Bienheureuse Raphaëlle Ybarra († 1900)

Bienheureuse Raphaëlle Ybarra († 1900)
Mère de famille nombreuse à Bilbao

Rafaela (Raphaëlle) naît en 1843 à Bilbao dans une famille riche, très chrétienne. De bonne heure elle manifeste des signes de grande piété.
A 18 ans, elle se marie avec l'associé de son père, Joseph Vilallonga, qui a onze ans de plus qu'elle.
C'est un mariage d'amour même si lui est très pris par son métier : c'est en effet un grand industriel qui fera la fortune de Bilbao avec la métallurgie.
Les quinze premières années, Raphaëlle se consacre à sa vie familiale.
Elle a cinq enfants dont deux meurent en bas âge.
Quand la sœur de Raphaëlle meurt à 28 ans en 1875 laissant cinq enfants en bas âge, Raphaëlle les adopte.
Très frappée par ce deuil, elle abandonne toute vie mondaine.
Elle s'occupe aussi de ses vieux parents et soigne sa plus jeune sœur qui tombe malade et qui mourra au bout de deux ans.
A cette époque elle trouve un excellent directeur spirituel. 
Le principe de ce qu'elle appelle " sa conversion " est la lecture en 1878 de "l’Introduction à la vie dévote" de Saint François de Sales.
Elle se met à visiter les hôpitaux et c'est l'occasion de découvrir que parmi les femmes malades, beaucoup viennent de la campagne et sont isolées, souvent exploitées.
Elle aide les Filles de l'Immaculée (Sœurs fondées par sa contemporaine sainte Vincenza Lopez Vicuna) à ouvrir une Maison à Bilbao pour l'accueil des jeunes domestiques.
En 1880, elle met au monde un dernier enfant, un fils, qui tombera paralysé à l'âge de deux ans et dont elle s'occupera avec beaucoup de sollicitude.
En 1885, avec l'accord de son mari, lui aussi très religieux, elle fait des vœux privés et temporaires de pauvreté, chasteté et obéissance ainsi que celui de choisir toujours ce qu’il y a de plus parfait.
Vœux perpétuels en 1890 à la mort de son père.
A côté de cela elle poursuit son œuvre caritative; elle a différentes initiatives de caractère social qui étendent son action aux hôpitaux, aux maternités, aux prisons féminines, aux femmes sans travail ou en danger moral.
Combien, considérant sa douceur envers les nécessiteux, ne peuvent s'empêcher de l'appeler "la mère" !
Puis sa sollicitude s'étend aux petites filles pour lesquelles elle fonde le "collège des Anges Gardiens", en 1894.
C'est là son œuvre principale d'où sort l'"Institut des Saints Anges Gardiens", congrégation de religieuses pour la défense et la promotion humaine de la jeune fille. 
A la mort de son mari en 1898, elle voudrait bien y entrer car elle avait fait le vœu d'entrer en religion si les conditions familiales le permettaient, mais là-dessus sa belle-fille meurt et Raphaëlle adopte à nouveau six autres enfants !  
Atteinte d'un cancer à l'estomac, elle rassemble toute son énergie pour donner une assise définitive à son Institut, avant de mourir, en 1900.








 

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