Bienheureux Théodore Romzsa

Bienheureux Théodore Romzsa


Bienheureux Théodore Romzsa


Teodor (Théodore) Georges Rhomzha naquit dans une humble famille le 14 avril 1911 à Velykyj Bychkiv dans la Transcarpathie au Sud-Ouest de l'Ukraine.
Enfant joyeux et étudiant très populaire, il étonne tout le monde en annonçant son intention de devenir prêtre.
Il part à Rome en 1930 pour se former au "Russicum", collège pontifical créé à la demande de Pie XI, dans le but de se préparer à un travail missionnaire dans la Russie soviétique.
Il fréquente aussi l'Université grégorienne.
Ordonné prêtre le 25 décembre 1936, il obtient une licence l'année suivante.
De retour dans son pays, il est nommé au printemps de 1938 curé de Berezovo dans la région de Chust, prêtre pauvre parmi les pauvres.
En mars 1939, après l'occupation des Carpates par les Hongrois alliés aux allemands, le Père Romzha est nommé directeur spirituel et professeur de philosophie au séminaire d'Oujgorod (Uzhorod).
Il est ensuite nommé administrateur apostolique de Mukachevo et le 24 septembre 1944 il est ordonné évêque de cette éparchie (ou diocèse).
Après avoir subi la main de fer des Nazis de 1941 à 1944, on s'attend d'un moment à l'autre à l'occupation russe, ce qui advient.
En 1946, Staline supprime d'autorité l'Église uniate (catholique) et la rattache aux orthodoxes.
L'évêque refuse de renier l'union avec le Saint-Siège, et se fait l'infatigable défenseur des droits de l'Église catholique.
Il s'oppose aux expulsions de prêtres et à la confiscation des biens du clergé, ce que les Rouges réalisent quand même par la force.
Finalement les Soviétiques lui proposent un marché : Ils cesseront leurs persécutions s'il entraîne ses fidèles à rejeter le Vatican pour se rallier au Patriarcat orthodoxe de Moscou.
Il refuse de céder à leurs intimidations et encourage au contraire prêtres et fidèles à rester fidèles à Rome.
Son exemple contribue au maintien de la foi dans son diocèse et fait de lui un symbole de la résistance.
Étant donné qu'il est difficile de trouver une raison même fictive à son arrestation, son assassinat est alors projeté.
A l'occasion d'une visite pastorale, il est renversé volontairement dans un accident d'automobile. Grièvement blessé, il est transporté à l'hôpital de Mukacevo.
L'Évêque convalescent est empoisonné par le général de la police d'État et ses agents spéciaux et meurt le 1er novembre 1947. Il savait que sa confession de la foi lui coûterait la vie.











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire