Saint Palais de Saintes (6ème s)

Saint Palais de Saintes (6ème s)

Saint Palais de Saintes (6ème s.)


Saint Pallais de Saintes ou Pallade (en latin Palladius) est mort après 596.

C'est un saint de l'Église catholique, fêté le 7 octobre.

Élevé à la dignité épiscopale en 573, il est le neuvième évêque de Saintes, la capitale historique de l'ancienne province de Saintonge.

Il s'emploie à développer le culte des saints et en particulier celui d'Eutrope, évangélisateur et premier évêque de Saintes.

Il est à l'origine de la redécouverte de sa sépulture qu'il honore d'une basilique.

Plusieurs sanctuaires sont construits ou restaurés sous son épiscopat : ainsi de la cathédrale, de la première basilique Saint-Eutrope ou de la basilique Saint-Martin, dont il ne subsiste aucun vestige.

Pallais assista aux conciles de Paris en 573, et de Mâcon, en 585.

La date exacte du décès de Pallais demeure inconnue, mais semble être intervenue entre 596 et 600.

Il compte parmi les saints de l'église catholique et de l'église orthodoxe. 

Son tombeau est dans une basilique funéraire, ancêtre de l'église Saint-Pallais qui perpétue son souvenir à Saintes.
Saint Palais (ou Pallade), d'une famille illustre, succéda à Didyme sur le siège de Saintes, vers l'an 573.
Il fit éclater sa piété dans le soin qu'il prit d'orner les églises, et d'en bâtir de nouvelles.
Il avait une grande dévotion pour S. Eutrope, premier évêque de Saintes, et il fit la translation de ses reliques, ainsi que de celles de l'abbé S. Martin.
Il assista aux conciles qui se tinrent à Paris et à Maçon, l'un en 573 et l'autre en 585.
Mais l'éclat de ses vertus fut terni par des actions dignes de reproche.
Un aventurier nommé Gonclebaud, qui se disait fils de Clotaire I, mit plusieurs provinces dans ses intérêts.
Il gagna même Mommol, général du roi Contran.
Etant à Bordeaux, il voulut faire sacrer Faustin évêque d'Acqs, dans la troisième Aquitaine.
Pallade fit la cérémonie de ce sacre à la place de Bertrand de Bordeaux, qui l'en avait prié.
Une telle conduite ne pouvait manquer de lui attirer l'indignation du roi Contran.
Ce prince l'ayant vu officiera Orléans, voulait sortir de l'église; mais les autres évêques qui étaient dans cette ville le prièrent de ne pas faire cet affront à l'épiscopat.
Contran s'adoucit, et reçut même Pallade à sa table. Mais il lui fit sentir le mécontentement qu'il avait eu de sa conduite.
L'évêque de Saintes et celui de Bordeaux, qui jusque- là avaient été amis, s'oublièrent en présence même du roi, et eurent une dispute fort vive.
Les deux prélats promirent de se représenter devant le concile de Macon, qui se tint peu de temps après.
Dans cette assemblée on déposa Faustin, qui avait été sacré évêque d'Acqs, et il fut décidé que Bertrand de Bordeaux, Pallade de Saintes, et Oreste de Bazas, qui avaient concouru ou consenti à son ordination, le nourriraient tour à tour et fourniraient à son entretien.
Quelque temps après, Pallade fut encore accusé de favoriser les desseins de Frédégonde contre Contran.
Mais c'était une calomnie. L'évêque de Saintes n'avait point reçu les députés de Frédégonde, comme ses ennemis le publiaient.
Il était en retraite dans une île voisine, pour se préparer à célébrer la fête de Pâques.
Antestius, gouverneur d'Angers, qui s'était rendu à Saintes, profita de cette occasion pour mortifier l'évêque, qu'il n'aimait pas.
Il pilla sa maison, et ne voulut le laisser rentrer dans sa ville qu'à condition qu'il lui vendrait une terre qu'il avait en Berry.
Pallade passa le reste de sa vie dans l'exercice de ses fonctions ; et l'on ne peut douter qu'il n'ait effacé par la pénitence les fautes qu'il pouvait avoir commises, puisque l'Église l'a mis au nombre des saints.
Le pape S. Grégoire le Grand lui écrivit pour lui recommander S. Augustin et les autres missionnaires qu'il envoyait en Angleterre.
Il lui écrivit encore en lui envoyant des reliques de S. Pierre et de S. Paul, qu'il avait demandées pour enrichir l'église qu'il avait fait bâtir à Saintes en l'honneur de ces saints apôtres, de S. Laurent et de S. Pancrace.
Il mourut à la fin du sixième siècle.
Il est nommé en ce jour dans le Martyrologe de France.
SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.










 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire