Sainte Ode d'Amay ou Chrodoara († 634)

Sainte Ode d'Amay ou Chrodoara († 634)
 
Sainte Ode d'Amay ou Chrodoara († 634)


Sancta Chrodoara est le nom porté sur un sarcophage retrouvé en 1977 dans les fondations de l'Église Saint-Georges et Sainte-Ode d'Amay

Chrodoara est généralement identifiée comme sainte Ode, ainsi nommée à partir du XIe siècle.

 

Éléments biographiques

Analyse du sarcophage d'Amay

Le mot "sancta" lisible sur le sarcophage fait plus allusion à la ferveur religieuse qu'à la sainteté - d'ailleurs non attestée jusqu'ici.
L'inscription latérale (en tête) fait éclairci un peu ce point : "Chrodoara, noble, grande et illustre, de ses propres biens enrichit les sanctuaires".
Le bâton que tient l'effigie de Chrodoara est clairement le symbole d'un pouvoir abbatial.

Le testament d'Adalgisel Grimo

En 634, un certain Adalgisel Grimo, diacre de Verdun, probablement oncle de Adalgisel, indique dans son testament que des vignes dont il possède l'usufruit doivent revenir à sa mort à sa tante enterrée sous la collégiale saint Georges à Amay.
Les historiens identifient cette tante avec Chrodoara et sainte Ode.
Cela situe le décès de Chrodoara avant 634.

Traditions

La tradition retient que Chrodoara aurait épousé le duc d'Aquitaine.
Devenue veuve en 688, elle aurait quitté la région pour s'installer à Amay où elle aurait consacré son temps et sa fortune à l'église et à la charité.
Elle fut enterrée sous l'église d'Amay.
Vingt ans plus tard, Hubert de Liègeévêque de Liège, aurait procédé à l'ouverture de sa sépulture auprès duquel de nombreux miracles s'étaient accomplis.
Une "odeur suave" se serait échappée de la tombe.
En 1235, les reliques furent transférées dans une châsse qui se trouve toujours dans l'église d'Amay.
Le sarcophage, exceptionnel, est resté, vide, sous l'église et fut dégagé en 1977.

Le sarcophage

En 1979, un sarcophage mérovingien a été dégagé de dessous l'autel de l'église. Il s'est avéré être celui de Chrodoara, vénérée sous le nom de sainte Ode à partir du XIe siècle.
Le sarcophage est présenté plus longuement dans l'article consacré à Chrodoara, en tant que source essentielle pour établir sa biographie.

La châsse


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Chef d’œuvre d'orfèvrerie mosane, cette châsse en or, cuivre doré, argent, émail et cabochons fut réalisée entre 1240 et 1250 par un orfèvre inconnu.
Sur les pignons figurent, d'un côté, une statue de sainte Ode et de l'autre, une statue de Saint Georges toutes deux en argent repoussé.
Sur les flans, entre les colonnes se trouvent douze statues (en argent repoussé), vraisemblablement douze apôtres.
Les bâtières sont divisées de chaque côté en 3 cadres dans chacun desquels ont trouve des représentations d'un évènement marquant de la vie des deux saints.
La châsse contient les ossements d'une femme, supposée être sainte Ode, et une boite contenant les restes d'une canne en bois - peut-être celle représentée sur le sarcophage.
Deux tissus espagnols du XIIe siècle que contenait la châsse sont aujourd'hui exposés dans le trésor de la cathédrale de Liège.
La châsse n'est visible que lors des journées du patrimoine.
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