le nom, et composa pour cette communauté une règle où l'on trouve plusieurs choses dignes de remarque.
Elle est divisée en trente-neuf chapitres et adressée à Lucrèce, évêque de Die, au jugement duquel l'auteur la soumet.
Un de articles de cette règle nous semble digne d'être cité.
«On rédigera, y est-il dit, un recueil des actes des martyrs et des saints, qu'on récitera dans l'oratoire le jour de leur mort».
C'était une espèce de martyrologe où on lisait les saints du jour : c'est la première fois que nous trouvons cet usage.
Saint Ferréol publia aussi un recueil de ses lettres, à l'imitation de saint Sidoine et après avoir gouverné son Église vingt-huit ans, il mourut la sixième année de Childebert II, c'est-à-dire l'an 581.
Son culte est très ancien à Uzès et dans le Bas-Languedoc où l'on célèbre sa fête le 4 janvier.
Saint Ferréol avait une sÏur nommée Tarsicie, qui mérita, par son amour pour la virginité et par ses autres vertus, d'être mise au nombre des saintes vierges.
Elle est honorée à Rhodez le 15 janvier.
tiré de : Les Petits Bollandistes; Vies des saints tome 1 p. 131 
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