Saint Pacôme le Grand († 346)

Saint Pacôme le Grand († 346)
Fondateur du cénobitisme chrétien

Saint Pacôme le Grand. Fondateur du cénobitisme chrétien († 346)


Pacôme de Tabennensis (parfois Pachôme), dit saint Pacôme le Grand, né en Thébaïde vers l'an 292, et mort vers 348, est généralement considéré comme le fondateur du cénobitisme chrétien, c'est-à-dire de la vie religieuse vécue en commun.

C'est un saint des églises catholique et orthodoxe fêté le 15 mai.

 

Vie

Au contraire de Paul et Antoine, Pacôme est d'origine modeste et élevé dans le paganisme.
À vingt ans, il est enrôlé de force dans les armées impériales. Quelque temps plus tard, démobilisé et sans ressource, il est recueilli par des chrétiens à Thèbes.
Le païen qu'il est est profondément touché par la charité et l'attention des chrétiens à l'égard de ceux qui souffrent.
Il se convertit au christianisme et reçoit lebaptême. Il aime réciter la prière suivante : Ô Dieu, créateur du ciel et de la terre ! Jette sur moi un regard de pitié ; délivre-moi de mes misères ; enseigne-moi le vrai moyen de me rendre agréable à tes yeux. Tout mon désir et tous mes soins seront de te servir et d'accomplir ta sainte volonté.

Naissance du cénobitisme

Il se retire dans le désert et cherche l'initiation religieuse à l'école de Palémon, un anachorète.
Encouragé par ce dernier il fonde un couvent avec trois compagnons. De nombreux candidats se présentent.
Quelques habitations et un oratoire sont construits, le tout entouré d'un mur, c'est le monastère de Tabennensis, sur une rive du Nil, entre la grande et la petite Diospolis (Thébaïde).
Il s’agit d’un monastère double, la sœur de Pacôme, Marie, fonde en effet une communauté de femmes sur la rive opposée.
Autour de Tabennensis, qui rassemble plusieurs centaines de disciples, Pacôme fonde encore six monastères.

Organisation

Pacôme est un bon organisateur. Ses moines sont groupés - une vingtaine de membres - sous la direction d'un préposé, assisté d'un second. Ils habitent sous le même toit, exercent le même travail (tailleur, tanneur, scribe, agriculteur, etc.), obéissent au préposé et observent un ordre du jour commun. Chaque groupe a son pavillon.

Première règle cénobitique

Selon la tradition, il reçoit directement d'un ange une règle monastique. Cela ne l'empêche pas de la modifier suivant les circonstances et les besoins. Mais les grands traits de la vie religieuse cénobitique s'y trouvent déjà :
  • l'admission des recrues est précédée d'un examen (Pacôme s'en chargeait lui-même) ;
  • un temps d'essai est prescrit durant lequel le candidat apprend à lire et écrire (noviciat) ;
  • l'habit est uniforme, c'est celui des gens simples du pays ;
  • toute possession est mise en commun ;
  • aucun moine ne pouvait être prêtre, et si le candidat l'est déjà il sera traité comme les autres ;
  • les repas sont pris en commun, avec jours de jeûne prescrits ;
  • oraison commune, matin et soir. Le service divin (Opus Dei) en commun les dimanches et jours de fête ;
  • obéissance stricte aux préposés de groupe ainsi qu'aux supérieurs du couvent, Pacôme gardant l'autorité suprême.
Cette réalisation exemplaire de vie communautaire contrastait avec l'aspect charismatique et désordonné des anachorètes.
Elle eut un grand retentissement en Orient comme en Occident.
Au Ve siècle, Jérôme traduisit la règle de Pacôme en latin.

Parmi les grands fondateurs

Comme saint Antoine est tenu pour l'instituteur de la vie monastique et érémitique, saint Pacôme est le patriarche des cénobites.
C'est du moins la perspective latine.
Pour les Grecs, le fondateur du monachisme érémitique est saint Chariton, dont le système des laures a été refondé par saint Sabas, tandis que le fondateur du cénobitisme est saint Théodose le Cénobiarque.
En savoir plus :








 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire