Saint Willibrord († 739)

Saint Willibrord († 739)
Évêque d'Utrecht

Saint Willibrord, Evêque d'Utrecht († 739)



Saint Willibrord, premier évêque d'Utrecht, apôtre des Pays-Bas et patron du Grand-Duché de Luxembourg, est né vers 657 dans le royaume de Northumbrie, est mort en 739 et repose à l'abbaye d'Echternach qu'il avait fondée.

Il est fêté le 7 novembre.

Willibrord figure sur le Canon historique des Pays-Bas, liste officielle de 50 thèmes résumant l'histoire des Pays-Bas.
Il reçoit une éducation chrétienne dans l'abbaye de Rippon dirigée par saint Wilfrid.
Il devient moine, puis prêtre et se rend en Irlande pour parfaire son éducation monastique et intellectuelle.
En 690, il est envoyé en Frise, territoire récemment acquis par les Francs mérovingiens, pour y travailler à l'évangélisation de la population.
Willibrord est à l'origine de l'histoire de Gravelines (laquelle ne commence réellement qu'en 800 après l'assèchement du Blootland).
Une chapelle placée sous le patronage du saint y est construite.
L'actuelle église dédiée à saint Willibrord fut édifiée en 1598 puis reconstruite au XIXe siècle.
Willibrord est connu à Gravelines comme évêque anglo-saxon venu évangéliser la Flandre.
Willibrord se rend à Rome pour recevoir la bénédiction papale puis parcourt un vaste territoire correspondant à la moitié la plus maritime des Pays-Bas actuels.
Lors d'un second voyage à Rome, il est sacré évêque missionnaire, et il décide de fixer à Utrecht son siège épiscopal.
Il parcourt également la Frise orientale et parvient jusqu'au territoire des Danois.
Au Danemark, il ne réussit à convertir que trente enfants qu'il est obligé de ramener avec lui pour leur épargner un martyre certain.
Il était l'ami de saint Lambert de Maastricht et les deux saints évêques se rencontraient périodiquement.
Son crâne est exposé dans une église d'Aix-la-Chapelle.

 

Patronage

Willibrord est le saint patron des Pays-Bas, des Frisons et des enfants épileptiques.

 

Représentation

Saint Willibrord est représenté habituellement en évêque, avec les attributs de sa condition, mais parfois aussi en abbé.
Souvent associé à Boniface de Mayence, il s'en distingue parce qu'il est représenté imberbe.


Il est né en Grande-Bretagne en 658, dans le Northumberland.
Dès l’âge de 7 ans, ses parents le mirent à l’école du monastère de Rippon où il fut l’élève de saint Wilfried.
Il y devint moine et à 20 ans fut envoyé en Irlande dans un monastère dirigé par saint Egbert qui espérait évangéliser les Frisons occupant le nord des Pays–Bas actuels.
En 689, il choisit douze moines courageux dont Willibrord, qui avait été ordonné prêtre.
Quand ils arrivèrent en Frise (région de l’Allemagne), c’était la guerre. Et l’ennemi de Radbod, chef des frisons, était Pépin de Herstal.
Vainqueur, celui-ci s’empara d’une bonne partie du pays dont Utrecht (Pays–Bas).
Pépin réserva un excellent accueil aux moines évangélisateurs et en 696 Willibrord fut sacré évêque d’Utrecht.
Puis il lança une nouvelle campagne d’évangélisation chez les Frisons qui étaient restés sous l’autorité de Radbod.
Un jour, il rappela à la vie un jeune homme qui avait été sacrifié en l’honneur des dieux païens ; ce qui impressionna les Frisons qui se convertirent en masse.
Puis, ce fut le tour des Danois de recevoir la visite du vaillant apôtre. Il parcourut la Flandre, la Campine, la Hollande, la Zeelande, le Brabant, les bords du Rhin et de la Moselle, la Thuringe…
En 698, il fonda le monastère d’Echternach, dans l’actuel duché du Luxembourg.
Il baptisa Pépin le Bref, fils de Charles Martel et père de Charlemagne.
Willibrord était un homme juste, plein de douceur et prudent dans ses conseils.
Il n’y avait que pour l’évangélisation qu’il était de feu.
Il mourut le 7 novembre 739 à Echternach où il fut inhumé.
Ses reliques se trouvent encore dans cette ville où en son honneur s’y déroule chaque mardi de Pentecôte, depuis le 14ème siècle, une curieuse procession dansante où l’on fait trois pas en avant et deux en arrière.
Il est invoqué pour guérir de l’épilepsie.
La fin de la vie de St Willibrord est moins connue.
Avant de mourir à l’âge très exceptionnel pour l’époque de 81 ans, il avait réglé ses affaires en répartissant son immense patrimoine foncier.
Au moment de fêter son 70e anniversaire, il avait inscrit en marge de son calendrier les principales étapes de sa vie missionnaire pour conclure par la formule «in dei nomine feliciter» où se lit toute sa confiance reconnaissante en Dieu.
Il mourut le 7 novembre 739 à l’abbaye d’Echternach où il fut enterré selon son désir.
Assez tôt après sa mort, son tombeau fut fréquenté par des pèlerins de plus en plus nombreux, de sorte que la petite église mérovingienne dut être remplacée vers l’année 800 par une église à trois nefs d’une longueur de plus de 60 mètres.
Les biographies rédigées par Alcuin vers la même époque et par l’abbé Thiofrid trois siècles plus tard répandirent par leurs légendes et leurs récits de miracles nombreux la renommée du saint dans les églises et les monastères de l’Europe cisalpine.
Les fontaines dites de Saint Willibrord qui jalonnent la route du missionnaire et témoignent de son activité baptismale furent l’objet de la vénération du peuple chrétien qui cherchait la guérison de certaines maladies nerveuses constatées en particulier chez les enfants.
Un grand nombre d’églises, surtout dans les paroisses belges, néerlandaises ou rhénanes dépendant autrefois de l’abbaye d’Echternach conservent le patronage du saint.
Leur attachement s’exprime par des pèlerinages faits à Echternach sur la tombe du saint et surtout lors de la Procession dansante, phénomène religieux extraordinaire dont l’origine assez mystérieuse remonte très loin dans le temps et qui a survécu jusqu’à notre époque.
Elle se célèbre chaque année avec ferveur le Mardi de la Pentecôte et attire des milliers de participants et autant de spectateurs pour honorer la mémoire de ce saint d’envergure européenne qu’on appelle souvent l’Apôtre du BENELUX.










 

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