Saint Théliau († 560)

Saint Théliau († 560)
évêque gallois de Llandaff 

Saint Théliau, évêque gallois de Llandaff († 560)



Saint Théleau, dont le nom s'écrit aussi Thélo, Teilo (en anglais), Teliaw (en gallois), Telo (en breton), Thélio, Télio, Théliau, Téliau ou Télyo, fait partie des saints bretons plus ou moins mythiques dont la sainteté n'est pas reconnue officiellement par l'église catholique romaine.

Certains voient en saint Théleau, comme en saint Edern, le dieu celte Cernunnos christianisé.


Hagiographie
Image illustrative de l'article Saint Théleau
 Statue du saint à la base du calvaire de la chapelle éponyme de Plogonnec


Théleau est né dans le pays de Galles.

Son père s'appelle Ensic et sa mère s'appelle Guenhaff.

Théleau vient au monde vers l'année 485 (dans la partie méridionale de la Grande-Bretagne, près de la ville de Monmouth).

Comme la peste désolait son pays, il se réfugia auprès de saint Samson, à Dol.

Il devient si proche de saint Samson que celui-ci lui confie la gestion de son monastère de Dol-de-Bretagne pendant ses absences fréquentes et prolongées.

Il serait resté 7 ans en Bretagne.

De retour en Cambrie, il fonde le monastère de Llandeilo-Fawr dans le Dyfed et aurait occupé le siège épiscopal de Llandaf, succédant à saint Dubrice.

Il est mort vers 560 dans son monastère de Llandeilo.

Deux « vies » de Saint Théleau nous sont parvenues. Une écrite en latin au XIIe siècle, c'est le livre de Llandaf, l'un des quatre principaux évêchés du pays de Galles, actuellement dans la banlieue de Cardiff, et une autre écrite en français au début du XIVe siècle et traduite du latin.

Au Pays de Galles, à la fin du XIXe siècle, son crâne était toujours utilisé comme calice pour boire l'eau à la fontaine qui lui était consacrée dans des rites de guérison.

 

Saint Théleau est-il Cernunnos christianisé ?

Article détaillé : Cernunnos.

Certains voient dans l’association deux saints bretons semi-légendaires, saint Edern et saint Théleau, tous deux traditionnellement représentés comme chevauchant un cerf, un héritage de la religion celte qui tenait la bête en grande vénération. La chute annuelle des bois suivie de repousse passait aux yeux des anciens pour être symbole de mort et de résurrection. Le cerf, on le sait était associé au culte rendu du dieu Cernunnos.

 

Ses traces en Bretagne

 
Locronan : la croix de Saint-Théleau
(située sur le parcours de la Grande Troménie)


Saint Théleau a surtout laissé des traces au Pays de Galles où 25 lieux portent son nom, mais huit en Bretagne également.

Théleau n'a apparemment jamais vécu en Basse-Bretagne ; il y est toutefois vénéré.

À sa mort, le corps de saint Théleau se serait multiplié par trois, contentant ainsi les trois paroisses cambriennes qui l'avaient vu vivre : Penalun, Llandeilo Fawr et Llan Dâw.

On ignore comment certaines de ces reliques sont parvenues à Landeleau en Bretagne.

 

En Finistère

Dans le Finistère, deux églises, celles de Leuhan et de Landeleau (une fontaine Saint-Théleau existe aussi dans cette commune), et une chapelle à Plogonnec lui sont dédiées.
  • À Landeleau, le jour de la Pentecôte, on célèbre la fête du saint patron par une sorte de troménie. C’est une longue procession, dite « tro ar relegoù » , le « tour des reliques », qui part de l’église paroissiale pour rejoindre la chapelle Saint-Laurent puis revient par un chemin en partie différent. La troménie de Landeleau en 1905 a été décrite par le chanoine Peyron, selon ce texte, « le dimanche qui précède la Pentecôte, au sortir de la messe célébrée à la chapelle N.-D. de Lannach, le bedeau monte sur le talus du placître et met en adjudication l'honneur de porter les reliques du saint au jour de la grande procession; comme il y a deux porteurs, ils s'entendent naturellement sur le prix maximum de leur enchère qui, cette année, est montée à 125 F. Les porteurs se choisissent alors deux gardes du corps qui, armés de baguettes blanches dont nous verrons tout à l'heure l'utilité, se tiendront constamment de chaque côté des reliques pendant la procession ». La procession était suivie par plus de 2000 hommes, beaucoup venant des paroisses voisines. La cérémonie commencée à 5 heures du matin se terminait vers 17 heures.

 
Abbaye Notre-Dame de Daoulas : statue de saint Thélo (XIIIe siècle)


Le saint est toujours représenté chevauchant un cerf (comme saint Edern).

La légende rapporte qu’un seigneur de Châteaugal offrit à l’ermite le territoire qu’il pourrait enclore en une nuit, avant le chant du coq ; le saint se servit d’un cerf comme monture.

L’étonnant dans cette légende, c’est que le saint n’a sans doute jamais mis les pieds dans cette paroisse du Poher.

Pourtant la troménie fait halte au chêne de Châteaugal qui servit, selon la légende, de refuge au saint lorsqu'il fut attaqué par les chiens du seigneur du lieu (transposition là encore d'une chasse au cerf ?).
  • À Leuhan, l'église paroissiale Saint-Théleau date du XIVe siècle.
  • À Locronan, le parcours de la Grande Troménie passe par la croix de Saint-Théleau.
  • À Plogonnec, la chapelle Saint-Théleau est sans doute la plus belle chapelle de la paroisse. Le clocher a été foudroyé en 1976 et reconstruit dans les années suivantes. Le grand pardon a lieu le dimanche après la Saint-Jean. Les archives indiquent qu’il y avait autrefois des concours de lutteurs. Les sonneurs étaient payés 8 livres (environ 100 euros). La chapelle et le calvaire rappellent le souvenir de saint Théleau qui y est représenté sur un cerf, symbole d’éternité.
  • À l'abbaye Notre-Dame de Daoulas : statue de saint Thélo du XIIIe siècle en bois polychrome

Leuhan : l'église paroissiale Saint-Théleau et le calvaire

Dans les autres départements

Dans les Côtes-d'Armor :
  • À Saint-Thélo.
  • À Plédéliac (qui s’appelait « Pludeliau » au XIIIe siècle).
Dans le Morbihan :
  • À Landaul, l'église Saint-Théleau remplace celle dédiée à Marie-Madeleine en 1903.
  • À Montertelot, saint Théleau est vénéré pour avoir vaincu un dragon.
Source :


Saint Théliau, évêque gallois de Llandaff († 560)


Son nom peut être orthographié Teilio, Teilus (en latin), Thelian, Teilan, Teilou, Dillo, Dillon, Elidius ou Eliud.

Sa vie fut tout d’abord écrite par Geoffrey de Llandaff, mais c’était au 12è siècle.

Élève de Dyfrig, Eliud, passé à la postérité sous le nom de Teilo (ou Deilo), appartient à une noble famille du pays de Galles, remplace pendant sept ans saint Samson à la tête de l’évêché de Dol alors que celui-ci se rend auprès du roi Childebert Ier.

C’est peut-être à ce titre qu’il a laissé son nom à Plédéliac, Saint-Thélo (Côtes d’Armor) et à Montertélot (Morbihan).

Puis il retourne au Pays de Galles, où il est évêque de Llandaff, près de Cardiff, dans le comté de South Glamorgan.

Il fuit l’épidémie de peste et s’installe à Landelau, en Finistère.

Patron des cavaliers, saint Théleau traça les limites de sa paroisse à cheval sur son cerf.

L’église de Landelau conserve un cercueil de pierre en forme d’auge qui aurait été son lit, sa couche mortuaire et son tombeau.

D’après une tradition, il aurait passé quelques années en Bretagne, puis il rentre et meurt, vers 570, au Pays de Galles où il fait également l’objet d’un culte important.

Aux environs de Locronan, une chapelle Saint-Théleau (Saint Thélo, aux env. de Loudéac, dans les Côtes d’Armor) lui est également dédiée en Plogonnec.

Le monastère de saint Teilo était à Llandeilo Fawr.

Une tradition probablement fondée l’associe à saint David.

Plus encore qu’à Llandaff dont il fut évêque, c’est dans la petite église isolée de Llandeilo Gresynni, près de Llannarth dans le Monmouthshire, que nous trouvons la source principale de sa tradition.

L’église marque en effet l’endroit où les Gallois affrontèrent les Anglais sur le champ de bataille ; là, le saint se mit en prière pour que ses compatriotes remportent la victoire sur les païens.

Trois lieux différents revendiquent ses reliques : Llandeilo Fawr, Carmarthenshire (où il est mort), Penally, près de Tenby, Pembrokeshire (où il est né) et Llandaff (où il est évêque).

Sa tombe est maintenant supposée être dans la cathédrale de Llandaff.

 
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