
Guy de Fontgalland, né le et mort le , est un jeune français de confession catholique, mort de diphtérie à Paris à l'âge de onze ans. Il a été déclaré serviteur de Dieu et célébré durant l'entre-deux-guerres. Son procès en béatification est ouvert le .
À l’occasion du centenaire de sa mort, le , Georges Soleil fonde en Île-de-France la Mission Guy de Fontgalland et l'« Association pour la béatification de Guy de Fontgalland » pour faire vivre son héritage, raviver la dévotion et soutenir officiellement sa cause. En , l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, a donné la reconnaissance canonique à l’association privée de fidèles « Association pour la béatification de Guy de Fontgalland ».
Sa vie
Elle se destine au carmel, lui est militant catholique, lorsque Mgr de Gibergues, évêque de Valence et ami de la famille, les présente et finalement les unit.
C'est lui qui baptise leur fils, sous les prénoms de Guy Pierre Emmanuel, le 7 décembre 1913 en l'église St-Augustin.
Humainement, Guy a les qualités et les défauts d'un enfant ordinaire.
Il se montre orgueilleux, capricieux avec sa mère et coléreux avec son frère Marc, né en 1916, mais également sensible et affectueux.
Il est surtout franc et loyal, avouant de lui-même ses bêtises au risque d'être puni.
Il mourra avec la réputation de n'avoir jamais dit un seul mensonge.
Spirituellement, il témoigne d'une foi toute enfantine inspirée de Thérèse de l'Enfant-Jésus.
En janvier 1917 à Lisieux, il respire une délicieuse odeur sur la tombe de celle qui n'est pas encore béatifiée mais que sa mère vénère.
Très jeune, il cherche à imiter Jésus en tout.
Il cause avec lui dans l'intimité ou, par la suite, pendant l'eucharistie.
Il lui offre chaque jour de petits sacrifices pour lui faire plaisir.
Il a cinq ans à peine quand il manifeste son désir de communier et, l'année d'après, de devenir prêtre.
Il apprend alors à lire et à écrire en deux mois et se fait inscrire au catéchisme.
Le 22 mai 1921, il profite des dispositions du pape Pie X en faveur de la communion précoce, dont il se fera bientôt un apôtre au sein de la Croisade Eucharistique.
Ce jour-là, après un mois de préparation ponctué de cent dix huit sacrifices, Guy fait sa première communion en l'église St-Honoré d'Eylau.
Il a alors la révélation de sa mort prochaine mais garde le secret, pour ne pas attrister ses proches.
Octobre 1921, il entre au collège Saint Louis de Gonzague.
Élève médiocre, malgré son intelligence et sa curiosité, Guy est étourdi et passe pour paresseux.
Il se corrige et améliore son caractère.
Il ne se fait pas remarquer mais se signale par sa charité et sa camaraderie.
Il protège les plus faibles sans se défendre lui-même, pardonne et ne garde pas rancune, ne boude jamais et refuse de dénoncer les autres ou d'en dire du mal.
Juillet 1924, la famille est en pèlerinage à Lourdes.
Guy a la confirmation devant la grotte qu'il mourra bientôt, précisément un samedi, jour de la Vierge.
Dans la nuit du 7 au 8 décembre de la même année, alors qu'il a tout juste onze ans, Guy tombe malade de la diphtérie.
S'ensuit une période de crises et de rémissions pendant laquelle, sachant qu'il va mourir en dépit de l'optimisme des médecins, il divulgue son double secret à sa mère.
Il affronte avec courage la douleur et meurt d'étouffement, effectivement un samedi, le 24 janvier 1925.
Culte posthume et procès en béatification
Sa mort suscite une vive émotion en France, puis à l’étranger, notamment dans les milieux catholiques. Parents, amis et religieux viennent au 37 rue Vital rendre hommage à l'enfant. Son corps, entouré de fleurs blanches, est exposé cinquante-deux heures, par autorisation spéciale. Une photographie de Guy sur son lit de mort, comme l'usage le voulait à l'époque, est tirée à 500 exemplaires et envoyée ou remise en souvenir.
Une cérémonie a lieu à Notre-Dame-de-Grâce de Passy ; puis, le cercueil est mené à la gare de Lyon et placé dans un wagon aux armes des Fontgalland. Le service funèbre en la cathédrale Notre-Dame de Die (Drôme), berceau de la famille, est célébré le vendredi « au milieu d'une foule considérable ».
Encouragée par le nonce apostolique et l'archevêque de Paris, Madame de Fontgalland rédige une biographie de son fils, du 23 au . Elle est publiée à l'automne, à 400 exemplaires, puis 4 000, puis 95 000, et traduite en treize langues.
De toute la France, puis du monde entier, des lettres arrivent à propos de Guy. On vient se recueillir sur sa tombe et rendre visite à ses parents. Des images de lui sont tirées par centaines de mille en quarante-huit langues différentes. Des reliques (726 000 parcelles de ses vêtements) sont distribuées. Des ouvrages lui sont consacrés, en plusieurs langues.
À l'inauguration de la statue du Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, en , l'épiscopat brésilien et plus de cinq cents prêtres demandent la béatification de l'enfant. Ils font écho aux 650 000 signatures envoyées à Rome ou à Paris de 1926 à 1931. L'année suivante, le , un tribunal diocésain est constitué par l'archevêque de Paris, pour instruire la cause de Guy. À la date du , 244 conversions, 698 vocations religieuses, 742 guérisons attestées par des médecins et, environ, 85 000 grâces lui sont attribuées.
En 1936, le , on transfère son corps dans la chapelle Saint-Félix du grand séminaire de Valence (lycée Montplaisir depuis 1973). Le , ses parents et son frère sont reçus par le pape Pie XI, qui s'était réjoui en « qu'une fleur de plus, à peine éclose ici-bas, ait répandu, dans son entourage, un si beau parfum de piété envers l'Eucharistie, la Mère céleste, et le pape... ».
1 312 000 signatures d'enfants et d'adultes lui demandent alors de hâter la béatification de Guy.
Le dossier de l'enquête fait 1 804 pages. Le , il est envoyé à la Congrégation des rites à Rome. Pie XI meurt deux ans plus tard. La décision d'écarter la cause est connue officieusement en , dès l'ouverture du procès ordinaire, puis officiellement le [9], dix ans après la fin de l'enquête.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Fontgalland

Bonjour, j'ai fait plusieurs recherches et nul part on ne précise les raisons pour lesquelles la Cause pour béatification a été abandonnée ?
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