Saint Omer

Saint Omer
Évêque de Thérouanne

Saint Omer, Evêque de Thérouanne




Audomar (Audomarus), connu plus tard sous le nom de saint Omer, vécut de 600 à 670.

Il fut nommé évêque de Thérouanne par le roi Dagobert Ier et fonda l'abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer (Pas-de-Calais). C'est lui qui consacra prêtre Saint Wandrille.

C'est un saint chrétien fêté le 9 septembre.

Saint Omer, Evêque de Thérouanne
Saint Omer et le roi Dagobert


Audomar est né à Orval, près de Coutances, aux environs de l'an 600. 

Audomar connaissait la langue et coutumes des Saxons établis en Normandie depuis le VIe siècle. Avec son père, devenu veuf, il partit pour le monastère de Luxeuil qui avait été fondé au VIe siècle par Saint Colomban.

Le roi Dagobert Ier le nomma évêque de Thérouanne (actuellement dans le département du Pas de Calais). Audomar avait pour mission de résider dans son diocèse, de célébrer les grandes fêtes pastorales et de prêcher auprès des populations. Les morins, dont les Vandales et Suèves ont envahi la région au Ve siècle, étaient revenus au paganisme malgré l'évangélisation du IVe siècle menée par Vitrice de Rouen et les régions côtières étaient devenues saxonnes. C'est près de Thérouanne qu'Audomar fonda un monastère où s'édifia la ville de Saint-Omer.

Dans la région de l'embouchure de l'Aa, Audomar fut hébergé par un riche propriétaire du nom de Adrowald, qu'il convertit au christianisme.

En 651, Adrowald donna à Audomar plusieurs domaines sur l'Aa, dont l'île de Sithiu, comprenant une douzaine de villages. Audomar y fonda une église dédiée à la Vierge qui deviendra l'église Notre-Dame.

Ayant l'accord du roi, Audomar obtint l'aide de trois moines bénédictins :
- Mommelin, ayant des connaissances linguistiques, fut abbé de Sithiu jusqu'en 660, avant de rejoindre Noyon ;
- Bertin, qui succéda à Mommelin à l'abbaye de Sithiu, fonda une église dédiée à saint Pierre à l'est de Notre-Dame. Elle deviendra l'abbaye Saint-Bertin ;
- Ebertram.
En 662, Audomar fit promulguer une charte octroyant des privilèges à Sithiu.

Audomar mourut aveugle le 1er novembre 670 à Wavrans-sur-l'Aa.

Selon ses voeux, Bertin fit transporter son corps dans l'église Notre-Dame de Sithiu. Il est fêté le 9 septembre.
Saint Omer, Evêque de Thérouanne


Une Vie de saint Omer (Vitae Sancti Audomari), aujourd'hui disparue, a été rédigée au début du IXe siècle d'après la tradition orale, par une clerc de la région. Une seconde version a été écrite à Corbie et se trouve actuellement à Saint-Petersbourg en Russie. Une troisième version écrite au Xe siècle se situe dans la bibliothèque royale de Belgique. Une version datant du XIe siècle (manuscrit 698) est conservée à Saint-omer. Elle a fait l'objet de plusieurs ajouts successifs. On retrouve aussi la Vita Audomari dans une version en langue vernaculaire, du XVe siècle conservée à Lille (manuscrit 795). La bibliothèque de Saint-Omer conserve quatre psautiers qui reprennent l'office de saint Omer (manuscrits 232, 270, 355, 837).

 

Patronage

  • Omer est invoqué pour les troubles de la vue. L'origine de cette vénération n'est pas certaine, il aurait d'après la tradition orale, perdu la vue à la fin de sa vie.
  • Localement, dans la Manche, à Orval, il est invoqué pour remédier aux troubles intestinaux.


Le miracle du jeune clerc écervelé :

Saint Omer, Evêque de Thérouanne

Omer, en voyage à Boulogne-sur-Mer, a interdit à son jeune clerc qui le sert, de sortir de la ville. Mais, ce dernier désobéit.
En promenade sur les bords de la Liane, il monte dans une barque. Emporté par le vent, la barque s'éloigne au large dans la Manche en direction de la Grande-Bretagne. Soudain, le vent change de direction et ramène le jeune clerc vers la côte. Ayant regagné la terre ferme, le clerc se précipite aux pieds d'Omer qui se reposait, et implore son pardon, attribuant sa vie sauve à Omer. Omer lui interdit de parler de cet évènement tant qu'il sera en vie par humilité.
D'autres miracles
- Un jour, pour prendre quelques instant de repos lors d'un voyage, il s'allonge sous un arbre près d'une villa qui s'appelle aujourd'hui Journy. Réveillé, Omer sculpte une croix de bois et la fixe sur l'arbre sous lequel il s'était reposé. La nuit suivante, à cet endroit, apparut une grande lumière. Tous les habitants des alentours, voyant ce miracle disent : Ce lieu brille maintenant de cette lumière, parce que le bienheureux Omer l'a béni et consacré. Beaucoup de malades recouvrent la santé en ce lieu
En visite chez le seigneur de Quernes qui lui présente son fils malade, Omer fait jaillir une source en plantant son bâton dans le sol. Cette eau miraculeuse guérit l'enfant qui est baptisé. Sur la gravure, la puissance de Dieu est symbolisée par la main qui descend du ciel.
Dans le village d'Alveringhem, Omer réalise un autre miracle. Il baptise et rend la vue à un jeune enfant aveugle.
Les miracles après sa mort
- Dans l'église Sainte-Marie de Sithiu, une lampe apparaît et luit miraculeusement au-dessus du tombeau d'Omer. Sur la gravure, un estropié et un aveugle attendent leur guérison. Bientôt les pèlerins vont affluer.
- Un fourbe à qui on a prêté de l'argent prétend n'avoir rien reçu et jure sur les mérites d'Omer. Trois plus tard, parvenu à proximité du tombeau d'Omer, il s'effondre et meurt sous le regard du prêteur.
- Un prisonnier enchaîné, entraîné par deux hommes qui le pressent, se retrouve miraculeusement délivré de ses chaînes qu'il dépose sur le tombeau de saint Omer.
- Une jeune fille, tombée au fond du puits de l'église Sainte-Marie, en est retirée saine et sauve et non mouillée.
- De nombreux malades sont guéris en visitant le tombeau.








 

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